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Assemblée nationale : le député Pasi Zapamba dépose la loi anti-corruption
Le député national Pasi Zapamba a déposé, le lundi 17 juin, la proposition de loi anti-corruption au Bureau de l’Assemblée nationale. S’exprimant sur les ondes de la Radio Okapi, l’élu Popokabaka dit vouloir modifier le code pénal en vigueur dans le pays.
«Pour permettre à Madame Suminwa (NDLR : Première ministre) d’atteindre ses objectifs et nous rallier aux objectifs qu’a visés le président de la République, nous facilitons la tâche parce que le code pénal de 1940 ne permet pas aux magistrats de dire le droit en ce qui concerne la corruption. Voilà maintenant, nous déposons une proposition de loi anti-corruption qui apporte beaucoup d’innovations ».
Parmi les innovations, cette proposition de loi apporte la définition nette et claire du substantif « corruption ».
Jean-Pierre Pasi Zapamba a également fait savoir qu’au niveau international, il y a beaucoup d’instruments juridiques pour lutter contre ce fléau. A savoir la convention des Nations unies de lutte contre la corruption, la convention de l’Union africaine, le protocole de la SADC. Des textes qui ne font jusque-là pas partie de l’arsenal juridique congolais, selon l’élu de Popokabaka.
Président Réseau des parlementaires africains contre la corruption, APNAC/RDC, le député Jean-Pierre Pasi Zapamba Buka a toujours souligné que la lutte contre la corruption est une affaire de tous, invitant souvent le peuple congolais à se prendre en charge vis-à-vis des dirigeants corrompus et corrupteurs qui détournent les biens du pays.
Selon le président de l’APNAC-RDC, plus de 50 milliards USD échappent mensuellement aux pays africains à cause de la fraude, de l’égoïsme, du gain illicite facile provenant des détournements des deniers publics, de la crise morale et mentale des dirigeants et de la population. Et donc pour Pasi Zapamba, la corruption devient le premier obstacle au développement intégral de l’Africain. Un fléau à combattre absolument.
Didier KEBONGO