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Captures d'écran n'affiche jamais écran cassé. Rectifions d'abord l'orthographe de certains mots de cette expression. Son rédacteur qui est loin d'être son auteur aurait dû écrire " Une capture d'écran n'affiche jamais un écran cassé".
L'expression " Une capture d'écran n'affiche…
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Brazzaville : Tshisekedi ovationné, Kagame hué, le thermomètre politique d’un stade
Il y a des cérémonies qui dépassent le protocole pour devenir des révélateurs politiques. L’investiture du président Denis Sassou Nguesso, au stade de Kintélé, en a offert une démonstration éclatante. Dans une enceinte comble, deux séquences opposées ont capté l’attention : l’ovation réservée à Félix Tshisekedi et les huées visant Paul Kagame.
Dès son arrivée, le chef de l’État RD congolais a été porté par une vague d’acclamations. Du parvis à la tribune officielle, le public massivement acquis a salué un dirigeant perçu comme proche, presque familier. Dans ce stade de 60 000 places, rempli à craquer, l’instant a pris des allures de communion populaire. Une ferveur qui, au-delà de l’effet de foule, dit quelque chose de plus profond : la densité des liens humains, historiques et politiques entre les deux rives du fleuve Congo.
Car cette ovation ne relève pas du hasard. Elle s’inscrit dans la continuité d’une relation entretenue au sommet entre Félix Tshisekedi et Denis Sassou Nguesso, faite de proximité et de convergences. Une complicité que symbolisent aussi les rapports cordiaux entre leurs familles, notamment avec la Première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi bien que celle-ci n’ait pas effectué le déplacement.
À quelques minutes d’intervalle, le contraste fut saisissant. L’entrée du président rwandais Paul Kagame a suscité une réaction nettement plus froide, voire hostile. Des huées ont traversé les gradins, mêlées à de timides applaudissements, révélant une perception publique marquée par les tensions persistantes dans la région des Grands Lacs.
Ce double signal envoyé par la foule dépasse la simple anecdote. Il agit comme un baromètre des opinions populaires dans un espace régional où les enjeux sécuritaires, notamment dans l’Est de la RDC, continuent d’influencer les perceptions des dirigeants étrangers.
Réélu avec plus de 94 % des suffrages, Denis Sassou Nguesso entame un nouveau mandat sous le regard d’une région en recomposition. Et dans les tribunes de Kintélé, entre ovations et désapprobations, c’est toute la cartographie des affinités et des crispations régionales qui s’est brièvement dessinée.
Au final, plus qu’une investiture, Brazzaville aura offert une scène politique à ciel ouvert où le peuple, en quelques clameurs, a livré sa propre lecture des rapports de force en Afrique centrale.
Jérémie ASOKO