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Après la brouille due à la création du PCR, USN : Les sociétaires invités à privilégier l’intérêt supérieur de la nation
L’Union sacrée de la nation (USN) est loin de sortir de la tempête qui la secoue depuis la création en son sein du Pacte pour un Congo retrouvé (PCR) de Vital Kamerhe, Jean Lucien Busa et Julien Paluku. Alors que d’aucuns ont cru à un apaisement après la déclaration de Vital Kamerhe selon laquelle il n’était pas demandeur du poste de Premier ministre, voilà que les démons de la division sont venus encore secouer la méga plate-forme présidentielle, en mettant face à face les présidents de deux plus grandes institutions du pays, à savoir l’Assemblée nationale et celui du Sénat.
À analyser de près l’origine du conflit, il s’agit tout simplement d’une incompréhension qui peut être vite réglée si les deux camps mettent à l’avant plan l’intérêt supérieur de la nation. Il est vrai qu’en politique on ne fait pas de cadeaux, mais dès lors qu’on se trouve du même bord, il y a toujours lieu de mettre un peu d’eau dans son vin.
Dans le cas d’espèce, de quoi s’agit-il ? Modeste Bahati, président du Sénat, accuse son collègue de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso de vouloir débaucher certains députés de son regroupement, en vue de sa réélection à la tête de la plus importante institution législative du pays. Il en veut pour preuve la réunion organisée dernièrement par M. Mboso, réunion à laquelle ont été conviés certains députés de l’AFDC-A. Pourtant, la simple élégance aurait voulu que le chef de cette plate-forme soit ne fût-ce qu’informé des tenants et aboutissants de cette rencontre. Tel n’a pas été malheureusement le cas.
Cette accusation est bien évidemment rejetée par le camp Mboso qui argue que son leader n’a même pas pris part à ladite rencontre. Loin de vouloir nous mêler dans ce débat, force est tout de même pour nous de réfléchir à haute voix sur ce qui se passe dans le microcosme politique de notre pays, surtout que cette situation a des conséquences sur l’avenir de notre nation.
À ce propos, il convient de noter qu’après les scrutins combinés de décembre 2023, c’est la plate-forme présidentielle, l’Union sacrée de la nation (USN) qui est sortie largement majoritaire. C’est une situation confortable pour le président de la République et ses collaborateurs qui ont battu campagne pour lui.
En principe, pour l’intérêt supérieur du pays, il ne doit pas avoir beaucoup de bousculades pour la répartition équitable et équilibrée des responsabilités au sein de cette méga plate-forme. Les critères objectifs pour cet exercice devraient se baser sur le degré de mobilisation populaire des uns et des autres.
À ce sujet, la référence incontestable est le nombre des élus identifiés dans chaque sous-groupe. Ainsi, il n’y aura aucune polémique, pas de querelles byzantines. Cela permettra à l’autorité suprême de l’USN de se concentrer sur des matières intéressant l’avenir du pays. Mais si aujourd’hui des petits conflits naissent de partout, Fatshi risque de passer le plus clair de son temps à des arbitrages.
Après les dernières élections, le peuple congolais s’attend à une amélioration de ses conditions de vie qui, il faut l’admettre, demeurent encore précaires. La préoccupation de ceux qui vont diriger demain la RDC est de prendre des mesures appropriées susceptibles de provoquer l’envol du pays pour un avenir meilleur. C’est pourquoi, le souhait de tout congolais est de voir la classe politique congolaise se mobiliser comme un seul homme pour l’atteinte de cet objectif. La population n’a pas besoin de ces conflits qui annihilent les efforts de développer son pays.
Ainsi, invitons-nous les uns et les autres à privilégier la mutualisation des intelligences pour vaincre la pauvreté des populations, base de la fracture entre le peuple et les autorités. Muke MUKE