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Zaïda Catalan – Michaël Sharp : le procès reprend à la Haute Cour militaire !
A l’instar de Human Rights Watch (HRW), nombre de défenseurs des droits de l’homme impliqués dans le procès « Kamwena Nsapu » contestent le verdict de la Haute cour militaire. Ils sollicitent toutefois la réouverture du même procès à la même cour.
Il y a quelques jours que la Cour militaire de Kananga avait rendu son verdict dans l’affaire Kamwena Nsapu, opposant l’Auditeur militaire à une kyrielle d’accusés dont le colonel Biamwenze. On leur reproche entre autres le massacre des populations
Ainsi, ont été condamnés à la peine de mort cinquante prévenus. On leur a aussi infligé dix ans seulement, pour violation des consignes. En l’occurrence, le colonel Jean de Dieu Mambweni considéré comme celui qui a piégé les deux experts de l’Onu, Michaël Sharp et Zaïda Catalan, en les envoyant à la mort dans le village de Bukonda, aux mains des miliciens.
10 ans de prison seulement pour un tel personnage dans un procès criminel ne pouvaient que récolter l’indignation à travers le monde. C’est ce qui explique qu’à l’Onu tout comme dans toutes les Ongd internationales on a tapé du poing sur la table pour que de nouvelles enquêtes soient ouvertes pour rétablir la vérité et que le colonel Biamwenze soit condamné à une lourde peine et non les 10 ans que les uns et les autres trouvent, à juste titre, d’impunité.
L’Auditeur militaire de Kananga est allé dans ce sens en formant son appel contre le jugement de la Cour militaire de la ville précitée. Il justifie cette action pour les 10 ans de prison du colonel Biamwenze où il va requérir un emprisonnement à perpétuité.
Cet appel de l’Auditeur militaire vise aussi les cinquante autres accusés, condamnés à mort, pas pour que leur peine soit revue, loin s’en faut, mais plutôt pour se conformer à l’exigence légale sur la peine de mort.
En effet, la RDC a signé un moratoire sur la peine capitale. C’est-à-dire qu’on ne peut plus condamner à cette peine et la peine la plus lourde devient la prison à vie. D’où, il faudra commuer en perpétuité la peine de mort, infligée aux cinquante accusés. Le procès va alors reprendre à la Haute Cour militaire qui devra statuer sur l’appel. La procédure recommence à zéro et les parties vont devoir présenter leurs moyens.
Le Parquet militaire a les arguments pour confondre le colonel Biamwenze des FARDC qui avait conduit à la mort les deux experts de l’Onu et leurs quatre accompagnateurs congolais, tout étant aux mains des miliciens du chef coutumier Kamwena Nsapu.
Ces derniers étaient en train d’y commettre des massacres avec existence possible des charniers. Ces deux experts de l’Onu avaient pour mission de tirer tout cela au clair par leur enquête.
On ne les reverra plus. Nulle part, la responsabilité de l’Etat congolais. C’est ce que les défenseurs des droits de l’homme, impliqués dans ce procès, vont tenter d’obtenir à la Haute cour militaire, appelée à statuer en appel.
En 2014, le puissant chef coutumier Kamwena Nsapu avait été abattu. Ce qui a soulevé la révolte armée de ses partisans qui ont créé la milice Kamwena Nsapu. En un clin d’œil, cette rébellion a mis à feu et à sang tout le grand Kasaï. On connaît la suite. KANDOLO M.