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UDPS : les secrétaires nationaux accusent le C64 de vouloir semer le chaos
Les secrétaires nationaux de l’UDPS/Tshisekedi, membres de la Dynamique pour le Congrès extraordinaire, montent au créneau. Dans une déclaration rendue publique lundi à Kinshasa, ils accusent la plateforme d'opposition C64 d'avoir prémédité des violences lors du sit-in du 12 juin aux abords du Palais du Peuple, tout en réaffirmant leur soutien au projet de changement de la Constitution et à la restructuration du parti dans le strict respect de ses textes.
Selon ces cadres de l’UDPS, le rassemblement de l'opposition devait initialement se tenir sur le terrain Assosa, dans la commune de Kasa-Vubu, conformément aux concertations menées avec les autorités provinciales et les services de sécurité. Ils soutiennent toutefois que les organisateurs auraient délibérément modifié leur itinéraire afin de forcer l'accès au Palais du Peuple, provoquant les affrontements qui ont perturbé la circulation pendant plusieurs heures. Les signataires estiment que cette démarche visait à créer un climat de chaos. Ils évoquent notamment la présence de personnes armées de machettes et de gourdins, affirmant que les forces de l'ordre ont réussi à empêcher une escalade grâce à l'utilisation de moyens antiémeutes et de balles non létales.
Halte à la victimisation
Les secrétaires nationaux rejettent également les accusations portées contre la Police nationale. À les en croire, les vérifications effectuées auprès des services de sécurité et des structures hospitalières font état d'une quinzaine de blessés, dont plusieurs membres des forces de l'ordre. Ils dénoncent ce qu'ils qualifient de "stratégie de victimisation" du C64, destinée, selon eux, à attirer la sympathie de partenaires extérieurs.
Au-delà des événements du 12 juin, la déclaration s'attarde sur les tensions internes qui secouent l’UDPS. Les secrétaires nationaux fustigent des initiatives de restructuration entreprises, selon eux, by des autorités non reconnues par les instances compétentes du parti. Ils appellent au respect des résolutions de la Convention démocratique du parti (CDP) et réaffirment leur confiance envers la Haute Autorité de référence pour conduire la mise en place d'un nouveau leadership avant le Congrès extraordinaire.
Nécessité d’une réforme
Sur le débat constitutionnel, les responsables de la Dynamique pour le Congrès extraordinaire rappellent les positions historiques du fondateur du parti, Étienne Tshisekedi, qui plaidait pour le remplacement de l'actuelle Constitution. Ils soutiennent que cette réforme répond à un engagement politique ancien de l'UDPS et rejettent les critiques assimilant cette initiative à une volonté de préparer un troisième mandat présidentiel.
Les signataires concluent leur déclaration en appelant les Congolais à soutenir les actions du président de la République et du Gouvernement, tout en invitant la population à se mobiliser derrière l'équipe nationale de football engagée dans la Coupe du monde 2026. À travers cette sortie médiatique, les secrétaires nationaux de l'UDPS affichent une double ligne de défense : conforter la position de leur famille politique sur les récents événements sécuritaires de Kinshasa et resserrer les rangs autour des réformes institutionnelles et des échéances internes du parti.
Jérémie ASOKO