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2028 : l’UDPS plante déjà le décor pour éviter les surprises
L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel, ne veut pas être pris de court par rapport aux échéances électorales de 2028. C’est pourquoi, son secrétaire général, Augustin Kabuya, vient de mettre en place une commission technique pour préparer le congrès extraordinaire projeté au mois de décembre 2025. Cette décision est prise dans la foulée de la réconciliation qui vient d’être scellée entre les deux camps antagonistes du secrétaire général Augustin Kabuya et de Déo Buzibu, secrétaire général adjoint.
Sans toutefois désigner les animateurs des structures mises en place, le document en notre possession indique que cette commission technique a pour mission d’assurer la planification et la coordination des volets technique, matériel et financier relatifs aux assises dudit congrès. Elle est composée de 75 membres, et sera dirigée par un coordonnateur assisté de deux adjoints, d’un secrétaire -rapporteur et d’un chargé des finances, tous deux secondés par un adjoint chacun. Leur rapport est à déposer auprès du président du parti 14 jours après leur installation.
Comme pour faire les choses en détail, M. Kabuya a créé parallèlement une commission spéciale chargée de rédiger les statuts révisés du parti, constituée de 50 membres. Elle a à sa tête un coordonnateur, deux adjoints, un secrétaire -rapporteur et un chargé des finances, les deux derniers ayant respectivement un adjoint.
Il est grand temps de remettre une fois pour toutes de l’ordre au sein du parti présidentiel après plusieurs mois des querelles intestines.
Ce congrès sera un grand moment historique pour ce parti qui a fait parler de lui durant la période dictatoriale de la IIème république.
Arrivé aux affaires à la faveur des élections de 2018 après plusieurs années dans l’opposition, pour le parti présidentiel, l’apprentissage de l’exercice du pouvoir n’a pas été une mince affaire. Malheureusement, le scandale est parti de certains de ses cadres à qui le président de la République a confié des responsabilités étatiques. Il y en a qui, à cause de leur forfaiture, se sont retrouvés en prison, au grand dam des militants de première heure qui voyaient en leur parti un modèle de bonne gouvernance.
Petit à petit, le pays se dirige vers un autre cycle électoral dont les échéances sont programmées en 2028.
Le congrès extraordinaire de décembre prochain devrait, outre la restructuration du parti, réfléchir sur ces échéances.
L’UDPS est l’un des plus anciens partis politiques du pays. Son histoire est émaillée de plusieurs événements. Son passage au pouvoir doit laisser des traces indélébiles pour les générations futures. C’est pourquoi le congrès programmé pour décembre doit être mis à profit pour faire un examen sans complaisance de son fonctionnement. C’est aussi une opportunité tout indiquée de jeter les bases d’un nouveau départ. Car, le spectacle nous offert pendant près d’une année par les camps Kabuya et Buzibu, jusqu’à provoquer mort d’homme, est indigne d’un parti au pouvoir.
D’aucuns espèrent qu’après le congrès, les rangs seront plus que resserrés pour le bonheur de ceux qui en tiennent à l’idéal de ce parti.
Servir d’exemple
La tenue du congrès extraordinaire de l’UDPS va sans doute réveiller les autres partis politiques qui sont tombés dans la somnolence attendant seulement la période de la campagne électorale pour se faire entendre.
Le parti de la 10ème rue a intérêt à réfléchir sur son bilan qu’il va défendre en 2028. Le congrès constitue une opportunité de colmater les brèches constatées durant les deux mandats de son président à la tête du pays.
C’est aussi une occasion de réunifier les différentes factions créées qui ont vu le jour ces dernières années. UDPS tel, UDPS tel autre dont la plupart ne sont que des coquilles vides. C’est aussi le moment indiqué de faire le rappel des troupes pour un parti politique fort et bien organisé. Même si Félix Tshisekedi ne pourra pas briguer un troisième mandat en 2028, son parti ne va pas disparaître pour autant. L’ANC n’a pas disparu avec Nelson Mandela ou Thabo Mbeki. Les hommes passent mais les institutions restent.
Muke MUKE