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Des rumeurs sur le report des élections enflent
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient d’accorder un délai supplémentaire de sept (7) jours aux partis et regroupements politiques pour le dépôt des dossiers de leurs candidats dans les Bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC). Cette mesure a provoqué un ouf de soulagement dans les partis et regroupements politiques dont la plupart n’étaient pas en ordre à la veille de la date de clôture, comme nous l’avons révélé dans notre dernière édition. Cependant, elle (mesure) vient enfler les rumeurs sur le report des élections prévues le 20 décembre prochain.
Depuis que le quatuor de l’Opposition, constitué de Katumbi, Fayulu, Sesanga et Matata a posé des conditions pour sa participation effective aux scrutins de décembre prochain, et suite au refus de la CENI de réserver une réponse satisfaisante à leur requête, des bruits ont commencé à être distillés dans la population annonçant la non organisation des élections présidentielles, législatives nationales et provinciales et locales à la date prévue par la centrale électorale. Le motif avancé est que ces scrutins ne seront pas valides si la vraie opposition n’y prend pas part.
La situation d’insécurité généralisée dans le pays a davantage donné du zèle à ceux-là qui propagent de telles rumeurs. L’assassinat de l’ancien ministre des Transports et Voies de communication, et député national, Chérubin Okende, est venu provoquer un sentiment et de peur et de révolte dans l’esprit des Congolais qui estiment qu’une telle ambiance de terreur, ne favorise pas l’organisation d’élections libres, démocratiques, transparentes et surtout inclusives. Un seul camp politique a beaucoup de chances de tirer son épingle du jeu au détriment des autres. Ce qui risque de plonger le pays dans des conflits post-électoraux aux conséquences incalculables.
Le pouvoir doit assumer pleinement ses responsabilités en créant un climat de confiance entre acteurs politiques étant donné que la protection de la population lui revient entièrement. Pour ce, tout doit être mis en œuvre pour mener des enquêtes crédibles en vue d’éclairer l’opinion tant nationale qu’internationale sur tous les cas qui suscitent doute et interrogations dans le chef de la population. Il s’agit notamment des cas de meurtre du bras droit de Delly Sesanga à Luiza et de Chérubin Okende, et de l’arrestation de Salomon Kalonda Idi Della, conseiller spécial de Moïse Katumbi pour des motifs qui ont difficile à convaincre les esprits éclairés.
La justice dont le chef de l’Etat s’est dit déçu de la prestation lors de son entretien avec sa porte-parole, doit dire le droit en toute indépendance dans les procès de toutes ces affaires. Il est vrai qu’en RDC beaucoup d’enquêtes menées sur des dossiers à caractère politique n’ont jamais abouti. De l’assassinat des journalistes dont Franck Ngyke, des militants des droits de l’homme à celui des opposants politiques, le flou a toujours persisté au point où les vrais auteurs de ces crimes n’ont jamais été connus du public et des sanctions sévères prises contre eux. C’est cette impunité-là qui pousse les hors-la-loi à continuer à perpétrer leurs actes barbares. L’heure est venue de mettre définitivement fin à cette pratique inhumaine.
Pour revenir au processus électoral en cours, force est de constater qu’au fur et à mesure que la RDC organise des élections, la cacophonie ne fait que s’agrandir. Quoiqu’on en dise, nous devons reconnaître que les élections de 2006 organisées par la Commission électorale indépendante (CEI) de feu l’abbé Malumalu, ont été meilleures que les autres qui ont suivi. Cette fois, la crainte est grande au regard de l’environnement politique tumultueux que connaît la RDC. D’aucuns s’interrogent sur l’avenir du pays au cas où les scrutins du 20 décembre se tiendraient dans le climat comme celui d’aujourd’hui avec la bastonnade des responsables de l’opposition.
Les uns et les autres sont appelés à placer l’intérêt de la nation au-dessus du leur pour la consolidation de la paix et de l’unité nationale parce que, sans un minimum de consensus national, nous allons tourner en rond. Lorsque ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir se retrouveront demain dans l’opposition, qui entendra leurs cris de détresse étant donné qu’aujourd’hui ils se comportent de la manière dont nous connaissons vis-à-vis de l’opposition. Muke MUKE