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Bébé Moseka dévoile le secret de sa réussite
Bébé Moseka, affectueusement appelée «Ma Bébé» compte parmi les milliers de vendeuses de pains qui opèrent à travers les 24 communes de Kinshasa. Son lieu de prédilection est le coin de l’avenue Tumba, au quartier 8, dans la commune de N’djili. Avec ce commerce, elle parvient à subvenir aux besoins de sa famille.
Le secret de sa réussite : «associer la vente du pain à d’autres produits tels que la margarine et la pâte d’arachides, afin de combler les pertes ».
C’est chaque jour, depuis une quinzaine d’années, que Bébé Moseka s’adonne à la vente de pains. Elle ne regrette pas pour autant d’avoir opté pour ce commerce. «Au départ, je n’y croyais pas. Je pensais que je n’allais pas m’en sortir. Mais j’ai osé. Les choses marchent bien», se réjouit-elle. Aujourd’hui Ma Bébé arrive à mourir sa famille : «J’ai scolarisé mes enfants de la maternelle jusqu’à l’université, avec les commissions que je touche mensuellement après la vente de pains. Deux de mes enfants sont à l’étranger, notamment en Afrique et en Europe. Ce n’est pas tout. Avec le fruit de mon commerce, j’ai acheté une parcelle», atteste-t-elle. «Il y a quelques années, je ne m’engageais que pour les pains d’une seule compagnie et j’attendais la commission. Au fil du temps, mon capital a augmenté je me retouve avec une enveloppe mensuelle consistante. J’achète au comptant et je ne dépends plus de personne».
Cette commerçante atteste qu’elle est abonnée à cinq sociétés de panification et achète cash : «Contrairement à d’autres personnes qui font la commande sans payer, j’achète au comptant. A la fin du mois ou à la quinzaine, c’est selon la société, j’ai ma commission. Par exemple, si je fais la commande de pains de 10.000 Fc, la commission est de 2500Fc. Et c’est chaque jour que je passe la commande des plusieurs types de pains à la grande satisfaction de ma clientèle».
Secret de la réussite
Ma Bébé dévoile le secret de sa réussite aux autres vendeuses des pains: «Je connais tous les secrets en rapport avec le commerce de pains, il faut avoir d’abord du courage et de la détermination. Pour prospérer dans cette activité, il faut l’associer à d’autres articles tels que l’arachide ou la pâte d’arachides ainsi que la margarine. Ce commerce annexe permet de combler le gap au cas où, par exemple, un client qui a acheté à credit n’arrive pas à honorer. Les bénéfices de la pâte d’arachide va ainsi faciliter de passer une nouvelle commande», conseille-t-elle.
Bébé Moseka insiste également sur le fait qu’il ne faut jamais brutaliser la personne qui a contracté une dette. Elle finira par payer, car le pain est un aliment qui se consomme chaque jour.
Aux femmes qui ne font rien, elle les encourage à avoir une activité. «Que les femmes ne croisent pas les bras. Qu’elles ne soient pas des mendiantes. Si la personne te donne aujourd’hui, demain elle ne le fera pas. Le travail garantit l’avenir de nos enfants. Je vis cette expérience», conclut-elle. Mbangu Mimiyound