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Après la mise en place du Bureau provisoire de l’Assemblée nationale : Les députés appelés à marquer la différence !
Les choses sérieuses ont commencé depuis le lundi 29 janvier à la Chambre basse du Parlement après l’ouverture de la session extraordinaire de la législature née des élections de décembre 2023. Les nouveaux élus sont invités à se départir de vieilles pratiques qui font que la population n’a plus confiance à cette institution pourtant devant être très proche d’elle.
La tâche de la validation des mandats n’est qu’une simple formalité d’usage qu’ils peuvent accomplir avec beaucoup de facilités, d’autant plus que les candidats députés nationaux qui ont rempli les critères mis en place par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), doivent avoir des dossiers en ordre.
Cette étape franchie, les nouveaux élus vont être en face d’un exercice très difficile, à savoir l’élaboration et l’adoption de leur règlement intérieur. Même s’ils ne vont pas inventer la roue, l’ancien texte qui régit l’Assemblée nationale déjà disponible, il importe de le contextualiser en rapport avec les exigences du moment.
À titre exemplatif, si on considère uniquement le critère assiduité c’est-à-dire la présence régulière aux séances plénières, il nous revient qu’un certain nombre de députés de la précédente législature, se sont illustrés par un absentéisme notoire. La décision d’invalider cette catégorie d’élus a été saluée de deux mains par le peuple. Elle devrait être renforcée par une disposition qui instaure le système de jeton de présence comme mode de calcul de paiement des émoluments des députés. C’est difficile à adopter parce que les loups n’ont pas l’habitude de se manger entre eux, mais pour l’image de leur institution considérée comme budgétivore, les nouveaux élus sont appelés à se faire violence pour introduire cette innovation qui fera date dans les annales de l’histoire mouvementée de la RDC.
Une autre proposition de changement à introduire concerne la réduction du personnel de cabinet et des services d’appoint dont les rémunérations pèsent lourdement sur le Trésor public. Cette décision serait conforme à la volonté du chef de l’Etat qui appelle depuis plusieurs mois à la réduction du train de vie des institutions publiques. En sus de cette décision, il y a la réduction des émoluments des députés qui s’impose.
À ce propos, il existe un mécontentement populaire à cause du montant de 21.000 dollars américains versés mensuellement à ces prétenus représentants du peuple. La gronde risque de s’enfler davantage si la rumeur qui circule autour de l’augmentation de cette cagnotte à 33.000 dollars américains s’avère exacte.
L’élection des membres de leur Bureau demeure l’autre défi que les députés doivent relever. Très souvent, pendant les précédentes législatures, on a enregistré beaucoup de plaintes contre les speakers de la Chambre basse au motif qu’ils n’alignaient pas des sujets à débat soumis à leur instance. Lors du prochain vote, il leur faut un courage exceptionnel pour placer à la tête de leur bureau des membres qui veulent faire réellement de l’Assemblée nationale un lieu de la démocratie.
Enfin, il y aura l’investiture du futur gouvernement de Fatshi II. À cette occasion, les représentants du peuple doivent avoir la perspicacité de dire ouvertement au Premier ministre qui sera nommé, les préoccupations de ceux qui les ont mandatés à l’Assemblée nationale. Pas question de se comporter comme ceux qui, dans le passé, exigeaient les espèces trébuchantes et sonnantes pour valider l’équipe gouvernementale même si elle était éléphantesque. Muke MUKE