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À Vienne, la RDC et l'ONU renforcent leur coopération contre les violences sexuelles dans l'Est du pays
En marge de la Conférence de Vienne marquant le 25ème anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies sur "Femmes, Paix et Sécurité", la vice-ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a rencontré Pramila Patten, Secrétaire générale adjointe des Nations unies et Représentante spéciale chargée de la lutte contre les violences sexuelles en période de conflit. Une entrevue centrée sur la situation préoccupante dans l'Est de la RDC et sur le renforcement des mécanismes de coopération pour lutter contre ce fléau.
Au cours des échanges, la vice-ministre congolaise a évoqué la persistance des violences sexuelles qui continuent de frapper les femmes et les filles dans les zones affectées par les conflits armés à l'Est du pays. Ces exactions, qui aggravent la crise humanitaire et fragilisent le tissu social, demeurent l'un des défis majeurs pour la consolidation de la paix et la protection des populations civiles.
Face à cette réalité, Kinshasa a réaffirmé sa détermination à intensifier les efforts nationaux et à renforcer les partenariats internationaux en vue de prévenir ces crimes, protéger les victimes et poursuivre les auteurs.
Vers une coopération renforcée avec les Nations unies
Les discussions ont également porté sur les pistes concrètes pour améliorer la collaboration entre la RDC et les Nations unies, notamment en matière de prévention, de sensibilisation, de soutien aux survivantes et de renforcement des capacités institutionnelles. L'objectif partagé est d'intensifier les actions coordonnées afin de lutter efficacement contre l'impunité et de promouvoir un environnement sécurisé pour les femmes dans les zones de conflit.
La rencontre s'inscrit dans le cadre plus large de la mise en œuvre de la Résolution 1325, qui place la protection des femmes et leur participation aux processus de paix au cœur des stratégies internationales de sécurité et de stabilisation.
À travers cette démarche, la diplomatie congolaise entend consolider les alliances internationales autour d'un enjeu crucial pour la stabilité du pays et la dignité humaine. En renforçant sa coopération avec l'ONU, la RDC cherche à mobiliser des appuis techniques et politiques pour accélérer la lutte contre les violences sexuelles, considérées comme une menace directe à la paix durable.
Alors que la communauté internationale commémore un quart de siècle d'engagement en faveur de l'agenda "Femmes, Paix et Sécurité", la participation active de la RDC à ces discussions témoigne d'une volonté affirmée de transformer les engagements internationaux en actions concrètes sur le terrain.
Jérémie ASOKO