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Contrats publics: l’ARSP veut s’assurer du respect de la loi sur la sous-traitance
Le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya et le Directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, ont animé conjointement un briefing presse hier jeudi 14 mars 2024 dans les locaux du studio Maman Angebi. L’objectif de cette rencontre était de présenter les mesures prises par le gouvernement pour accompagner les entrepreneurs congolais dans l’accès aux grands marchés de sous-traitance en République Démocratique du Congo.
Dans son discours d’introduction, Miguel Kashala souligné le rôle de l’ARSP dans le contrôle des appels d’offres afin de fournir des opportunités aux entreprises à capitaux majoritairement congolais qui étaient auparavant exclues de nombreux circuits. Il a rappelé que la loi sur la sous-traitance ne vise pas à exclure les expatriés, mais à garantir que les nationaux bénéficient d’une part majoritaire, soit 51% des parts, tandis que les expatriés peuvent détenir jusqu’à 49%. Il a insisté sur l’importance de bâtir des partenariats gagnants-gagnants pour favoriser le développement économique du pays.
» Je pense que tout ce que nous faisons, nous le rendons à la population entrepreneuriale dans notre pays parce que c’est un combat que mène le Président de la République en faveur des nationaux afin de pouvoir relever les défis de tissu de notre économie. Vous avez vu qu’il y a des entreprises que nous avons enjoint aux sociétés principales de radier. Ce n’est pas l’ARSP qui a annulé, c’est l’ARSP qui a enjoint aux entreprises principales de suspendre ou d’annuler les contrats qui n’ont pas été confirmes avec la loi sur la sous-traitance en République démocratique du Congo « , a indiqué Miguel Kashal.
« Ici l’objectif est que nous ne voulons pas que les Congolais soient écartés parce que malgré que cette loi sur la sous-traitance a existé depuis 7 ou 8 ans, les Congolais ont toujours été victimes de ce circuit fermé d’appels d’offres et le système de prête-nom, chose qu’il fallait changer. Parce que la loi sur la sous-traitance fait partie du contenu local. Et aujourd’hui tous les pays sont à la course à la montre sous le contenu local et tout le monde veut promouvoir l’entrepreneuriat local « , a-t-il complété.
Le Directeur général de l’ARSP a également rassuré les jeunes entrepreneurs congolais sur les possibilités d’emploi dans le secteur minier, où l’ARSP dégage des milliers d’opportunités. Il a affirmé en outre que la RDC est en train de rattraper son retard en matière de législation sur la sous-traitance et qu’elle travaille activement depuis 2017 pour obtenir des résultats concrets en faveur de la jeunesse congolaise.
» Nous devons reconnaître que nous avons adopté cette loi sur la sous-traitance tardivement, mais nous travaillons dur pour offrir des opportunités à notre population, en particulier à notre jeunesse. Nous devons soutenir nos jeunes diplômés qui aspirent à créer des emplois et leur offrir toutes les opportunités nécessaires « , espère-t-il.
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a appuyé les propos de Miguel Kashal. Il a souligné que la priorité était de garantir que la majorité des parts reviennent aux Congolais, tout en accueillant favorablement la présence des expatriés dans les domaines qui leur sont réservés.
« Dans le domaine de la sous-traitance, nous voulons que la majorité des parts reviennent aux Congolais, mais nous accueillons également les expatriés dans les secteurs qui leur sont destinés« , a-t-il déclaré.
Le gouvernement congolais affiche ainsi son soutien aux entrepreneurs locaux et exprime sa volonté de favoriser l’essor de l’économie nationale à travers la mise en place de mesures visant à promouvoir l’entrepreneuriat local et à garantir une participation équitable des acteurs nationaux et internationaux dans les marchés de sous-traitance en République démocratique du Congo.
Christian-Timothée MAMPUYA