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Cop27 : le Fida propose trois avancées à atteindre avant la 28ème Cop
Présent à la Cop27 qui se tient depuis dimanche 6 novembre dernier, en Egypte, le FIDA continue à faire entendre la voix des petits producteurs qui subissent, à un degré élevé, les effets des changements climatiques. C’est ainsi que pour un avenir vert de la planète, le président du FIDA présente une « recette magique » aux parties prenantes à cette rencontre mondiale.
Pour le numéro 1 de cette agence des Nations unies, les dirigeants mondiaux, les militants pour le climat et les représentants de communautés du monde entier devraient « investir dans les populations rurales et apprendre de leurs expériences », « encourager les investissements du secteur privé en faveur de l’adaptation » et enfin, ils devraient » travailler ensemble pour faire encore mieux ». « Voici trois grandes avancées pour la planète que j’espère voir se concrétiser avant la COP28« , a déclaré Alvaro Lario. Pour le Fida, la COP27 est l’occasion que les uns et les autres devraient saisir pour un engagement « en faveur de ces grandes avancées qui peuvent poser les fondations d’un avenir plus juste« .
Le président du Fida pense qu’il faut investir dans les populations rurales et apprendre de leurs expériences parce que les petits producteurs agricoles nourrissent la planète durable.Ils cultivent un tiers des aliments à l’échelle mondiale. Ils émettent moins de gaz à effet de serre et produisent des cultures variées que les exploitations commerciales.
« Alors que les changements climatiques sont là pour durer, ces producteurs ont beaucoup à nous apprendre, de l’adoption de variétés résistantes à la sécheresse à la construction d’infrastructures résilientes face aux changements climatiques, en passant par la mise en place de solutions globales fondées sur la nature« .
Le patron du Fida invite les décideurs à mettre la main à la poche. « J’implore à cette fin les dirigeants d’atteindre leur objectif visant à doubler le financement de l’adaptation d’ici à 2025 et à consacrer une grande part de ces fonds aux communautés rurales pauvres« , a plaidé Alavaro Lario.
Les moyens du secteur public étant insuffisants, le Fida souhaite que le secteur privé emboîte le pas au secteur public pour les financements. « Le secteur privé, doit lui, aussi faire partie de la solution. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui« , a souligné le président du Fida. « Non seulement c’est insuffisant pour éviter la catastrophe climatique, mais c’est un contresens du point de vue des affaires. L’adaptation dépasse très largement sa dimension de bien public. D’un point de vue commercial, c’est une opportunité sans précédent, et largement inexploitée, en particulier pour les entreprises alimentaires qui veulent « ?verdir? » leurs filières et protéger leurs fournisseurs contre un avenir trop sombre« , a poursuivi Alavaro Lario.
Et enfin, le numéro un di Fida note qu’il faut travailler ensemble pour faire encore mieux, parce que « assurer à la planète un avenir durable exige un effort collectif: des Etats, et du secteur privé, jusqu’aux banques de développement et aux populations rurales pauvres elles-mêmes ».
C’est fort de son expertise que le Fida pilote le programme égyptien lien eau-alimentation-énergie. « La réputation, la confiance et le leadership reconnu dont jouit le Fida dans le secteur sont l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement égyptien nous a demandé de diriger le pilier Alimentation et Agriculture de son ambitieux Programme Nexus of Water, Food and Energy (lien eau-alimentation-énergie), qui vise à mobiliser des financements climatiques et des investissements privés pour appuyer la transition écologique du pays« , se rejouit Lavaro Lario. Dina BUHAKE