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SUITE AU NON RESPECT DES ACCORDS DE BIBWA 1 et 2 : Chefs de travaux et assistants en grève dès ce 09 décembre
Le Syndicat national des chefs des travaux et Assistants des services académiques (Synacass) s’attend à lancer un mouvement de grève ce lundi 09 décembre à partir de 07 heures sur l’ensemble du territoire national. Ce, suite au non-respect des engagements pris par le Gouvernement lors des accords de Bibwa 1 et Bibwa 2, renseigne un communiqué rendu public le mercredi 04 décembre dernier.
L’engagement pris doit rimer avec les mesures concrètes. Ce mélange est loin d’être homogène entre le Gouvernement congolais et les syndicalistes de l’Enseignement supérieur et universitaire (Esu).
Loin s’en faut. D’un côté, une promesse d’amour et de l’autre un voeu pieu des actes d’amour.
Le mouvement, initié par le banc Syndical de l’Esu a pris corps. Le Synacass accuse l’Exécutif national de n’avoir pas honoré la plupart des dispositions convenues lors des négociations qui avaient mis fin à la grève générale de janvier 2022.
« Nous restons déterminés jusqu’à un changement radical de la situation sociale du personnel, vivant en dessous de la moyenne« , renseigne le communiqué.
Dans le lot des griefs majeurs, le syndicat fustige que 70 % des unités non mécanisées demeurent encore sans salaire ni prime institutionnelle, malgré les promesses faites par les autorités. De même, la correction des grades, censée concerner 80 % des personnels payés à un grade inférieur, n’a pas été réalisée.
LA MISE EN ŒUVRE INCOMPLÈTE DU COMITÉ PERMANENT DE SUIVI
Hormis, le non-paiement intégral de la prime institutionnelle. Ce, bien que la première tranche ait été appliquée en avril 2023, la paie complémentaire n’a été effectuée que sur un seul mois, rendant incertaine l’exécution totale de cette disposition.
Le syndicat a noté également l’absence de paiement de la prime de recherche, pourtant prévue dans les accords, et la mise en œuvre incomplète du Comité permanent de suivi chargé de veiller au respect des engagements.
Enfin, l’organisation d’un contrôle conjoint des effectifs dans les établissements de l’Esu « n’a jamais été concrétisée » laissant planer des doutes sur la volonté du gouvernement de répondre aux préoccupations des enseignants.
À en croire le Synacass, cette grève résulte d’une décision collective le Syndicat rejette toute tentative de minimiser son importance ou de détourner ses objectifs au profit d’intérêts individuels. Ledit communiqué critique les actions de certains acteurs qui cherchent à discréditer le mouvement syndical en s’érigeant en porte-parole officieux.
Le Synacass a appelé à une mobilisation générale et à l’unité pour garantir la réussite de cette grève, rappelant les acquis obtenus grâce à la mobilisation de janvier 2022.
Gloire BATOMENE
Du préavis de grève du ban syndical
CT, Asssitants et CPP de la RDC, tous les établissements confondus, la Coordination nationale vous informe que le préavis de grève du ban Syndical de l’ESU continue à produire ses effets. La grève aura bel et bien lieu le 09 décembre 2024 à partir de 7h sur l’ensemble du territoire national. Sauf décision contraire du Ban Syndical. Pas d’un individu qui s’érige en porte-parole du Ban Gouvernemental et qui se soustrait des actions syndicales collectives pour des intérêts personnels liés à son positionnement.
Projetée par le Ban Syndical uni, seul le Ban Syndical de l’ESU dans son unité a le pouvoir de prendre une option contraire.
Historique
Le 05 janvier 2022, une grève générale est décrétée, pour les CT, Assistants et CPP, par le SYNACASS. Vous vous rappellerez de la mobilisation générale faite sur l’ensemble du territoire national. Les autres structures du ban Syndical en avait fait autant.
