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EN DEPOSANT SA CANDIDATURE POUR LA PRESIDENTIELLE 2023 : Adolphe Muzito se lance dans la course pour » libérer le Congo «
» Mes motivations sont essentielles, à savoir libérer le Congo sur le plan tant politique, diplomatique, économique que social. C’est-à-dire engager le Congo sur la voie de sa construction et son développement de manière à ce que les Congolais vivent normalement et aient les conditions pour faire étudier leurs enfants et aient les conditions nécessaires pour avoir un logement approprié, travailler dans de meilleures dispositions avec une bonne rémunération qui soit digne d’un être humain « . Telle a été la première déclaration de l’initiateur de Nouvel Elan à la presse, après avoir déposé sa candidature à la présidentielle 2023 au Bureau de réception et traitement des candidatures (BRTC) en début d’après-midi du samedi 29 septembre dernier.
Aussitôt l’acte de candidature rempli, le leader du parti politique Nouvel Elan a été conduit auprès du président de la Ceni par le rapporteur de la Centrale électorale, Patricia Nseya Mulela, qui l’a accueilli.
MUZITO, 6ème CANDIDAT PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Comme ceux qui l’ont précédé dans cette démarche, Adolphe Muzito s’est entretenu avec Denis Kadima. Après Matata Ponyo, Constant Mutamba, Radjabo Tebabho, Rex Kazadi et Franck Diongo, Adophe Muzito est la 6ème personnalité à avoir déposé sa candidature pour postuler à la magistrature suprême du pays en décembre 2023, à en croire le média en ligne, lequotidien.
Répondant à la question de savoir s’il est pour une candidature unique de l’opposition, Adolphe Muzito s’est montré plutôt réservé, signifiant qu’à ce stade, il ne se voit pas aller dans ce sens.
» Est-ce qu’il y aura convergence ou pas, je suis tenté de penser que c’est très difficile. Moi je viens déployer mon programme en tant que candidat président de la République. J’ai été élu comme président de mon parti politique. Nous allons entrer bientôt à l’université pour synthétiser notre offre politique et discuter avec les camarades candidats députés pour que nous ayons un programme de gouvernement et celui du président de la République. Les deux programmes feront l’objet d’une synthèse, à partir de ce moment nous allons commencer à regarder dans la classe politique quelles sont les différentes visions, quels sont les différents programmes et voir quelles sont les synthèses plausibles avant et après les élections « , a conclu le candidat président de la République.
LES 25 POLITIQUES PUBLIQUES DU CANDIDAT
Adolphe Muzito a saisi l’occasion du dépôt de sa candidature pour rendre public ce qu’il appelle les. »25 politiques publiques du candidat président de la République » qui réserve une priorité aux provinces ainsi qu’aux communautés locales. A la tête de ces politiques publiques, la titrisation de terres des communautés locales devant entraîner la révision de la Constitution et de la Loi foncière. Il y a également l’ouverture du capital des entreprises minières en faveur tant de l’Etat que des provinces ainsi que des communautés locales traditionnelles. Le candidat président de la République préconise une répartition équitable des revenus des ressources naturelles entre l’Etat, les provinces et les communautés locales.
Il préconise en outre une nouvelle clé de répartition des ressources internes de l’Etat, entre celui-ci et les provinces, respectivement à 40% pour l’Etat, 50% pour les provinces et 10% pour le fonds de péréquation en faveur des provinces défavorisées, provinces dites pauvres. Le candidat président de la République propose également la révision de la Constitution pour passer du régime semi-présidentiel au régime parlementaire, avec un Président de la République élu au second degré, appartenant à la coalition de la majorité parlementaire.
FINANCER LES INFRASTRUTURES DE BASE AVEC UN ENDETTEMENT MASSIF

Il envisage de financer des infrastructures de base comme les barrages électriques, l’adduction d’eau potable, les routes, les aéroports, des ponts, des rails par la mobilisation des ressources extérieures, avec un endettement massif au profit de l’Etat et des provinces, à un taux minimal de 30% et maximal de 50% du PIB.
Pas seulement. Il y a aussi l’augmentation des ressources du Fonds national d’entretien routier (Foner) au profit des routes de desserte agricole. Il n’a pas oublié l’armée et les services de sécurité qui devront bénéficier de 5% du budget pour la défense et la sécurité du territoire national.
Le secteur agricole n’a pas été oublié par le candidat président de la République qui envisage d’augmenter la production agricole grâce à une politique d’incitation de l’activité rurale et agricole dans le monde paysan ; ainsi que le volume des exportations agricoles dans la balance commerciale du pays.
