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Antonio Guterres pour un groupe de contact ONU, Russie, Ukraine pour régler le volet humanitaire
La Russie est « prête à coopérer » avec les Nations unies pour « soulager » les populations civiles en Ukraine, où Moscou mène une offensive militaire, a assuré le 26 avril le chef de la diplomatie russe. « Notre but principal est de protéger les populations civiles. Nous sommes prêts à coopérer avec nos collègues des Nations unies pour soulager les souffrances des populations civiles« , a dit Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à Moscou.
Interrogé par le média India Today sur l’éventualité que l’ONU crée une commission d’enquête au sujet d’éventuels crimes de guerre, l’usage d’armes chimiques ou encore les allégations de génocide, Antonio Guterres a répondu que cela n’était pas de la compétence des Nations Unies. « Personnellement je ne vais promouvoir ce genre d’enquête car je n’ai pas le pouvoir de le faire« , a-t-il répondu. « Il y a la Cour Pénale Internationale, il y a divers mécanismes existants dans le cadre du système des droits de l’homme, notamment diverses commissions« , a-t-il précisé.
Antonio Guterres a insisté dans son propos que la Russie avait selon lui violé la Charte des Nations Unies en lançant son offensive en Ukraine. Il a toutefois souligné la volonté de l’ONU d’appeler à cesser le feu et d’ouvrir un dialogue, regrettant « que cela n’a pas toujours été possible« . Le secrétaire général de l’ONU a également évoqué les « potentiels » crimes de guerres en avançant que des « enquêtes indépendantes » étaient nécessaires « pour que les responsables soient punis« .
Concernant les couloirs humanitaires, il a souligné l’importance de leur sécurisation pour qu’ils soient efficaces. Il faudrait, selon Antonio Guterres, « des corridors qui seraient respectés par tout le monde pour évacuer des personnes civiles et pour envoyer l’aide nécessaires« . A ce titre, il a proposé de créer « un groupe de contact pour les questions humanitaires qui réunirait l’ONU, la Russie et l’Ukraine« . Ce groupe permettrait de chercher « les moyens d’ouvrir des corridors sécurisés avec un cessez-le-feu local« .
Sergueï Lavrov estimé que le dialogue avec l’ONU était important, traduisant selon lui une « volonté de revenir aux sources de la fondation des Nations Unies« , en vue d’établir, sur la base de la Charte, « un schéma de développement de discussions multilatérales« . « Ce sont des termes important« , a-t-il souligné.
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères a remercié en préambule de la conférence de presse la présence d’Antonio Guterres et à sa « volonté d’examiner l’ensemble de cette situation [en Ukraine], pas de façon isolée mais comme une accumulation des faits« . Il a également rappelé le processus de la Charte des Nations Unies que la Russie dit avoir respecté en faisant appel à Antonio Guterres. « Cela s’est passé en résultat de l’a priori des décisions prises par nos collègues américains visant à établir un monde unipolaire« , a ajouté Sergueï Lavrov.