Dernière minute
Société
Les coupures d'électricité qui perturbent Kinshasa s'expliquent notamment par l'arrêt du groupe G25 et la baisse du niveau des eaux, selon le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Pour desserrer l'étau, l'entreprise annonce une solution d'urgence : une centrale flottante de 134 MW, qui…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Dans un contexte mondialisé où l’influence d’un État se mesure autant par sa puissance diplomatique que par sa capacité à projeter une image positive et attractive, la République Démocratique du…
Étranger
Le Maroc a, pour la première fois de son histoire, une femme comme Première ministre: Fatima Ezzahra El Mansouri issue du Parti Authenticité et Modernité. Le Roi Mohammed VI a procédé à sa…
Nation
Du 30 septembre au 02 octobre 2026, les journalistes des radios communautaires de Kinshasa sont en atelier de renforcément des capacités en matière de préparation, de prévention et de…
Agression rwandaise : Kinshasa préoccupé par le manque de réponse contraignante de l’UA
La République démocratique du Congo (RDC) s’est dite préoccupée par le manque de réponse contraignante du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine face à l’agression rwandaise, dans une allocution mardi au Caire, en Egypte, à l’occasion du 20ème anniversaire de cet organe. « La ministre des Affaires étrangères a exprimé ses préoccupations concernant le manque de réponse concrète et contraignante du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine face à l’agression rwandaise qui exacerbe les tensions régionales « , a-t-on lu dans un communiqué, citant l’allocution de Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’Etat aux Affaires étrangères, prononcée à la 4ème édition du Forum d’Aswan, dans un panel marquant le 20ème anniversaire du CPS.
Soulignant l’importance de la sincérité et de la transparence dans la résolution durable des conflits, la ministre d’État a critiqué ce qu’elle considère comme une incapacité du CPS de l’UA à imposer ses décisions. Ce qui nuit selon elle, à la stabilité et à la sécurité dans la région et sur le continent.
La cheffe de la diplomatie congolaise a déploré le fait que certaines violations des principes fondamentaux de l’UA ne suscitent pas encore d’actions rapides et résolues. « Malgré la promptitude du CPS à sanctionner et suspendre des États membres en cas de changement de gouvernement non constitutionnel, d’autres violations des principes fondamentaux de l’UA ne suscitent pas encore d’actions aussi rapides et résolues« , a dit Mme Kayikwamba, insistant sur la nécessité pour les dirigeants africains de faire preuve de plus de courage pour aborder les conversations inconfortables, afin de trouver des solutions durables aux défis persistants en matière de paix et de sécurité. « Bien que les pays africains chérissent les valeurs communes de fraternité, celles-ci ne doivent pas servir de prétexte pour éviter les discussions difficiles, surtout lorsque les politiques et comportements des États membres sont en contradiction et en violation des valeurs de l’Union africaine« , a-t-elle souligné.
Le Conseil de paix et de sécurité est l’organe décisionnel permanent de l’Union africaine pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Le protocole relatif à sa création a été adopté le 9 juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud) et est entré en vigueur en décembre 2003. A partir de son opérationnalisation en 2004, l’Afrique a été dotée d’un système de sécurité collective et d’alerte rapide, visant à permettre une réaction rapide et efficace aux situations de conflit et de crise dans le continent.
Cependant, peu de nations ou d’organisations africaines ont manifesté publiquement leur désapprobation ou imposé des sanctions contre les actes hostiles du Rwanda dans l’est de la RDC, malgré les conséquences tragiques sur les populations depuis des décennies.
ACP