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Faux procès contre Bahati Lukwebo
* Le mandat étant électif, les candidats gouverneurs et vice-gouverneurs sont alignés en fonction du nombre des députés provinciaux et non selon la logique du partage équitable et équilibré du pouvoir.
* Fort de ses 70 élus provinciaux, l’AFDC-A serait même en droit de prétendre à plus d’un chef de l’exécutif provincial.
Un faux problème dont l’USN se serait bien passé. Il s’agit de «ce procès» instruit uniquement à charge contre Modeste Bahati Lukwebo concernant la répartition des candidats au poste de gouverneur et vice-gouverneur de provinces. A ce sujet, il n’est point besoin d’une initiation particulière pour savoir que, pour aligner un candidat gouverneur, il faut naturellement disposer des députés provinciaux. Car, il est question ici des postes électifs et non des strapontins à se distribuer dans la pure tradition du partage équitable et équilibré du pouvoir.
A partir de cette considération qui sent le bon sens à mille lieux, les plaignants devaient avoir le courage de retirer leur plainte, sinon il appartiendra aux juges instructeurs de les débouter et classer ainsi l’affaire sans suite. Ou décréter l’inopportunité des poursuites.
Du coup, l’accusé perd automatiquement ce malheureux statut, faute de procès. Bien plus, du haut de ses 70 députés provinciaux, battant clairement et fièrement pavillon AFDC-A, Modeste Bahati devait, toute modestie mise à part, avoir droit à plus d’un gouverneur.
critérium objectif
Pendant la petite saison sèche kinoise, voilà qu’il se met à pleuvoir abondamment sur Modeste Bahati Lukwebo. Mécontents de la répartition des candidatures au niveau des gouvernorats de provinces, certains sociétaires de l’Union sacrée indexent le leader de l’AFCD- A.
Faux procès, répliquent en chœur les initiés aux arcanes de la famille politique de Félix- Antoine Tshisekedi. La gestion des ambitions répond à un critérium objectif lié au nombre de députés provinciaux. Ce sont bien ces derniers qui votent. Le fauteuil de gouverneur de province étant un poste électif.
Autrement dit, les candidats gouverneurs et vice-gouverneurs sont alignés en fonction de cette réalité de terrain. L’USN entend rompre d’avec les pratiques clientélistes d’autrefois, où des partis ou regroupements sans incarnation véritable dans une province se voyaient gratifier de postes à la tête des provinces.
préparer le scrutin de 2023
A moins de deux ans des élections, l’Union sacrée de la nation a tout intérêt à positionner des chefs d’exécutifs provinciaux à même, non seulement de répercuter la vision du Président Tshisekedi, mais aussi de créer les conditions d’adhésion populaire à la dynamique présidentielle.
L’une des courroies de transmission de cette démarche, Modeste Bahati ne joue nullement sa partition. Lui qui a été le premier à jeter son dévolu publiquement sur « Fatshi Béton » comme candidat de l’AFDC-A à l’élection présidentielle. Lui qui, modestement, justifie d’un poids politique faisant de son regroupement la première force politique parlementaire de l’USN.
Pas seulement. Toutes les enquêtes attestent de l’implantation de l’AFDC-A dans tous les coins du pays.
S’en prendre à MBL équivaudrait donc à faire croire à l’opinion que l’autorité morale de l’USN n’a pas la haute main sur la famille politique. Ce qui n’est pas vrai, car il y a bel et bien un pilote dans l’avion.
Et Bahati n’entend pas faire le khalife à la place du calife. Pas plus qu’il ne s’est octroyé des pouvoirs autres que ceux que l’autorité morale accorde à ceux à qui il confie certaines tâches. FDA