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Luozi : les éleveurs de gros bétail se regroupent dans une structure pour booster leurs activités
Tout est bien qui finit bien. Les éleveurs de gros bétail du territoire de Luozi viennent de créer un regroupement pour stimuler leurs activités qu’ils exerçaient jusque-là en ordre dispersé. Les membres du bureau de cette association - dont la dénomination reste à déterminer - ont été élus le vendredi 6 décembre par la quarantaine d’éleveurs des bovins qui ont participé à l’atelier organisé par le Centre régional d’appui et de formation pour le développement (Crafod) dans la capitale du Manianga.
Le bureau du regroupement des éleveurs de gros bétail de Luozi est représentatif de 10 secteurs du territoire éponyme. A savoir : Balari, De la Kenge, Kimbanza, Kimumba, Kinkenge, Kivunda, Mbanza Mona, Mbanza Muembe, Mbanza Ngoyo et Mongo Luala.
Pour son premier mot, le président élu de l’association des éleveurs a été avare de déclaration.
Il a déclaré que le moment est venu de mettre en application les connaissances acquises au cours de l’atelier.
«Maintenant nous allons mettre en application tout ce que nous avons traité (au cours de cet atelier) pour que nous, éleveurs, ne pleurions plus individuellement, mais que les pleurs soient collectifs. Nous nous réservons de beaucoup parler, mais le savoir-faire et le savoir-être vont témoigner en notre faveur. Nous prenons l’engagement de faire tout ce qu’il faut pour que notre association aille de l’avant», a déclaré Mambweni Frédéric.
Et le directeur du Crafod d'encourager les éleveurs en s'inspirant de la pensée de Saul Alinsky pour leur dire que maintenant qu’ils ont le pouvoir, ils doivent s’organiser.
«Le changement vient du pouvoir et le pouvoir vient de l’organisation. Pour agir, les gens doivent se mettre ensemble». Le boulot de l’organisateur est de commencer par amener les gens à mettre leur confiance et leur expérience dans l’organisation, c’est-à-dire en eux-mêmes... (Saul Alinsky).
L’administrateur de territoire ad intérim, Célestin Lusiama, leur a signifié que diriger n’est pas aisé mais qu’ils doivent se sacrifier, que leur regroupement sera fort s’il l’est financièrement aussi. Aussi les a-t-il encouragés à contribuer. L’État s’engage à plaider pour eux.
Aux éleveurs, il a émis le vœu que les connaissances apprises durant l’atelier soient comme des outils de travail et qu’ils doivent être transmis aux autres éleveurs pour que la structure soit forte. «Ne vous limitez pas à l’élevage, mais associez également l’agriculture», a-t-il encouragé.
Quant aux chefs de secteur, il a souligné qu’un secteur sans éleveurs est un secteur pauvre et leur a demandé le devoir qu’ils ont d'encadrer ces éleveurs. «Nous ne voulons plus entendre parler de tracasseries. Nous voulons voir un changement dans les différents endroits (secteurs, NDLR) au cours de ces 5 années. Nous avons conçu un projet : «Pas un ménage au village sans verger, pas une école sans verger, pas une paroisse sans verger, pas un secteur sans verger» car la population est dans une pauvreté extrême. (...)», a déclaré le numéro un intérimaire du territoire en clôture de l’atelier ayant réuni les éleveurs de gros bétail de son entité.
Le bureau est ainsi composé :
Président : Mambweni Frédéric (Kinkenge)
Vice-président : Kuelatuka Bilala Olivier (Balari)
1er secrétaire : Luntadila Munza Archimède (De La Kenge)
2ème secrétaire : Nsilulu Gaston (Kimumba)
Trésorier : Wadilu Mianzika (Kimbanza)
Commissaire aux comptes: Toko Batemuna (Mbanza-Ngoyo)
1er conseiller : Masampu Makambu (Mbanza Muembe)
2ème conseiller : Kimbembae Lukelo (Mongo Luala)
3ème conseiller : Baluengila Augustin (Kivunda).
L’atelier des éleveurs des bovins du territoire de Luozi de trois jours se sont clôturés le vendredi 06 décembre. Ils ont accouché d’une batterie de résolutions et non des recommandations qui restent lettre morte aussitôt les travaux terminés, selon Willy Bongolo, directeur du Crafod. Ces résolutions sont à exécuter à court, moyen et long termes.
Les chefs de secteur ont également formulé les leurs à l’endroit des détenteurs de gros bétail.
Ceux-ci ont résolu notamment de mener une prospection et un entretien de l’enclos du kraal, du couloir de contention, du pacage, de l’abreuvoir et de la mangeoire ; de prendre en charge les bouviers (salaire, équipements de travail), d’identifier un vétérinaire dans la région devant assurer le suivi de l’élevage ; de contrôler l’état des kraals afin d’éviter la divagation des bêtes, ce qui évitera par conséquent des conflits. Pas seulement.
Les détenteurs de vaches ont décidé d’identifier la divagation des acteurs hors normes autour des kraals et de trouver un protocole d’accord avec les propriétaires fonciers ; de revisiter et d’harmoniser les contrats conclus avec les ayants droit et les bouviers ; faire la restitution des travaux de l’atelier aux éleveurs ayant été absents ou empêchés à cet atelier ; de mettre en place un comité provisoire des éleveurs du territoire qui servira de pont entre les éleveurs et les partenaires; d’ouvrir une officine de vente des produits vétérinaires dans les entités de l’élevage ; d’introduire des races améliorées en vue d’augmenter la production de l’élevage à travers une collaboration entre les éleveurs ; d’améliorer et assurer la rotation du pâturage avec les légumineuses appropriées...La liste est loin d’être exhaustive.
Kléber Kungu, de retour de Luozi