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Les quatre piliers indispensables de la cohésion nationale
(Par l’Evangéliste Colin NZOLANTIMA)
En ce moment où la République démocratique du Congo est en proie à une guerre d’agression diligentée par des pays voisins, des appels se multiplient pour une cohésion nationale afin de faire front aux encahisseurs. Des journées de prière sont organisées pour implorer l’intervention celeste. De plus en plus, la population est appelée à consolider la cohésion nationale. Interpellé, l’évangéliste Colin Nzolantima propose quatre recettes : la vérité, la justice, la repentance et la réconciliation, auxquelles on devrait recourir pour assurer cette cohésion nationale. Des préalables dont on devrait tenir compte pour garantir une cohésion nationale sincère.
Pour préserver l’unité d’une nation, il y a quatre principes que chaque citoyen devrait privilégier : la vérité, la justice, la repentance et la réconciliation.
Dans la vérité, il y a l’intégrité, la transparence, pas de manipulation, ni de mensonge, en toute circonstance dans la religion, l’économie, la politique, le social…
Dans la Justice. On fait la différence entre le droit et la justice. En effet, le droit est l’ensemble des règles créées par des hommes pour falsifier et tordre certaines vérités. Tandis que la justice englobe, d’un côté, les lois de Dieu et la vérité, et de l’autre, et la charité et la compassion.
La repentance consiste à reconnaitre honnêtement le péché ou le mal commis, de décider d’abandonner (c’est-à-dire ne plus recommencer) et de le corriger (restituer ou demander la clémence de l’autre, même à titre symbolique)
La réconciliation ne peut intervenir que lorsque les trois premiers critères sont réunis.
MANDELA, UN MODELE DE RECONCILIATION
En Afrique du Sud, Mandela a exigé la commission vérité et réconciliation afin que les nombreuses blessures provenant des injustices, des trahisons, des brutalités, et autres exactions puissent être exposées, reconnues, pardonnées, corrigées et ensuite, procéder à la réconciliation pour amener la paix.
Ce n’est pas un acte banal, mais puissant pour la cohésion nationale et la stabilité du pays. Récemment nous avons vu la Grèce, le Royaume Uni… reconnaitre les péchés qu’ils avaient commis envers certains pays.
EXTIRPER LE MAL
Face aux nombreuses menaces auxquelles notre pays, la RD Congo, est confrontée, nous devrions recourir à ces principes pour sauvegarder notre unité. Certains actes commis pendant la colonisation et après l’indépendance par certains responsables, des tribus, des clans… qui sont souvent à la base de plusieurs drames de nos jours et qui nécessitent des réparations. Malheureusement, tout le monde feint d’ignorer et s’embrassent alors que le mal persiste.
Dans son livre testament, Papa Hekamanu, qui fut un témoin et activiste pendant la colonisation et après l’indépendance, nous donne son analyse de la situation de la Rdc. (p352) « Il vous appartient, dit-il, de gérer le plus correctement possible l’héritage que nous vous avons légué. Un héritage constitué d’amour, du sens de pardon, de l’unité…, de réconciliation, d’humilité, de simplicité, de tolérance, d’ouverture à tous, d’esprit de justice y compris en notre croyance à nos coutumes positives, à notre culture et à notre civilisation millénaire. D’une manière particulière, il importe pour vous de sauver l’héritage spirituel qui est le reflet d’un principe supérieur du Dieu Tout Puissant » Nzambi Mpungu Tulendo « . « Cependant aussi longtemps qu’il existera entre vous des injustices, des exclusions, des laissé-pour-compte, des opprimés, des exploités, des dominés, des tribalistes,… les mécontents existeront et leur combat aura toujours son sens ».
NON A L’ENRICHISSEMENT ILLICITE ET SANS CAUSE
« Nous appelons, dit-il, à la cessation de l’enrichissement illicite et sans cause de certains dirigeants au pouvoir. Comment pouvez-vous expliquer autrement qu’en très peu de temps, un homme politique une fois au pouvoir, accumulé un patrimoine immobilier important au pays et à l’étranger; un patrimoine sans commune mesure avec ses revenus ? «
Dans la Bible, Dieu nous prescrit Ses instructions de vivre dans l’unité, mais dans la diversité. Nous devons avoir un même sentiment, de l’amour du pays.
Au point de vue religieux, la parole de Dieu doit être transmise en toute vérité, pas de manipulation. Cette parole informe les fidèles sur les lois de Dieu, elle les forme par l’apprentissage dans la prise de responsabilité. Elle crée des activités telles que les écoles, les universités, les centres de santé, l’agriculture, les œuvres de bienfaisance… Ceci permet l’intégration de tous dans la société avec amour.
Au point de vue socioéconomique, les professionnels devraient créer des activités génératrices de revenus et des emplois pour valoriser toutes les personnes, et éviter l’oisiveté. Ils doivent travailler dans la justice en privilégiant des activités saines, non nocives à son prochain et à la collectivité. Ils doivent assurer l’harmonie et la paix entre les employeurs et les travailleurs, entre l’entreprise et la communauté de base ;
Au point de vue politique, selon Deutéronome 1.13 la mission d’un gouvernement (magistrat politique). C’est de servir la population d’une nation en fournissant un arbitrage et une justice objectifs et dignes de confiance pour les » petits « comme pour « les grands » de manière égale. C’est de garantir l’autorité et le choix des collaborateurs dans chaque structure et entité, selon les critères des hommes sages, intelligents et de bonne réputation (Deutéronome 1.13).
La représentativité : Cette autorité va de bas en haut, du citoyen aux responsables.
Le consensus : donne la stabilité au pouvoir.
La branche judiciaire : les juges doivent juger équitablement. L’équité implique la même qualité de justice pour tout individu, compatriote ou étranger. La justice devait traiter tout le monde sur un même pied d’égalité et de manière équitable. Le système judiciaire devrait être encouragé à juger impartialement. (Deutéronome 1.16-17)
Il est aberrant que l’appartenance à une classe politique vous octroie des avantages faramineux au détriment de la classe travailleuse, des entrepreneurs, des chercheurs, des professeurs, des mécaniciens… Cette injustice est à la base des divisions, des troubles sociaux…
CONCLUSION
Lorsque ces piliers (vérité, justice, repentance et réconciliation) ne sont pas réunis, aucun développement n’est possible dans une nation. Les différents leaders dans les trois domaines précités (la religion, l’économie et la politique) dans leur jugement et gestion publique devraient tout orienter pour la cohésion, l’harmonie, la paix sociale… Ils devraient éviter tout murmure, mécontentement, frustration… qui sont les racines des tensions plus grandes et des guerres dans une nation.
Les églises devraient s’impliquer davantage à l’amélioration des conditions sociales de leurs fidèles ; les entreprises à générer des revenus, valoriser les vertus de tout travail bien fait ; les politiques, de réprimer le mal et encourager les entrepreneurs et les communautés actives pour le développement.
La réconciliation nationale est la responsabilité de tous. Que chacun use de son influence pour rassembler les différents antagonistes pour sauver notre nation. C’est notre patrimoine commun. Nous passerons, nos enfants viendront. Mais par notre comportement, ne leur laissons pas des malédictions comme le roi Ezekias (Esaie 37)