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Coups de feu à Mushie : un député mis en cause !
La journée du samedi 31 août 2024, vers 12 heures, a été effrayante pour la population du village Manzo, secteur Baboma Nord dans le territoire de Mushie, province du Maï-Ndombe. Selon les acteurs de la société civile de Mushie, c’est à cause des coups de feu tirés par des éléments des FARDC qui avaient plongé les villageois dans l’émoi.
« Les coups de feu étaient tirés par des militaires des Forces navales qui escortaient le député national Freddy Bonzeke venu en vacances parlementaires dans cette circonscription électorale, avaient créé une désolation dans le chef des populations du village Manzo« , ont indiqué les acteurs de la société civile de Mushie. Et d’expliquer : « les militaires avaient tiré des balles de sommation pour intimider la population qui ne voulait pas recevoir le député dans leur village. Face au refus catégorique des villageois, les forces de l’ordre avaient trouvé mieux de tirer des balles en l’air au point que certains villageois ont dû fuir dans la forêt« . Face à cette situation, les notables du village Manzo ne se sont pas retenus. » Nous savons que ce sont des policiers qui sont sensés sécuriser un député. Mais pourquoi, des militaires doivent jouer ce rôle-là où l’on a des policiers. Voilà pourquoi, nous demandons au président de l’Assemblée nationale de demander des comptes au député Bonzeke. Est-ce que les villageois de Manzo étaient-ils obligés de l’accueillir ? Nous pensons que cela n’est pas une obligation. Savait-il qu’il sera déçu dans ce village, c’est pourquoi il s’était fait escorter par des militaires ? Voilà des questions que nous nous posons« , ont souligné les notables de Manzo qui se demandent si l’Assemblée nationale ne peut pas prendre des mesures en termes de sanctions à l’endroit de cet élu de Mushie.
« Nous invitons l’auditeur général des FARDC se saisir de ce dossier pour sanctionner les militaires ayant fait paniquer les paisibles populations au moyens des balles, pendant que le pays traverse des moments difficiles, caractérisés par la guerre d’agression à l’Est. « Nous regrettons le fait que ce député national revienne avec des actes de violence comme ce fut le cas lors de la campagne électorale de 2023« , ont-ils déploré.
A les entendre, ces actes de violences sont similaires à ceux vécus au camp Mulaert lors de la campagne électorale de 2023. FDA