Le volet social est également dans la politique publique d’Adolphe Muzito qui se préoccupe de l’amélioration des salaires des enseignants, des professeurs d’université et d’autres catégories scientifiques et techniques, des magistrats, des médecins et de l’ensemble des fonctionnaires…
Tout compte fait, le candidat président de la République Adolphe Muzito n’entend pas arriver d’abord aux affaires avant de décliner sa politique publique de la gestion de la res publica. Il y chemine déjà muni de tout un programme de société dite offre politique qui prend en compte tous les aspects de la vie nationale. Une offre politique basée sur 4 priorités :la souveraineté militaire et sécuritaire ; la souveraineté monétaire ; la lutte contre la pauvreté et la lutte contre le chômage. Kléber KUNGU
Les 25 politiques publiques du Candidat Président de la République, Monsieur Adolphe Muzito
1. La titrisation de terres des communautés locales avec comme conséquence la révision de la Constitution et de la Loi foncière ;
2. L’ouverture du capital des entreprises minières en faveur aussi bien de l’Etat que des provinces ainsi que des communautés locales traditionnelles ;
3. La répartition équitable des revenus des ressources naturelles entre l’Etat, les provinces et les communautés locales ;
4. La préconisation d’une nouvelle clé de répartition des ressources internes de l’Etat, entre celui-ci et les provinces, respectivement à 40% pour l’Etat, 50% pour les provinces et 10% pour le fonds de péréquation en faveur des provinces défavorisées, provinces dites pauvres. Ici il y a préconisation par le Candidat Président de la révision de la Constitution ;
5. La proposition de la révision de la Constitution pour passer du régime semi-présidentiel au régime parlementaire, avec un Président de la République élu au second degré, appartenant à la coalition de la majorité parlementaire;
6. La mobilisation des ressources extérieures, par un endettement massif au profit de l’Etat et des provinces, à un taux minimal de 30% et maximal de 50% du PIB, pour financer les infrastructures de base ci-après:
– Les barrages électriques,
– L’adduction d’eau potable,
– La construction des routes, des aéroports, des ponts, de rails,…),
7. L’augmentation des ressources de FONER au profit des routes de desserte agricole;
8. L’affectation de 5% du Budget à l’armée et aux services de sécurité pour la défense et la sécurité du territoire national ;
9. La monétarisation de l’économie par une forte bancarisation à travers toutes les provinces grâce à une subvention de l’Etat au profit des banques commerciales ;
10. La mise en place d’une politique gouvernementale visant à passer d’un taux de croissance à un chiffre à celui de deux chiffres ainsi que d’une pression fiscale de 15% à 20% ;
11. La mise en place d’une politique visant à réduire le taux d’intérêt de 25% à 10% ;
12. L’augmentation de la part de la production agricole dans la croissance du PIB, grâce à une politique d’incitation de l’activité rurale et agricole (monde paysan) ;
13. L’augmentation du volume des exportations agricoles dans la balance commerciale du pays ;
14. La mise en place un plan de modernisation des villes et des communes rurales par le lancement d’un programme de voirie et des logements sociaux;
15. L’amélioration des salaires des :
– Enseignants : Mettre fin à la discrimination de barèmes de paie dans l’enseignement entre les chefs lieux de provinces, les autres villes ainsi que le monde rural ;
– Professeurs d’université et autres catégories scientifiques et technique ;
– Magistrats ;
– Médecins et de l’ensemble des Fonctionnaires,…
16. Du point de vue de la coopération sous régionale : relancer les communautés sous-régionales à l’Est, à l’Ouest, au Nord et au Sud de la RDC, pour une exploitation commune de nos ressources frontalières de manière à bannir l’exploitation unilatérale ou frauduleuse des ressources naturelles par les voisins ;
17. Prendre une mesure garantissant la répartition équitable des ressources budgétaires au profit de trois pouvoirs : Exécutif, Législatif et Judiciaire. Il s’agit du budget du fonctionnement et du budget de rémunération ;
18. Subventionner la presse, les syndicats des travailleurs, les partis politiques, ONG et églises ;
19. Ouvrir le capital des installations sportives et culturelles au profit des clubs sportifs et des entreprises culturelles ;
20. Augmenter le PIB de la République par la transformation sur place des produits miniers et autres;
21. Affecter les économies à réaliser sur le coût des élections au profit des salaires (EPST, Santé et professionnels de santé, Professeurs d’université et Personnels scientifiques et techniques, Médecins, magistrats,…
22. Redimensionner les entreprises du portefeuille actuel et ouvrir le capital des nouvelles entreprises au profit des investisseurs privés. ;
23. La mobilisation et l’affectation de la créance de 3 milliards $US de l’Etat congolais sur les entreprises chinoises à la construction des infrastructures, telle que cautionnée par le Gouvernement chinois ainsi que la renégociation de la valeur de la mine affectée à la SICOMINES;
24. La prise des mesures visant la croissance du PIB en vue de la sortie du citoyen congolais du seuil de pauvreté de 2,5$US par jour par habitant ;
25. La construction d’un mur de séparation entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC.
Je vous remercie.
Fait à Kinshasa,
le 29.09.2023
Adolphe MUZITO