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Des médecins de Kinshasa menacent de déclencher une grève sèche ce mercredi
Des médecins du secteur public de la ville de Kinshasa menacent de déclencher une grève sèche ce mercredi 13 juillet dans tous les hôpitaux de l’Etat. C’est ce qui ressort de l’assemblée générale extraordinaire tenue le dimanche dernier par les différentes sections du Syndicat national des médecins de la ville de Kinshasa (Synamed).
Selon Dr Patrick Boloko, secrétaire exécutif du Synamed/ Kinshasa, cette grève sera radicalisée avec une polarisation sur les urgences. Ce qui signifie que seuls les malades affectés aux urgences seront soignés dans les hôpitaux et centres médicaux publics affiliés à ce syndicat.
Tout en déplorant ce qu’il qualifie d’inaction du Gouvernement au regard de l’expiration du délai de la grève avec le service minimum, le Synamed ville de Kinshasa recommande au bureau national de ce syndicat de rester en phase avec la base.
Si pour le Synamed la radicalisation de la grève est pour le mercredi prochain, le Syndicat libre des médecins (Sylimed), lui, a radicalisé la grève hier lundi. C’est ce qu’a affirmé à la presse son secrétaire général André Kasongo.
« Le Sylimed a le regret d’apprendre au cours du rapport du conseil des ministres que le banc syndical a pris langue avec le gouvernement en signant un accord. Aucun accord n’a été actuellement signé, ni un dialogue déclenché coté gouvernement avec le Sylimed. Le Sylimed informe le gouvernement qu’il ne va fléchir jusqu’à la mécanisation des médecins et jusqu’au respect strict des accords signés précédemment« , a-t-il déclaré. Au niveau du gouvernement, on justifie la non-exécution de certains engagements pris dans l’accord avec le banc syndical par la pression subie par l’enveloppe salariale au troisième trimestre de l’année en cours, notamment avec l’augmentation des fonctionnaires, des policiers et des militaires au front.
Le ministre de la Santé a, au cours du dernier conseil des ministres, réaffirmé l’engagement du gouvernement d’aligner tous les 1.674 médecins restants au quatrième trimestre, au même moment que 3.000 infirmiers et 6.000 pro-santé, administratifs et autres catégories souvent marginalisées, à l’instar des médecins vétérinaire.
Des syndicats des médecins de la ville de Kinshasa avaient lancé un mouvement de grève avec service minimum qui expire ce mardi 12 juillet. Dans leurs revendications, figurent notamment l’amélioration de leur traitement salarial et la mécanisation de nouvelles unités. Orly-Darel NGIAMBUKULU