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EN RÉACTION AUX PROPOS DU PRÉSIDENT DES AIGLES DU CONGO, La Fecofa recadre Vidiye Tshimanga : "Aucun club n'est au-dessus des autres au niveau de la réglementation"
La Fédération congolaise de football association (Fecofa), dans une correspondance officielle, a rappelé à l'ordre le président du FC les Aigles du Congo, Vidiye Tshimanga.
L'instance faîtière du football congolais l'accuse formellement de harcèlement administratif et de tentatives d'intimidation dans le cadre du litige opposant le joueur Chadrack Bingi Belo au Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi.
Face à ce qu'elle qualifie de comportement attentatoire à sa réputation et à l'honneur de ses dirigeants, la Fecofa a recadré Vidiye Tshimanga réputé pour ses sorties médiatiques très controversées.
"Monsieur le président, vous n'êtes pas sans savoir que, selon les principes de bonne gouvernance et de séparation des pouvoirs auxquels la Fecofa est soumise, les organes juridictionnels du football congolais sont indépendants par rapport à l'Exécutif de la Fecofa (Article 23 al.6 des statuts de la Fecofa). Or vous vous êtes permis de contacter le Comité exécutif de la Fecofa, par son administration, pour qu'il réponde à une série de questions de votre part sur une affaire pendante devant la Linafoot", a écrit la Fecofa à Vidiye Tshimanga.
Et de mettre en garde sur une forme d'harcèlement sur le plan administratif.
"Bien que l'administration de la Fecofa ait, je l'ai vérifié, formellement répondu dans ce sens à votre demande, vous avez jugé approprié de me contacter directement pour vous plaindre de l'absence de la part de la Fecofa. Sur le moment, je vous ai cru, avant d'apprendre que votre demande avait bien reçu une réponse de nos services, même si ce n'était pas celle que vous espériez.
Depuis, j'ai appris qu'en date du 14 juillet 2026, vous avez à nouveau contacté l'administration en formulant la même demande. Bien qu'un tel comportement s'apparente à du harcèlement de l'administration, le secrétariat vous a, à nouveau, répondu en se référant à juste titre à sa précédente réponse".
LA STRICTE APPLICATION DES TEXTES POUR TOUS
Sous la houlette du président Véron Mosengo Omba, la Fecofa a fait savoir qu'il est temps de mettre un terme aux intimidations dans le landerneau du football congolais.
Dans la même optique, les règlements et la séparation des pouvoirs seront de stricte application et aucun club, en ce qui concerne l'application des textes, ne doit être au-dessus des autres.
"Monsieur le Président, le temps des intimidations dans le football doit se terminer. Sous ma présidence, les règlements et la séparation des pouvoirs seront appliqués avec rigueur et vous devrez y conformer si votre club veut rester membre de la Fecofa.
Aucun club n'est au-dessus des autres au niveau de la réglementation et l'application des textes ne doit souffrir aucun favoritisme. Je m'efforcerai de tout faire pour que le football se gagne sur le terrain en RDC et dans le respect des règles, parce qu'on est meilleur ce jour-là que son adversaire", a martelé l'organisation située sur l'avenue de la Justice dans la commune de la Gombe.
Et de conclure sur un ton très ferme :
"De plus, vous avez tenu publiquement (vidéo et whatsapp) des propos diffamatoires dans cette affaire qui n'en est pas une, qui portent gravement atteinte à l'honneur des membres de la nouvelle direction de la Fecofa. De tels propos ne sauraient être tolérés et la Fecofa va saisir les instances compétentes pour suites utiles".
UN FEUILLETON ADMINISTRATIF, BINGI BELO, À L'ORIGINE DU CONFLIT
Ce feuilleton administratif qui secoue le football congolais est loin de connaître son épilogue. À l'origine du conflit, une réserve formulée par les Aigles du Congo contre Mazembe.
Le club de la capitale accuse les Corbeaux de Lubumbashi d'avoir aligné l'attaquant Chadrack Bingi Belo de manière irrégulière durant la phase des play-offs de la Ligue 1.
Selon la direction des Aigles du Congo, portée par son président Vidiye Tshimanga, le joueur ne disposait pas d'un enregistrement valide sur la plateforme numérique FIFA Connect au moment de son transfert.
Les investigations menées après le rachat du DCMP Bumba par les Aigles auraient mis en lumière des anomalies sévères dans le parcours administratif de l'athlète, qualifiées de fraude par le camp kinois.
Face à ces accusations, le manager général du TP Mazembe, Frédéric Kitengie, a toujours clamé la bonne foi de son club. Les dirigeants de Lubumbashi évoquent un problème purement technique lié à la migration des données sur le système de la FIFA et rejettent toute intention de tricherie.
Gloire BATOMENE