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Pretoria « fait son entrée sur la scène internationale » avec des manœuvres dans l’océan Indien
Les deuxièmes exercices navals organisés par trois pays du BRICS ont débuté dans l’océan Indien, au large de l’Afrique du Sud. Deux analystes politiques, Eguegu Ovigwe et Ivan Konovalov, interrogés par Sputnik analysent la portée de ces manœuvres pour la Russie et l’Afrique du Sud.
Les manœuvres Mosi-2 qui ont réuni des navires sud-africains, russes et chinois dans l’océan Indien, marquent « l’entrée très sérieuse de l’Afrique du Sud« , une grande puissance régionale, sur la scène internationale, a déclaré à Sputnik Igor Konovalov, expert militaire et analyste politique.
« Ces exercices sont, avant tout, un relèvement très important du statut de cette puissance de l’Afrique subsaharienne« , a-t-il indiqué.
Ces entrainements sont aussi « un indicateur de l’indépendance de cette République« . L’Occident a exprimé son indignation suite à l’annonce par Pretoria de sa participation aux manœuvres. Mais il a reçu une réponse assez dure après avoir essayé d’exercer des pressions sur l’Afrique du sud.
« Ainsi, l’Afrique du Sud mène sa coopération tant militaire qu’économique comme une puissance souveraine« , note M.Konovalov.
Les exercices se déroulent sous le drapeau de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), mais ils impliquent trois pays qui font partie d’un bloc international influent appelé BRICS. « L’interaction militaire des trois pays de ce bloc est également un facteur très important« , à son avis.
La Russie n’est pas isolée
Les manœuvres Mosi-2 montrent en outre que la Russie a des partenaires, malgré les tentatives de certains pays à l’isoler, affirment à Sputnik M.Konovalov et Eguegu Ovigwe, analyste politique spécialisé dans la géopolitique et les affaires africaines chez Development Reimagined.
L’Occident a « essayé de dépeindre la Russie comme un paria, mais la Russie contrecarre ce récit en entreprenant des efforts diplomatiques massifs à travers le monde, en particulier dans les pays africains« , explique l’expert nigérian.
Toutefois, il ne faut pas considérer les manœuvres Mosi-2 comme une réaction à la situation actuelle sur la scène mondiale et aux sanctions adoptées après le début de l’opération russe en Ukraine, insiste M.Ovigwe.
« Ces exercices ne concernent en aucun cas le conflit en Ukraine, car les premiers exercices entre ces trois pays ont eu lieu en 2019, bien avant la guerre d’Ukraine« , rappelle-t-il.
La piraterie encore d’actualité
Les marines des trois pays s’entraîneront à réagir aux catastrophes naturelles et à lutter contre la piraterie, « ce problème reste d’actualité pour l’Afrique du Sud« , ajoute M.Konovalov.
Les manœuvres Mosi-2 se tiennent du 17 au 27 février 2023 au large de l’Afrique australe, dans l’océan Indien.