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Ebola : la RDC met en place une nouvelle approche avec le plan « Une Santé »
Le Gouvernement renforce son dispositif de réponse à la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola (MVE) avec la présentation, le vendredi 4 septembre à Kinshasa, du plan de préparation et de réponse « Une Santé ».
Cette nouvelle phase de la réponse repose sur les enseignements tirés des premières semaines de l’épidémie et sur la nécessité d’adapter les interventions aux caractéristiques du virus Ebola-Soudan.
Par cette nouvelle orientation, le Gouvernement et ses partenaires entendent renforcer la coordination, rapprocher la riposte des communautés et adapter les interventions aux réalités du terrain, avec un objectif commun : maîtriser la 17ème épidémie de MVE et protéger durablement les populations.
La rencontre, présidée par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a réuni les principaux partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants des Nations Unies, de l’OMS, de l’Africa CDC et des missions diplomatiques. Parmi les participants figurait le Directeur général de l’Institut national de Santé publique (INSP), dont l’institution assure la coordination de la réponse multisectorielle à Ebola par le dispositif national de gestion de l’incident.
Samuel Roger Kamba a indiqué que les manifestations initiales de la maladie peuvent être moins alarmantes, ce qui peut retarder le recours aux soins et favoriser la présence de personnes infectées au sein des communautés. Face à cette situation, le Gouvernement entend renforcer la détection précoce et décentralisée des cas, notamment au sein des formations sanitaires.
GRATUITÉ DES SOINS DANS LES ZONES TOUCHÉES
La surveillance ne sera donc plus concentrée uniquement autour des centres de traitement Ebola. Elle sera davantage intégrée au système de santé afin d’identifier rapidement les cas suspects et d’assurer leur prise en charge dans les meilleurs délais.
La gratuité des soins dans les zones concernées constitue également un mécanisme important pour lever les barrières à l’accès aux soins et encourager les populations à consulter dès l’apparition de symptômes.
Le plan « Une Santé » prévoit également une décentralisation accrue de la riposte. Celle-ci devra être renforcée jusqu’au niveau des quartiers en milieux urbains et des villages en milieu rural, afin de rapprocher les interventions des populations et d’améliorer l’efficacité de la surveillance communautaire.
Cette approche implique une mobilisation coordonnée des différents secteurs concernés par la santé humaine, animale et environnementale, conformément au principe « Une Santé ».
L’INSP AU CŒUR DE LA COORDINATION DE LA RÉPONSE
Dans ce dispositif, l’Institut national de santé publique joue un rôle central dans la coordination de la réponse nationale à la MVE17. À travers le Centre des opérations d’urgence de Santé publique (COUSP) et le Système de gestion de l’incident, l’INSP assure la coordination des différentes composantes de la riposte et veille à la convergence des interventions sur le terrain.
Cette coordination permet notamment de renforcer la surveillance épidémiologique, la prise en charge, le laboratoire, la vaccination, la prévention et le contrôle des infections, la Communication des risques et l’engagement communautaire (CREC), ainsi que les autres piliers de la réponse.
La présence du Directeur général de l’INSP, Dieudonné Mwamba, à cette rencontre, traduit ainsi l’implication de l’Institut dans la mise en œuvre opérationnelle de cette nouvelle phase de la riposte.
PRIVILÉGIER UNE INFORMATION CLAIRE
Par ailleurs, le Gouvernement a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers mobilisés depuis le début de l’épidémie, tout en appelant à une meilleure adéquation entre les engagements annoncés et les ressources effectivement disponibles sur le terrain.
Un mécanisme de coordination renforcé sera mis en place, avec des échanges réguliers consacrés au suivi de la situation, à l’identification des besoins et à la traduction rapide des décisions nationales en actions concrètes dans les zones affectées.
L’exécutif central s’est également engagé à accélérer les procédures relevant de sa responsabilité, notamment celles liées au dédouanement des équipements et intrants destinés à la riposte.
La communication constitue également un axe majeur de cette nouvelle phase. Le Gouvernement entend privilégier une information claire, précise et régulièrement actualisée sur l’évolution de l’épidémie, en distinguant les zones où la transmission persiste de celles où la situation s’améliore.
Présenté au Conseil des ministres et adopté par celui-ci, le plan « Une Santé » devient ainsi le cadre de référence de la réponse nationale pour les six prochains mois.
Fyfy Solange TANGAMU