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Chérubin Okende ce mercredi face aux députés nationaux

Sauf ultime changement, l’Assemblée nationale examine, ce mercredi 19 octobre, la motion de défiance contre le ministre de Transports, voies de communications et désenclavement, Chérubin Okende Senga. L’annonce a été faite hier par le bureau Mboso, speaker de la Chambre.
Le sort du patron des Transports, Voies de communication et Désenclavement, sera scellé ce mercredi. Cible d’une motion de défiance initiée par un groupe de députés nationaux, Chérubin Okende vit depuis plusieurs jours, des moments d’intense stress, à l’égal d’un condamné dans le couloir de la mort. Normal, dès lors que l’intéressé ignore encore tout de ce que sera l’issue de cette initiative relevant du contrôle parlementaire.
Les auteurs de le démarche contre ce ministre pro Moïse Katumbi, disent lui reconnaître coupable de nombreux griefs dans la gestion de son Département. Entre autres, l’incompétence, l’amateurisme, le manque de vision, l’immixtion dans la gestion des entreprises publiques relevant de sa tutelle.
OKENDE, PREMIERE VICTIME DE LA » CHASSE AUX KATUMBISTES ? «
Au-delà des raisons énumérées pour motiver la motion contre Chérubin Okende, on ne peut pas ne pas situer la démarche des initiateurs, dans le contexte politique actuel. Le moins à retenir est que la motion de défiance contre le numéro 1 des Transports, Voies et communication et désenclavement, intervient dans un environnement politique quelque peu particulier, marqué par la polémique, mieux la controverse autour de l’appartenance de Moïse Katumbi à l’USN. Ceci expliquerait-il cela ?
Tout ce que l’opinion sait également, est qu’à la suite des propos tenus, il y a peu, par Olivier Kamitatu, porte-parole de Moïse Katumbi, des bonzes de l’USN sont montés sur leurs grands chevaux, pour demander au leader d’Ensemble pour la République, dont l’ombre plane sur la présidentielle de 2023, de tirer toutes les conséquences de sa posture actuelle. En clair, ces » griots » de la nouvelle Majorité parlementaire pro-Félix Tshisekedi, demandaient et continuent à demander à l’ancien gouv de l’ex-Katanga de renoncer à tous les postes occupés par des membres de son parti, au nom du partenariat avec l’USN. Dès lors, doit-on penser que Chérubin Okende est la première victime de la » mise à mort » des Katumbistes encore présents dans les différentes institutions du pays ? Evidemment, soit épargnés des délégués d’Ensemble à des postes électifs. Car, leur bail tient à un mandat.
On rappelle que la motion contre Okende a été déposée le mercredi 12 octobre au bureau de l’Assemblée nationale.
D’après le député national Anicet Babanga Mpotiyolo, élu d’Inongo-ville, toutes les conditions constitutionnelles, en ce qui concerne une motion de défiance avaient déjà été réunies.
Le mouvement de collecte des signatures pour une motion contre le ministre de Transport a débuté au cours de la plénière de mardi 11 octobre en présence du concerné.
« En vertu de l’article 146 de la Constitution, si cette motion de défiance a réuni plus de 50 signatures, elle peut être soumise à l’examen et au vote dans les 48 heures prochaines« , avait expliqué l’auteur de ladite motion.
La motion de défiance contre Chérubin Okende est la deuxième depuis le début de cette législature, après celle qui a emporté le 30 mars dernier, le ministre de l’Economie nationale Jean-Marie Kalumba, accusé en son temps de mégestion. Les mêmes causes produiront-elles les mêmes effets ? Trêve de supputations. Grevisse KABREL & Rachidi MABANDU