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Uniformisation du calendrier académique : Une importante décision qui exige du courage pour son application
Le gouvernement vient de prendre une importante décision dans le secteur de l’enseignement supérieur et universitaire. Il s’agit de l’uniformisation du calendrier académique dans tous les établissements d’enseignement supérieur et universitaire. Une très bonne décision applaudie et par les parents d’étudiants et par les étudiants. Le moment était venu pour mettre fin à cet imbroglio qui fait que même à l’intérieur d’une université ou d’un institut supérieur, chaque faculté ou département avait son propre calendrier académique. Depuis plusieurs années, nos universités et instituts supérieurs vivent dans un désordre indescriptible en cette matière. Si cette résolution est arrivée à point nommé, reste à savoir si son application sera effective vu que le mal est profondément ancré dans l’esprit de ceux qui se plaisent dans cette cacophonie.
Avant toute chose, il importe de déterminer les causes qui ont perturbé le calendrier académique dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire depuis des lustres. À ce propos, il faut souligner que c’est à Kinshasa que cette situation est le plus vécue, surtout à l’université de Kinshasa (UNIKIN).
À la base de ce désordre, l’influence des professeurs politiciens qui imposent leur diktat aux autorités académiques. Partagés entre les cours et les activités politiques, certains profs privilégient ces dernières au détriment des auditoires. Comme les responsables de leurs institutions académiques souffrent de complexe d’infériorité devant eux, ils se permettent de dispenser des enseignements à leur gré.
En outre, il y a le cumul des agendas qui pose problème. Certains profs donnent cours dans plusieurs institutions académiques. Ils sont tantôt à Kinshasa, tantôt à Lubumbashi, tantôt à Kisangani, et ailleurs. Comme des gens qui veulent manger à tous les râteliers, ils accordent la priorité là où ils sont payés cash en tant que visiteurs au détriment de leur établissement d’origine.
À examiner de près ce méli mélo, l’on découvre que les profs qui se livrent à ces acrobaties sont à la recherche du mieux-être, étant donné que les rémunérations payées par l’Etat congolais ne suffisent pas à couvrir leurs besoins. Par conséquent, la solution structurelle à ce problème est l’amélioration sensible des salaires du personnel académique pour les mettre à l’abri de leurs besoins élémentaires.
Le respect de la loi sur l’enseignement supérieur et universitaire.
L’harmonisation du calendrier académique n’est pas le seul casse- tête qui trouble la quiétude du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi et des membres de son gouvernement. Au nombre des multiples problèmes qui minent ce sous-secteur de l’éducation nationale, il y a aussi le problème de recrutement du personnel académique dont la qualité affecte dangereusement le niveau de l’enseignement.
En principe, le règlement stipule que pour être retenu assistant, il faut avoir obtenu au moins deux fois la mention « distinction » durant les 5 ans de graduat et de licence si l’on se réfère à l’ancien système, avant le LMD actuel. Mais actuellement, cette disposition est battue en brèche, notre société étant gangrénée par une dangereuse corruption. Même l’université qui est sensée former l’élite du pays n’est pas épargnée par cette « lèpre ».
Le recrutement vaille que vaille de certains assistants qui deviennent plus tard des profs alors qu’ils n’ont pas le profil requis, est en grande partie la cause de la baisse de la qualité de l’enseignement supérieur et universitaire.
Par ailleurs, la nomination des autorités académiques n’obéit pas à la loi sur le sous-secteur dont il est question ici. Pour le cas des recteurs des universités et des directeurs généraux des instituts supérieurs par exemple, alors que cette loi prévoit leur désignation après leur élection par leurs pairs professeurs, aujourd’hui c’est par des recommandations politiques que quelqu’un peut accéder à ces postes. Cette pratique, qui enfreint les règles de jeu, ternit l’image de notre système éducatif au niveau supérieur et universitaire.
C’est pourquoi, tout en applaudissant la décision gouvernementale sur l’harmonisation du calendrier académique, le citoyen lambda appelle le gouvernement à aller plus loin avec les réformes dans ce secteur et à s’armer de beaucoup de courage pour l’application intégrale de la décision susmentionnée.
Muke MUKE