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Le rapprochement entre Riyad et Téhéran salué comme un pas vers la stabilité au Moyen-Orient
L’annonce de la reprise des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et l’Iran a suscité une vague d’optimisme quant à l’amorce d’une synergie de paix et de stabilité au Moyen-Orient.
Les Émirats arabes unis ont accueilli favorablement cet important tournant géopolitique. Une déclaration du ministère émirati des Affaires étrangères salue le rétablissement des relations entre Riyad et Téhéran comme «une étape importante pour la stabilité et le développement des pays de la région».
Même ton d’espoir au Yémen en proie, depuis 7 ans, à une guerre fratricide entre les forces pro-gouvernementales soutenues par une alliance militaire arabe dirigée par l’Arabie saoudite, et les Houthis soutenus par l’Iran.
Dans un communiqué, le ministère yéménite des Affaires étrangères a accueilli la réconciliation entre l’Arabie saoudite et l’Iran comme l’avènement d’une «nouvelle ère dans les relations de la région», où les différends «seront résolus par le dialogue, les moyens diplomatiques et les mécanismes pacifiques».
La déclaration insiste toutefois sur le principe de non-intervention dans les affaires intérieures des autres pays, invitant l’Iran à «ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Yémen» et appelant l’élaboration d’initiatives «sérieuses et sincères bien intentionnées qui garantiraient la stabilité et la sécurité dans la région».
La Turquie avait salué la reprise des relations entre les deux pays voisins à travers un communiqué du ministère des Affaires étrangères qui avait qualifié la décision de «pas significatif» de la part de Riyad et Téhéran «en conformité avec les processus de rapprochement et de normalisation qui ont prévalu au Moyen-Orient depuis un certain temps».
Ankara a félicité l’Arabie saoudite et l’Iran pour cette décision et a exprimé sa conviction que «ce progrès dans les relations entre les deux pays apportera des contributions importantes à la sécurité, à la stabilité et à la prospérité de la région».
Déjà tendues à cause de la guerre au Yémen, les relations entre l’Arabie saoudite et l’Iran ont été interrompues en janvier 2016, lorsque des foules en colère ont pris d’assaut l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran et les bâtiments du consulat dans la ville de Mashhad après l’exécution de 47 personnes, dont le religieux chiite Nimr al-Nimr, pour «terrorisme».
Des responsables iraniens et saoudiens se sont rencontrés lors de discussions directes à Bagdad en avril 2021. Depuis, les pourparlers se poursuivent entre les deux parties sous médiation irakienne.
La télévision d’État iranienne avait annoncé que de hauts responsables sécuritaires iraniens et saoudiens avaient entamé des négociations le 6 mars à Pékin, par l’intermédiaire des autorités chinoises, afin de normaliser les relations entre Téhéran et Riyad. TRT Francais