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Après les empoignades au sein de l’USN : L’opposition bientôt en ébullition ?
Dans son discours d’investiture le 20 janvier courant, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) a abordé la question du porte-parole de l’opposition, remettant ainsi sur la surface le dossier laissé en suspens depuis le second et dernier mandat de son prédécesseur Joseph Kabila. Durant son premier quinquennat, FATSHI n’a pas du tout soulevé cette question.
Mais voilà que dès le premier jour de son second et dernier mandat, il met l’opposition devant ses responsabilités. Que se cache-t-il derrière ce qui paraît être un piège ? Car, en faisant remonter la désignation du porte-parole de l’opposition sur la table de la future Assemblée nationale, le chef de l’Etat sait pertinemment bien qu’il provoque là du grabuge dans le camp adverse.
Pour rappel, ce poste est constitutionnel. Mais depuis lors, il n’a jamais été occupé par quelqu’un, parce que les différents bureaux de la chambre basse du Parlement n’ont jamais aligné ce sujet parmi les points à traiter. « Selon certaines indiscrétions, les différents budgets votés pour ce poste seraient alloués au Coordonnateur du Mécanisme du suivi de l’Accord d’Addis-Abeba et ses services. Sous d’autres cieux, on parlerait de détournement« .
QUID DU PORTE-PAROLE DE L’OPPOSITION ?
Pour le Congolais lambda, il sied de clarfier le rôle que devraiet jouer le porte-parole de l’opposition. « D’aucuns n’ignorent que notre Constitution, élaborée en grande partie en Belgique, n’est que du copier collant d’autres constitutions. Les rédacteurs n’ont pas tenu compte des réalités congolaises. C’est pourquoi, sur le terrain, il y a beaucoup de contraintes qui se dressent pour son application« , commente un analyste politique.
Si à l’époque de Joseph Kabila, la désignation du porte-parole de l’opposition n’a pas eu lieu par la faute de différents bureaux de l’organe législatif national, avec Fatshi la cause risque d’être la mésentente au sein de l’opposition elle-même. Lorsqu’on se rappelle que les membres de cette plate-forme ont été incapables de se choisir un candidat commun à l’élection présidentielle, il est fort à parier qu’ils ne se mettent pas d’accord pour une question aussi facile à traiter.
Sur le plan constitutionnel, il n’y a pas matière à polémique étant donné que ce sont les élus de l’opposition qui vont exercer ce droit. Or, dans l’actuelle Assemblée nationale, à caractère pratiquement monocolore, il n’y a que quelques députés d’Ensemble de Moïse Katumbi qui émergent. Les autres partis et regroupements politiques qui se réclament de l’opposition ont fait piètre figure.
Ensemble non partant
Si logiquement, le poste de porte-parole de l’opposition doit revenir à Moïse Katumbi, il se pose tout de même une question sur le plan pratique, étant donné que le leader d’Ensemble ne reconnaît pas les résultats des élections générales du 20 décembre 2023, tels que proclamés par la CENI de Denis Kadima.
Comment quelqu’un qui ne reconnaît pas la légitimité du président de la République en place, peut-il accepter de traiter avec son pouvoir ? Dans ce cas, comme nous connaissons la boulimie du pouvoir des politiciens congolais, un opportuniste peut surgir de quelque part pour revendiquer ce poste, prétextant ne pas appartenir à la famille politique de Félix Antoine Tshisekedi.
Il va naître ensuite une polémique stérile dont la solution pourrait venir du manoeuvrier qui nous a montré ses qualités de véritable animal politique. La responsabilité dans ce cas reviendrait, non à l’actuel chef de l’Etat, mais aux soi-disant membres de l’opposition incapables de se mettre d’accord sur une petite question, mais excellents pour des turpitudes.
Si ces scenarii catastrophes se font jour c’est-à-dire si du côté de l’Union sacrée de la nation l’implosion qui se dessine voit le jour, et si l’ opposition fait naufrage après sa défaite aux élections, la jeune et fragile démocratie rd congolaise va davantage battre de l’aile, au grand dam malheureusement du peuple qui vit dans des conditions infra humaines. Muke MUKE