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Diplomatie Algérienne : entre positions fantômes et démentis cinglants
Alors que le Maroc enchaîne les succès diplomatiques concernant le dossier du Sahara– le dernier en date étant le soutien de Londres au plan d'autonomie marocain – l'Algérie, cherchant un nouveau souffle, semble s'enfermer dans une stratégie contradictoire, s'attribuant des soutiens qui n'existent pas.
La diplomatie marocaine bénéficie d'un appui international de plus en plus affirmé. Après les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, le Portugal a également rejoint, le 22 juillet dernier, la position des pays européens qui soutiennent la proposition marocaine d'autonomie. Face à ce consensus international écrasant, l'Algérie, en perte de repères, développe une fâcheuse tendance à inventer des soutiens.
Cette stratégie a déjà conduit à des situations embarrassantes. En juin dernier, lors de la visite du président rwandais Paul Kagamé à Alger, le régime algérien lui avait attribué une position favorable à ses thèses séparatistes sur le Sahara. Quelques heures plus tard, Kigali a publié un démenti cinglant ; un échec retentissant passé sous silence par les médias officiels algériens. Le scénario s'est répété jeudi dernier avec l'Italie. Le président algérien, dans un élan de créativité, s'est attribué un soutien italien inexistant. Devant les caméras, il a utilisé un "Nous" incluant Giorgia Meloni pour affirmer avoir "réaffirmé" ensemble un prétendu "soutien commun" au "peuple sahraoui d'exercer son droit inaliénable à l'autodétermination". Cependant, le communiqué italo-algérien publié à l'issue de la rencontre ne contient aucune de ces formulations algériennes. De plus, la cheffe du gouvernement italien, connue pour sa franchise, a précisé que le Sahara n'avait tout simplement pas été évoqué, ajoutant que la conversation avec le président algérien avait porté sur le Sahel, le Moyen-Orient et la Libye, sans aucune référence au Sahara marocain.
Cette gymnastique verbale est révélatrice d’un isolement croissant d’Alger sur ce dossier. Plutôt que d'inventer des positions fantômes, l'Algérie gagnerait à assumer son rôle de partie prenante et à admettre que l’autonomie est la solution juste et durable que la communauté internationale appelle de ses vœux. M.E