Dernière minute
Société
Dicton populaire en kikongo, "Kondwa kaka nzimbu, bosi wamona mavangu ma n'kentuako", quasiment l'équivalent de la version en lingala de : "Zanga mbongo omona bizaleli ya muasi nayo". En français, cet adage peut-être traduit de la manière suivante : " Sois en manque d'argent, et tu verras/…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Neuf cas confirmés de maladie à virus Ebola ont été enregistrés dans la zone de santé rurale de Mutwanga, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, depuis le lancement de la riposte le 20 août…
Étranger
Le Secrétaire d’État adjoint américain, M. Christopher Landau, a affirmé, vendredi à New York, l’engagement des Etats-Unis pour le développement de la région du Sahara sous la souveraineté du…
Nation
Les prix des tomates connaissent une baisse notable sur plusieurs marchés de Kananga au Kasaï-Central. Une évolution qui soulage les ménages après une période marquée par des prix beaucoup plus…
Production de gaz: le poids de l’Afrique va doubler d’ici 2050
Le développement africain va faire exploser la demande et la production de gaz sur le continent d’ici 2050, à en croire un récent rapport. Projets et partenariats se sont d’ailleurs multipliés ces derniers mois.
L’Afrique est en passe de devenir un géant gazier incontournable. Le continent, qui pesait déjà 6% de la production mondiale en 2021, en représentera 11% d’ici 2050, à en croire un rapport du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG).
La production de l' »or bleu » devrait ainsi doubler, passant de 260 milliards de m3 en 2021 à 585 milliards de m3 en 2050. Le continent sera le principal responsable de la croissance mondiale sur le front du gaz, derrière le Moyen-Orient. La production planétaire devrait augmenter de 36% d’ici 2050.
L’Afrique capitalisera surtout sur son marché intérieur, souligne le rapport. En effet, l’urbanisation et la croissance économique tirent la demande vers le haut.
Alors que certains observateurs craignent de voir les exploitations gazières se développer en Afrique, redoutant notamment leur impact écologique, le FPEG s’inscrit d’ailleurs en faux. Le développement économique ira de pair avec la protection de l’environnement, selon le Forum.
« Il est clair qu’il n’y a pas d’autre alternative pour l’Afrique que d’utiliser ses ressources naturelles, de réduire la pauvreté et de poursuivre le développement socio-économique. Le narratif qui veut que l’Afrique ne doit pas développer ses ressources naturelles, notamment le gaz naturel, est erroné. Une Afrique prospère sera plus à même de protéger l’environnement« , affirme ainsi le rapport du FPEG.
Un simple doublement du PIB africain, objectif plutôt modeste, mènera à une augmentation de la demande en énergie de 150%, précise encore l’étude.
Partenariats africains
Depuis plusieurs mois, des projets gaziers fleurissent sur le continent africain, s’appuyant parfois sur la coopération entre plusieurs pays. Début septembre, la Guinée équatoriale a ainsi présenté son plan pour créer le Central African Pipeline System (CAPS), réseau de gazoducs et d’oléoducs, devant relier entre eux 11 États d’Afrique centrale.
La Guinée équatoriale a d’ailleurs récemment déclaré que Moscou serait la bienvenue pour apporter son expertise sur ce réseau de 6.500 kilomètres. Des sociétés russes ont également été approchées par l’Éthiopie, qui cherche à rentabiliser le bassin gazier de l’Ogaden.
Plus au Nord, l’Égypte a récemment annoncé vouloir doubler ses exportations de gaz naturel pour atteindre un total de 1 milliard de dollars pour 2023. En cette période de tension sur les marchés, l’Algérie reste par ailleurs très courtisée, notamment par les Européens aux abois.