Dernière minute
Société
Dicton populaire en kikongo, "Kondwa kaka nzimbu, bosi wamona mavangu ma n'kentuako", quasiment l'équivalent de la version en lingala de : "Zanga mbongo omona bizaleli ya muasi nayo". En français, cet adage peut-être traduit de la manière suivante : " Sois en manque d'argent, et tu verras/…
Culture
Forum éco
Enjeux de l’heure
Neuf cas confirmés de maladie à virus Ebola ont été enregistrés dans la zone de santé rurale de Mutwanga, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, depuis le lancement de la riposte le 20 août…
Étranger
Le Secrétaire d’État adjoint américain, M. Christopher Landau, a affirmé, vendredi à New York, l’engagement des Etats-Unis pour le développement de la région du Sahara sous la souveraineté du…
Nation
Les prix des tomates connaissent une baisse notable sur plusieurs marchés de Kananga au Kasaï-Central. Une évolution qui soulage les ménages après une période marquée par des prix beaucoup plus…
Le sommet Russie-Afrique sera celui « de tous les espoirs pour les pays africains », estime un expert
Moscou est « l’un des pôles incontournables » du nouveau monde qui est en train d’apparaître, indique à L’Afrique en marche Adama Diabaté, expert malien en géopolitique. Selon lui, la Russie et d’autres pays des BRICS « sont attendus et scrutés dans tous les secteurs et les espaces où les Occidentaux ont failli en Afrique ».
« Nous travaillons d’arrache-pied avec les autorités russes pour finaliser le lancement du Mouvement international des russophiles« , déclare à Radio Sputnik Afrique Adama Diabaté, géopolitologue malien, en visite de travail dans la capitale russe. Et d’ajouter que « les membres de ce mouvement, venus des quatre coins de la planète, auront pour mission d’expliquer la politique extérieure de la Fédération de Russie, soumise actuellement à des campagnes massives et incessantes de désinformation de la part des médias de masse occidentaux, notamment depuis le début de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine« .
Pour M.Diabaté, « il ne s’agit pas de développer un discours de propagande russe pour contrecarrer celui diffusé massivement par les Occidentaux, mais d’expliquer, sans excès ni mystification, les objectifs, les atouts et les limites de la politique extérieure russe ». « Le monde est en train de changer rapidement, offrant une possibilité inouïe aux pays africains de s’émanciper, de recouvrir leur souveraineté dans toutes ses dimensions et de se développer en paix et en sérénité dans un monde multipolaire plus juste et plus humain« , détaille-t-il. Il souligne que « la Russie est l’un des pôles incontournables de ce nouveau monde, qui est en train d’enterrer l’ancien en Ukraine. Aussi, nous avons le devoir d’expliquer aux Africains tout ce qu’ils peuvent faire et tirer d’un partenariat gagnant-gagnant avec elle dans tous les domaines« .
Alors que des statistiques affirment que les BRICS (Brésil, Russie, Chine, Inde et Afrique du Sud) ont dépassé le G7 en PIB pour l’année 2022, Adama Diabaté estime que « cet état de fait, que nous voyons venir depuis des années, ne peut être que de bonne guerre pour les Africains et pour tous les peuples du monde qui veulent sortir de la domination occidentale. Ces pays des BRICS sont attendus et scrutés dans tous les secteurs et les espaces où les Occidentaux ont failli en Afrique. À eux, mais aussi aux Africains eux-mêmes, de changer la donne, créant une nouvelle base de coopération à même de développer leurs pays, dans tous les domaines y compris sécuritaire et militaire« .
Dans cette optique, l’interlocuteur de L’Afrique en marche affirme que « le sommet Russie-Afrique, qui se tiendra fin juillet de cette année à Saint-Pétersbourg, sera le sommet de tous les espoirs pour les pays africains qui ont fait le choix de dire ‘Stop!’ aux pillages des ressources, aussi bien minières que financières, du continent par Occidentaux, notamment les anciennes puissances coloniales, la France en tête« . « Des programmes de coopération dans les domaines de l’industrie, de l’énergie, de l’eau, de l’agriculture, de la formation et de la recherche scientifique et technologique sont en phase de finalisation et seront présentés et discutés lors de ce sommet par les chefs d’État russe et africains« , conclut-il.