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Enquête spéciale sur la loi martiale : l'ex-Premier ministre désormais visé pour parjure
SEOUL, 22 juil. (Yonhap) -- Selon des informations obtenues mardi de sources judiciaires, Han Duck-soo, le Premier ministre de l'ancien président Yoon Suk Yeol, se trouve désormais nommé comme suspect par l'équipe du procureur spécial Cho Eun-suk, qui enquête sur la tentative de Yoon rapidement contrecarrée de faire passer en force la loi martiale en décembre dernier.
Les enquêteurs estimeraient qu'il existe suffisamment d'éléments pour le soupçonner d'avoir commis des parjures à la barre de la Cour constitutionnelle et dans ses déclarations devant l'Assemblée nationale. Jusqu'à présent, il a toujours maintenu qu'il n'avait pas eu connaissance du texte du décret de la loi martiale jusqu'à ce que le cabinet se soit réuni pour promulguer la levée de la loi martiale, et que ce n'était que plus tard qu'il avait réussi qu'il en possédait une copie dans une poche.
Mais les enquêteurs ont obtenu des images de vidéosurveillance de la salle de réunion du cabinet qui le montreraient avec dans ses mains plusieurs documents officiels du décret sur la loi martiale ainsi que du contenu de l'allocution présidentielle. De plus, ils auraient pu confirmer avec les témoignages de Cho Tae-yul, ancien ministre des Affaires étrangères, et Kim Young-ho, ex-ministre de l'Unification, que Han aurait vu ces documents dans la salle de réception du bureau présidentiel.
La convocation du cabinet ministériel est une étape essentielle dans les procédures visant à instaurer la loi martiale, mais Yoon aurait volontairement fait venir seulement quelques-uns de ses ministres, parmi les plus fidèles. Han est également suspecté d'avoir pris une part plus active dans les préparatifs du décret et d'avoir plus tard créé une nouvelle version du décret de la loi martiale pour corriger les problèmes d'ordre légal que présentait la version utilisée cette nuit-là.
Selon la façon dont évoluera l'enquête, Han pourrait se retrouver lui aussi visé par un mandat d'arrêt.