Dernière minute
Société
Kosepela ezalaka na retar te. Ata ndele tokosepela kaka". Autrement dit, "Se réjouir n'est jamais tard !. Tôt ou tard, nous nous réjouirons quand même. ", telle est la traduction française de cette phrase en lingala. Un message trouvé, comme d'autres d'ailleurs sur la portière arrière d'un…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
La 12ème édition du Forum international des élites féminines (Fief) a officiellement démarré jeudi à Kinshasa pour renforcer les capacités des femmes et des jeunes filles et favoriser leur…
Étranger
Rabat - Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ahmed, a adressé,…
Nation
Un nouveau cap dans le renforcement du contrôle de la sous-traitance
Samedi 10 octobre 2026, au Palais de justice, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, le Directeur général adjoint de l’…
ESU: L’ APUKIN fustige les arrêtés ministériels truffés de vice de procédure de Muhindo Nzangi
* Un enseignant décédé, il y a plus d’une année, a été aussi promu Professeur ordinaire
Le Comité exécutif de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) invite le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire ( ESU) à rapporter ses arrêtés du 29 août dernier. Ceux-ci énervent la loi car ils n’obéissent ni à la forme ni au fond, a-t-il fait savoir dans une correspondance officielle datant du mercredi 14 septembre.
Pas question pour l’APUKIN de rester sans voix, bien au contraire, la très influente association des professeurs voudrait montrer la voie à suivre au ministre de l’ESU, Muhindo Nzangi.
Mettre ses arrêtés dans le placard étant donné qu’ils sont entachés d’irrégularités fait savoir le Comité exécutif de l’APUKIN.
Des nominations fallacieuses notamment au sein de l’Université de Lubumbashi ( UNILU) et à l’ Université de Kisangani (UNIKIS).
« En effet, certains de vos arrêtés portant promotion inquiètent au plus haut niveau les agents et cadres du ministère de l’ESU. Il s’observe depuis votre accession à ce prestigieux et stratégique ministère, des pratiques inusitées par vos prédécesseurs dans le secteur » peut-on lire dans la correspondance.
FAVORITISME ET TRICHERIE
» Vous avez à travers vos arrêtés favorisé une sorte de tricherie en nommant au grade supérieur des professeurs ne remplissant pas les critères légaux » poursuit le document officiel.
Le Comité exécutif de l’APUKIN n’est pas d’accord avec des nominations relatives à l’arrêté ministériel du 29 août 2022 qui » ne remplissent pas les critères, ni de forme et de fond. Les concernés n’étant nommés au grade précédent qu’en 2021 à travers l’arrêté ministériel du 04 février 2022, se sont vus promus une année après soit en 2022, à travers les arrêtés précités, alors qu’il fallait attendre le délai requis par le législateur (quatre ans)« , lit-on.
VIVEMENT L’HONNEUR ET LE PRESTIGE DE L’ESU
Dans le même registre, cette composante de l’APUKIN, est revenue sur la plainte de certains professeurs qui ne voient plus leurs noms dans le PV du Conseil d’administration des universités du Congo. Pourtant ils figuraient sur la liste avant que l’arrêté ne soit ébruité.
L’Association demande de ne pas saper l’honneur et le prestige du secteur de l’enseignement supérieur et universitaire, en vue d’éviter de tomber dans un cas d’école pour les générations futures.
» Pour l’honneur et le prestige de notre secteur, pour que la fraude ne serve de jurisprudence aux générations futures, nous vous demandons tout simplement de reporter vos arrêtés fallacieux ».
L’APUKIN signale avec fracas qu’à l’ UNIKIS, un professeur décédé depuis plus d’une année a été même promu Professeur ordinaire.
Il sied de rappeler que pour être professeur dans une Université au Congo, il faudrait remplir les conditions ci-après :
-avoir dispensé pendant quatre ans un enseignement de plein exercice dans un établissement d’enseignement supérieur et universitaire en qualité de Professeur associé.
– avoir fait preuve pendant ce temps des qualités morales, pédagogiques et d’activités scientifiques attestées par la publication d’au moins un traité ou un ouvrage scientifique dans son domaine de recherche ou d’au moins 4 articles scientifiques et la rédaction d’au moins un cours.
Dans la même optique, pour être Professeur ordinaire, il faut au préalable :
-avoir donné un enseignement pendant au moins quatre ans dans un établissement d’enseignement de plein exercice en qualité de professeur
– avoir fait preuve pendant ce temps des qualités morales, pédagogiques et activités scientifiques attestées par la publication d’un traité ou d’un ouvrage au moins ou encore de 4 articles scientifiques et la rédaction d’au moins 2 cours dans son domaine de recherche.
Le patron de l’ESU, Muhindo Nzangi est donc averti pour scruter ce qui se passe dans son secteur. D’autant plus que le lundi 12 septembre, via un communiqué, le Conseil d’administration des Universités a reconnu les erreurs contenues dans d’autres arrêtés. » L’erreur est humaine mais persévérer dans l’erreur est diabolique », dit-on. Gloire BATOMENE