La coordination nationale vous remercie pour cet exploit, encore récent et reste confiante pour la mobilisation générale à partir du 09 décembre 2024.
Des négociations furent organisées par le Ban Gouvernemental, lesquelles aboutirent à la signature des accords.
La première tranche de l’accroissement sur la prime institutionnelle est l’œuvre des accords de Bibwa 1 et des pressions répétées du Ban Syndical (suite logique de la grève de janvier 2022). Ce n’est pas l’œuvre d’une structure isolée ni d’un individu (qui a voulu s’en attribuer le mérite). D’ailleurs, on peut se rappeler qu’ils n’étaient même pas en grève en 2022.
Il n’y a pas de noblesse dans la déformation de la vérité et l’usage de l’approche du ticket gratuit: ils luttent, nous observons. En cas de résultats, nous en tirerons aussi profit et nous pouvons même faire croire que c’est nous qui en sommes artisans. Mensonge.
De la situation actuelle
À Bibwa 2, le Gouvernement s’est engagé à appliquer toutes les dispositions des accords de Bibwa 1, dans leur totalité.
Vous vous souviendrez que 80% des engagements pris par le Gouvernement en 2022 dans les accords de Bibwa 1 n’étaient pas respectés:
1. Mécaniciser au salaire de base et à la prime institutionnelle toutes les unités non payées (vous pouvez sans statistiques réels faire le constat dans vos établissements respectifs).
jusqu’à présent 70% d’unités non payées, les demeurent encore;
2. La correction de grade pour toutes les unités payées au grade inférieur (vous pouvez faire le constat).
A ce jour, 80% de camarades payés au grade inférieur, demeurent encore dans cette situation.
3. Un accroissement sur la prime institutionnelle.
Appliquer à 50% depuis avril 2023. La paie complémentaire à cet effet, n’a été faite que sur 1 mois/3. Malgré l’engagement du dossier dans le circuit financier, obtention d’un DTO et d’un OPI, la paie complètementaire est restée une histoire à raconter. Voilà pourquoi le banc syndical ne peut se fier à cette théorie car en a l’expérience.
4. payer une prime de recherche. Jamais payée jusqu’à ce jour;
5. mettre en place un Comité permanent de suivi avec une mission précise.
A ce jour, la convocation des travaux de cette commission n’est pas encore effective. Toutefois les arrêtés et notifications sont déjà signés (c’était une exigence du Banc Syndical de l’ESU is avant la signature des accords de Bibwa 2);
6. organiser un contrôle (syndicat-Ministère) dans tous les établissements de l’ESU afin d’une maîtrise des effectifs. Ce contrôle n’a jamais eu lieu;
Appurer les arriérés, tel que repris dans nos déclarations, consiste donc à répondre, pour le Gouvernement, positivement et sans ambages à toutes ces revendications. Tels sont les termes des accords de Bibwa2.
De la paie complémentaire
La signature de l’OPI est effective. Ce n’est pas une nouvelle information pour le Ban Syndical, tel que a voulu le faire croire le Porte-parole syndicaliste du Banc Gouvernemental.
Le Ban Syndical fait pression pour l’intérêt général.
Le SYNACASS reste aligné dans la logique de La Défense de l’intérêt général du personnel de l’ESU et reste déterminé jusqu’au changement radical de la situation sociale d’un personnel vivant en dessous de la moyenne.
Nous sommes convaincus que les Professeurs de l’Université de Kinshasa, communauté de savants, ne sont pas dupes. Ils comprennent clairement que la démarche de porter atteinte à la noble action syndicale avec un tel mépris, ne peut profiter qu’à son auteur. Nous les invitons à s’organiser pour barrer la route à toute action complaisante ne répondant pas à la logique des intérêts de la majorité.
On revient à la décision prise lors d’une assemblée générale qu’en convoquant une autre.
Fait à Kinshasa, le 04 décembre 2024.
Conseiller Juridique
Ass2 Jean Dedieu Ngunga