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Effervescence dans les partis politiques
Depuis que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a convoqué l’électorat pour la députation nationale, il s’observe une effervescence inédite dans les états-majors des partis et des regroupements politiques. Pour ceux qui sont très bien organisés, le problème ne se pose pas avec beaucoup d’acuité. Certains ont même déjà organisé des congrès pour l’élection des nouveaux dirigeants et d’autres des réunions des organes de décision pour la désignation de leurs candidats à la députation nationale.
Dans cette catégorie, il s’observe, cependant, des frustrations dans le chef des prétendants à la candidature qui n’ont pas été retenus. Ceux-ci n’hésitent pas à aller frapper ailleurs pour se faire aligner dans des partis ou regroupements dont ils ne connaissent ni idéologie ni statuts, mais pour vu qu’ils se retrouvent sur la liste des candidats. Mais avec quelle vision ? C’est ici que se pose la problématique du fonctionnement des partis politiques qui pullulent en RDC dont le nombre dépasse toute imagination: 910 formations officiellement enregistrées au ministère de l’Intérieur.
Dans d’autres, des tractations se passent encore pour compléter la liste en vue d’atteindre le seuil exigé par la loi électorale. Ici, on fait appel à n’importe qui pour vu que le parti soit en règle. Comment un parti ou regroupement politique de tel type peut-il sincèrement s’attendre à obtenir des sièges lors de différents scrutins ? N’est-ce pas de la pure aventure ? Comble de malheur : ce sont généralement ces partis ou regroupements politiques qui font beaucoup de bruits après la proclamation des résultats pour dénoncer des tripatouillages (sic) qui se seraient produits lors du vote comme pour confirmer l’adage selon lequel les tonneaux vides font beaucoup de bruits.
Aucun engouement dans les antennes de la ceni
Depuis l’ouverture des BRTC, on n’observe jusque-là aucun engouement dans les antennes de la Ceni qui abritent lesdits bureaux. Mais aux derniers jours, l’on va enregistrer des collisions entre mandataires des partis et regroupements politiques parce que tout le monde aura attendu le dernier moment pour se manifester. Là il y a quelque chose d’anormal dans la tête de tous ceux-là qui ont l’ambition de gouverner le pays demain. Si on n’est pas capable de bien diriger un parti politique, comment s’en sortirait-on avec un grand pays tel que la RDC ?
Cette effervescence se produit sur fond de bobards qui se racontent au sein des états-majors de certains partis politiques comme quoi les élections ne se tiendront pas à la date fixée par la Centrale électorale au motif que celle-ci n’aurait pas de moyens financiers conséquents pour cette grande et importante activité. Au niveau où se trouve le train de Kadima, un parti politique sérieux peut-il se fier à de tels commérages?
Il y a aussi certains malins qui racontent que dans le programme des navires de l’Ogefrem, il n’est indiqué nulle part le mouvement d’un navire transportant les matériaux et autres équipements commandés par la Ceni, comme si la voie maritime constitue la seule à laquelle cette institution recourt pour le transport de ses matériels.
Toutes ces bobards prouvent à suffisance qu’il existe des politiciens qui ne veulent pas de la tenue des élections. Ils préfèrent des conciliabules pour le « partage équitable et équilibré du pouvoir » entre les acteurs politiques sur le dos de la population dont ils ne tiennent aucun compte dans l’exercice de leur mandat. Muke MUKE