Dernière minute
Société
Dicton populaire en kikongo, "Kondwa kaka nzimbu, bosi wamona mavangu ma n'kentuako", quasiment l'équivalent de la version en lingala de : "Zanga mbongo omona bizaleli ya muasi nayo". En français, cet adage peut-être traduit de la manière suivante : " Sois en manque d'argent, et tu verras/…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Neuf cas confirmés de maladie à virus Ebola ont été enregistrés dans la zone de santé rurale de Mutwanga, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, depuis le lancement de la riposte le 20 août…
Étranger
Le Secrétaire d’État adjoint américain, M. Christopher Landau, a affirmé, vendredi à New York, l’engagement des Etats-Unis pour le développement de la région du Sahara sous la souveraineté du…
Nation
Les prix des tomates connaissent une baisse notable sur plusieurs marchés de Kananga au Kasaï-Central. Une évolution qui soulage les ménages après une période marquée par des prix beaucoup plus…
Guerre au Soudan: des habitants lancent un appel aux dons pour survivre
Des habitants au Soudan ont lancé dimanche un appel aux dons de nourriture pour survivre dans ce pays d’Afrique de l’Est ravagé depuis plus de trois mois par une guerre sanglante entre l’armée et les paramilitaires.
En raison des combats incessants en particulier dans la capitale Khartoum, des millions d’habitants se retrouvent bloqués chez eux et pour certains privés d’eau, notamment dans la banlieue de Khartoum-Nord. Ils n’ont de l’électricité que par intermittence et presque plus de nourriture, rapportent des habitants.
Pour leur venir en aide, un comité de quartier à Khartoum a lancé dimanche un «appel urgent» à la population: «Il faut qu’on se soutienne les uns les autres, donnez de la nourriture et de l’argent à ceux qui sont autour de nous», a écrit le comité d’al-Danaqla.
Abbas Mohammed Babiker, un habitant de Khartoum-Nord, a raconté à l’AFP que sa famille devait se limiter à un repas par jour. «Et il ne nous reste plus que de quoi tenir deux jours», a-t-il ajouté.
«Avec les combats, il n’y a plus de marché et, de toute façon, nous n’avons plus d’argent», a renchérit un autre habitant, Essam Abbas. Pour tous les fonctionnaires au moins, les salaires n’ont pas été versés depuis mars.
La semaine dernière, le violoniste Khaled Senhouri, figure de la musique à Khartoum, est «mort de faim» à Omdourman, ville qui fait face à la capitale Khartoum, ne pouvant plus sortir de chez lui pour s’approvisionner, ont rapporté plusieurs de ses amis sur Facebook.
Depuis le 15 avril, les raids aériens de l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les tirs d’artillerie et de drones des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo ont fait 3.900 morts, selon un nouveau bilan de l’ONG Acled, et 3,3 millions de déplacés et de réfugiés.
Avant la guerre, un Soudanais sur trois souffrait déjà de la faim. Aujourd’hui, plus de la moitié des 48 millions de Soudanais ont besoin d’aide humanitaire pour survivre, mais les ONG et l’ONU disent être privées d’accès. AFP