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Cadre de concertation Centrale électorale-Conseil d’État, Denis Kadima est formel: «La Ceni ne ménage aucun effort pour l’organisation des scrutins combinés le 20 décembre 2023»
Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi a réaffirmé la ferme détermination de l’institution qu’il dirige ne ménageant aucun effort pour respecter le délai constitutionnel dans la tenue des scrutins combinés à la date du 20 décembre 2023.
Au cours du cadre de concertation entre la CENI et le Conseil d’État conduit par sa Première Présidente, Marthe Odio Nonde, organisé à Béatrice Hôtel, en vue d’harmoniser les vues et perceptions respectives sur la gestion future des contentieux de résultats.
L’opportunité a été à nouveau offerte au numéro un de la Centrale électorale de revenir sur cet engagement devant les Hauts magistrats tout en souscrivant les contours de ces moments d’échanges.
«L’activité de ce jour fait suite aux recommandations pertinentes de l’atelier sur la justice électorale entre la CENI et le Conseil Supérieur de la Magistrature organisé au même lieu, du 31 mai au 2 juin 2023, ayant permis aux deux institutions d’avoir une appréhension commune des dispositions légales et réglementations applicables dans la gestion des contentieux électoraux en République démocratique du Congo, particulièrement ceux des candidatures. La gestion de ces contentieux de candidatures a produit des résultats satisfaisants. Ce succès est sans nul doute le fruit de la participation des juridictions impliquées en l’occurrence les Cours d’appel faisant office des Cours administratives d’appel qui avaient bénéficié des échanges tenus lors de l’atelier précité. Mais surtout, des rencontres en provinces entre ces juridictions et les experts de la CENI dépêchés dans les 26 provinces pour assurer le suivi des contentieux des candidatures des députés provinciaux et des conseillers communaux. Cette expérience louable mérite d’être capitalisée pour une meilleure organisation des contentieux des résultats à venir», a souligné Denis Kadima Kazadi.
Profitant de cette occasion, le Président de la Centrale électorale a lancé un appel aux candidats, au moment où la campagne électorale tire vers sa fin, à six jours des scrutins.
Le tout pour privilégier la paix au cours de leurs échanges avec la population en mettant en avant les arguments convaincants plutôt que des muscles pour éviter toutes les formes de violences.
«Nous sommes à six jours des scrutins combinés et je lance un appel aux candidats de continuer à mener une campagne paisible et j’aimerai décourager les actes de violences qui surviennent de temps en temps. C’est un exercice démocratique au cours duquel les candidats doivent convaincre à partir des arguments, des idées qu’ils vont émettre au lieu de montrer leurs muscles. Pour ce qui est des cartes d’électeurs et nous savons qu’il y a des problèmes à ce sujet, mais la CENI, en plus de délivrer des duplicatas, rassure l’électorat que toutes les personnes régulièrement inscrites auront l’occasion d’exercer leur droit de vote. Que les électeurs se présentent avec leur carte quel que soit leur état, parce que pour être électeur, il faut avoir été inscrit sur la liste électorale. Qu’ils ne se découragent pas, ils seront pris en charge et en mesure de voter, même ceux qui ont perdu les leurs, on pourra toujours retrouver les traces de leurs noms», a-t-il rassuré.
Relevant, pour sa part, que les élections donnent lieu à la contestation notamment sur l’attribution des sièges, le déroulement et le dépouillement du vote sur la compilation des résultats, la Première Présidente du Conseil d’État, Marthe Odio Nonde, a relevé que la réussite des élections en cours est tributaire de l’agir sur le terrain de chaque acteur engagé dans ce processus.
«Le présent atelier regroupant les experts de la CENI et les Hauts magistrats du Conseil d’État vient à point nommé dans la mesure où il permet aux participants d’échanger sur certaines dispositions de la loi électorale dont l’interprétation laisse apparaître des divergences, car il est essentiel, pour une meilleure gestion du contentieux électoral que les intervenants à ce processus aient un même entendement. Le souhait du Conseil d’État est que ceux-ci se focalisent sur les aspects liés au vote électronique et semi-électronique, à la transmission des procès-verbaux de dépouillement au juge administratif, au quotient électoral, au seuil légal de représentativité, à l’annulation des résultats, à l’exécution par la CENI des décisions rendues en matière électorale», a indiqué la Première Présidente du Conseil d’État.
Non sans avoir exhorté l’ensemble des participants à des échanges fructueux pour le plus grand bonheur de la République démocratique du Congo.
Auparavant, le 1er Vice-Président de la CENI, Bienvenu Ilanga Lembow, soulignant l’importance du pouvoir judiciaire surtout en matière des contentieux, a fait valoir que celui-ci a un rôle capital à jouer dans le processus électoral.
C’est dans le droit fil des recommandations de la précédente rencontre entre les deux institutions appelées à travailler en binômes que se tient le présent atelier répondant à cette exigence.
D’autant que, a-t-il noté, la CENI va proclamer les résultats provisoires à l’issue des scrutins et ceux-ci seront pris en charge par les acteurs de l’appareil judiciaire, avant qu’ils ne deviennent définitifs.
C’est en somme durant toute la journée que les experts de la CENI et du Conseil d’États vont devoir échanger sur différents thèmes liés à ces opérations et aux procédures à observer. CELLCOMM/CENI