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Campagne électorale : Adolphe Muzito appelle la population à se soustraire des chamailleries de certains candidats
Le candidat président de la République numéro 24, Adolphe Muzito Fumutshi, poursuit sa campagne électorale. En compagnie de son épouse Chantal Ngalula Muzito, le Premier ministre honoraire a foulé le sol de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le dimanche 10 décembre courant. À son arrivée à l’aéroport international Bangboka, le couple Muzito a été chaleureusement accueilli par le responsable provincial du parti Nouvel Élan et du regroupement politique Mbonda.
Devant un parterre de personnes venues l’écouter, dans la commune de Mangobo, l’ancien Premier ministre a appelé la population à la vigilance et l’a exhortée à ne pas se laisser distraire par les jeux de tiraillements auxquels se livrent certains candidats en manque d’offres politiques convaincantes.
«Ils passent leur temps à se chamailler plutôt que vous dire ce qu’ils prévoient faire. En fait, ça ne m’étonne pas. Je sais qu’ils n’ont juste pas de programme ni de chiffres. Pas parce qu’ils n’ont pas griffonné des documents, c’est juste qu’ils ne connaissent pas ce pays, ils ne connaissent pas l’État. Ici, vous connaissez mon programme, vous connaissez les réformes prévues dans mon programme. Ceux qui ne les connaissent pas encore ou qui ont des questions, je vous recevrai par représentation demain, on va débattre et vous poserez toutes vos questions. Si non, merci d’être venus si nombreux pour m’accueillir», a martelé Adolphe Muzito.
PROGRAMME EVALUE A 300 MILLIARDS USD
Récemment, le candidat n°24 à la présidentielle a dévoilé un programme évalué à 300 milliards de dollars étalés sur 10 ans. Ce programme propose de nombreuses réformes politiques, administratives, économiques, militaires, environnementales et éducatives, entre autres. De ce fait, Il a également rappelé aux électeurs présents que son programme et les réformes prévues étaient connus de tous, mais qu’il était prêt à recevoir ceux qui avaient encore des questions ou qui souhaitaient débattre.
Après Kisangani, Adolphe Muzito prévoit de se rendre dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec des étapes prévues à Beni, Butembo et Goma. Cette tournée à travers le Nord-Est du pays vise à présenter son projet de changement «pour une RDC unie et prospère».
Katumbi et Tshisekedi se livrent une guerre verbale
Par ailleurs, la campagne électorale est marquée par une guerre verbale entre les candidats Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi. Les deux protagonistes se lancent des piques virulentes à chaque occasion. Lors de son passage à Lubumbashi, Félix Tshisekedi a critiqué la gestion de Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga sans le nommer, évoquant notamment la destruction de la société nationale de chemin de fer du Congo (SNCC) et les activités privées dans le secteur du transport.
«Certains candidats viendront avec des discours séparatistes en vous disant que le Katanga nous appartient. Quand il était au Katanga, il n’a rien fait. Aujourd’hui, nous avons des gouverneurs patriotes au Katanga. Jacques Kyabula n’a pas fait son stade privé, Kyabula n’a pas fait sa société privée de transport, il n’a pas contribué à la faillite de la SNCC», avait autrefois déclaré Félix Tshisekedi.
En réponse, lors d’un meeting tenu le samedi 9 décembre à la place Sainte Thérèse dans la partie Est de la capitale congolaise, Moïse Katumbi a, lui aussi critiqué le bilan «chaotique» de Félix Tshisekedi, posant des questions à la population sur la baisse des prix des denrées alimentaires, la construction du métro promis et la création d’emplois.
«Est-ce qu’il a fait baisser le prix de la farine, du sac du riz, du carton de poulets ? A-t-il fait baisser le taux de change du dollar ? Vous a-t-il construit le métro promis à Kinshasa ? A-t-il créé des emplois ? Que des fausses promesses pendant cinq ans. C’est fini. Le 20 décembre, nous devons le chasser du pouvoir. Je suis Moïse, j’ai reçu de la part de Dieu la mission de sauver le pays», a annoncé Katumbi. Christian-Timothée MAMPUYA