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Des experts de l’OMS/CDC-Afrique et de la Commission de l’UA saluent les progrès de la RDC
Des experts de la Mission conjointe du Comité consultatif régional d’experts (OMS/CDC Afrique/Commission de l’UA) sur les médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle, proposés pour le coronavirus en RDC, ont restitué le jeudi 31 mars à Kinshasa, devant les parties prenantes, les résultats de leur mission. Ce, au terme d’une visite de 11 jours effectuée des experts du 21 au 31 mars courant à Kinshasa.
Selon le rapport des experts, les données de sécurité recueillies et les études observationnelles en cours dans le pays peuvent contribuer à la documentation des plans de gestion des risques liés aux produits. Selon eux, la RDC a fait montre d’un engagement politique de haut niveau dans la promotion et le développement de la médecine traditionnelle. Aussi, se sont-ils félicités, car cette appropriation favorise la recherche d’agents thérapeutiques basés sur la médecine traditionnelle contre la COVID-19 et d’autres maladies prioritaires.
Le chef de cette mission, également pharmacien et coordonnateur de l’équipe chargée de l’approvisionnement en médicaments et infrastructures sanitaires au Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, Jean-Baptiste Nikiema a fait savoir que, c’est un plaisir pour l’équipe de l’organisation mondiale de la santé et Africa CDC et la commission de l’Union africaine et du comité régional d’experts sur la mission thérapeutique anti covid d’être en RDC pendant deux semaines pour évaluer les progrès et voir les difficultés rencontrées dans le développement des produits et faire des propositions sur comment aller plus loin à la recherche et le développement.
« Nous sommes arrivés en RDC depuis la semaine dernière. Nous avons rencontré des chercheurs, visité les sites de recherche, de production des médicaments et c’est l’économie de tout cela que nous avons présenté aujourd’hui. Parce que, quelque part, les tradipraticiens ne voient pas le bénéfice de la recherche. Pour cette raison nous avons fait des recommandations pour qu’il y ait des négociations entre les deux jurys impliquant les chercheurs, les tradi-praticiens, pour voir comment les bénéficiaires de la recherche peuvent être ressortis à tous ceux qui ont contribué à apporter le savoir, la recherche et à faire la production pour que de façon sereine qu’il y ait une amplification de la recherche praticienne au Congo », a-t-il fait savoir.
Puis, il a ajouté que : » pour être sûr que nous allons arriver là où nous voulons aller, nous allons proposer une feuille de route et un comité interministériel avec l’accompagnement de l’OMS pour suivre pas à pas le progrès dans la mise en œuvre des recommandations que nous avons proposées.
Par ailleurs, les experts ont appelé les autorités nationales à accélérer l’opérationnalisation de l’Autorité nationale de réglementation (Agence congolaise de règlementation pharmaceutique ACOREP) en vue de soutenir l’industrie locale vers l’excellence de la fabrication.
D’après les mêmes, le pays doit également, développer un cadre juridique pour la protection des droits de propriété intellectuelle et des connaissances médicales traditionnelles. Un effort soutenu doit être fourni pour »intégrer des cours de formation sur les essais cliniques de la médecine traditionnelle dans les programmes d’enseignement en sciences de la santé, renseigne ce rapport.
Signalons que, à l’issue de cette séance de restitution, les experts ont formulé une série de recommandations à l’endroit de l’OMS. Il s’agit entre autres d’appuyer la RDC au renforcement de ses capacités de conception des protocoles d’essais cliniques, y compris les études observationnelles et les essais cliniques randomisés; de soutenir l’ACOREP et les fonctions de supervision et d’inspection des essais cliniques afin de les amener au niveau de maturité; apporter le concours à la RDC à développer un cadre de protection des droits de propriété intellectuelle et des connaissances médicales traditionnelles enfin, faciliter la collaboration avec les institutions compétentes de la région en matière d’études précliniques.
Pour terminer, cette mission avait pour objectifs d’évaluer les progrès réalisés par la RDC dans le développement des médicaments traditionnels proposés pour le traitement de COVID-19, de documenter les bonnes pratiques dans la conduite des essais cliniques de ces thérapeutiques, d’identifier les défis et les opportunités ainsi que les domaines de renforcement des capacités au niveau national pour l’élaboration du plan d’action avec l’appui technique de l’OMS. Tricya MUSANSI