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Migration : la Belgique met en garde contre les demandes d'asile à motif économique
La ministre belge de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, en mission de travail à Kinshasa, a déclaré qu'il ne valait pas la peine de se rendre en Belgique pour y introduire une demande d'asile lorsque les motivations sont d'ordre économique, au regard du faible taux de reconnaissance enregistré ces derniers mois.
Selon la ministre, le taux d'acceptation des dossiers introduits par des ressortissants congolais est tombé à 10,7 % au premier trimestre 2026, contre 14,9 % en 2025, alors que la République démocratique du Congo figure désormais parmi les principaux pays d'origine des demandeurs d'asile en Belgique.
" Plus de 450 dossiers ont déjà été enregistrés au cours des trois premiers mois de l'année", a-t-elle précisé.
Elle a, en outre, relevé que la majorité des demandes proviennent de Kinshasa, et non des provinces de l'Est touchées par les conflits armés, estimant que le nombre de ces requêtes sont liées à des considérations économiques ou financières, lesquelles ne répondent pas aux critères d'octroi du statut de réfugié selon la législation belge.
Au cours de son séjour dans la capitale congolaise, Anneleen Van Bossuyt s'est entretenue avec le vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, ainsi qu'avec les responsables de la Direction générale de migration (DGM).
Les échanges ont porté sur le renforcement du contrôle des visas, la lutte contre les abus des procédures de séjour ainsi que l'accélération du retour des personnes déboutées.
Cette visite rentre dans le cadre du renforcement de la coopération entre Kinshasa et Bruxelles sur les questions migratoires, dans un contexte marqué par la hausse des demandes d'asile congolaises en Belgique.
TMB