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La restauration de la nation par l’église
(Par l’évangéliste Colin NZOLANTIMA)
Nous avons parlé de l’échec de l’église, depuis des années à cause de sa désobéissance aux commandements divins. Toutes les nations qui ont connu une déchéance, ont pu se relever en intégrant dans leur gouvernance les sept domaines indispensables pour restaurer toutes les structures de la nation.
LE DRAME DE LA REVOLUTION INDUSTRIELLE EN ANGLETERRE
L’Angleterre du 18ème siècle était cruelle et impie. La révolution industrielle, au lieu d’amener le bonheur, a enfoncé encore la pauvreté. L’exode rural s’est intensifié avec le désir des paysans de trouver le bonheur en ville. Le clergé et toutes les autres classes sociales bourgeoises étaient insensibles à la souffrance du peuple.
L’exploitation de la classe ouvrière dans des conditions affreuses ; les enfants n’étaient pas scolarisés car dès l’âge de quatre à cinq ans ils devaient travailler pendant près de 12h dans les industries textiles car ils pouvaient s’infiltrer facilement à travers les machines ; dans les mines, ces enfants étaient utilisés dans les espaces trop étroits, et en cas d’éboulement, le coût de la perte était moindre que de placer les animaux.
L’indifférence de l’Eglise était criante, car elle bénéficiait des largesses des riches, qui étaient confortablement installés pour se consoler de leurs forfaits. Les armateurs surchargeaient leurs bateaux pour bénéficier de grosses primes d’assurance en cas de naufrage (souvent bien planifié). Les antivaleurs s’étaient trop bien installées dans la société.
L’INFLUENCE DU REVEIL ET DE LA TRANSFORMATION
Face à cette situation catastrophique, des serviteurs de Dieu s’étaient levés. Des évangélistes comme John et Charles Wesley, Georges Whitefield, … chassés des Eglises conservatrices, ont prêché dans la rue en plein air. Ils ont allumé la flamme auprès des pauvres, et surtout d’une partie aisée de la société offusquée de cette exploitation.
«Les nouveaux croyants y étaient formés comme disciples et aiguisés, apprenant la responsabilité, l’honnêteté, la piété, le leadership et la valeur du fait de travailler ensemble pour les causes communes». (Le Livre qui transforme les nations, Loren Cunningham).
Ce mouvement des « Méthodistes» est allé plus loin que l’évangélisation. Il ne s’agit pas de sauver l’âme mais d’amener la transformation dans tous les domaines de la société : le gouvernement, la famille, l’éducation, les sciences et l’économie, les arts et la célébration, la communication et les médias, la religion. Voici quelques actions de ce mouvement «méthodiste» qui avaient :
– épargné l’Angleterre de bains de sang comme en France.
– créé des dispensaires, des écoles (et surtout les écoles de dimanche pour permettre à tous les enfants d’acquérir l’instruction), des entreprises, des prisons, des orphelinats, des activités agricoles, des syndicats pour protéger les intérêts des travailleurs, les hommes d’affaires ont mis des stratégies pour préserver la vie et le bien-être des citoyens (Samuel Plimsol l’auteur de la marque sur les bateaux pour éviter le surchargement et le naufrage des bateaux qui occasionnaient des morts), les parlementaires convertis ont introduit des lois indispensables pour la prospérité de la nation.
Ce réveil spirituel était accompagné de la transformation qui a initié de nombreux changements politiques, économiques et sociaux importants, soulageant l’injustice et la pauvreté, amenant des milliers de personnes à sortir de leur condition pour former une solide classe moyenne.
Ce mouvement s’est répandu en Europe et aux Etats-Unis.
L’EGLISE ET
LE DEVELOPPEMENT DE LA NATION
La RDC, comme tous les autres pays du continent africain, dispose des richesses incommensurables. L’Eglise devrait appliquer les principes de Néhémie : faire un état des lieux du pays, les problèmes les plus récurrents, les causes de ces problèmes, les différentes pistes de solution, et la stratégie à appliquer sur la piste la plus viable.
L’Eglise dispose de toutes les ressources humaines, financières, matérielles et naturelles pour transformer rapidement les pays. Elle peut mobiliser des fonds importants pour les différents projets, et sensibiliser cette masse passive. Elle dispose de toutes les expertises nécessaires mais mal orientées.
Il est certes important de prier car il existe des forces contraires au développement. C’est ainsi que plusieurs pays recourent aux astrologues, aux marabouts, aux moines, aux prêtres, aux pasteurs… pour combattre le mal. Mais dans Osée 4.6 il est dit « Mon peuple périt par manque de connaissance. Comme tu as rejeté la connaissance, je te rejette aussi… ». La connaissance des lois divines donne la créativité. Dieu manifeste sa puissance dans le travail et l’amélioration des conditions environnementales. Les nations qui se sont développées, ont mis l’accent dans l’éducation (les vertus et l’instruction).
Il faut créer une culture qui est la manière de parler, de penser et d’agir d’un peuple. L’intégrité, la compassion, l’honnêteté, la vérité, la Justice, la repentance et la réconciliation sont des fondements indispensables à la cohésion et à la sérénité d’un peuple. Cette culture réprime la cupidité, l’injustice et la corruption. La Suisse, la Norvège, l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud, … sont les quelques exemples.
L’Eglise congolaise a toutes les potentialités pour contribuer efficacement à la restauration du pays. Il suffirait d’adopter la conception biblique et non gréco-latine. L’agriculture peut permettre l’autosuffisance alimentaire et permettre les exportations. La production des papayers, des bananiers, des tubercules,… à très court terme serait un bon atout.
CONCLUSION
Il faudrait que les chrétiens dans tous les postes de décisions puissent revenir aux lois de Dieu. Plusieurs philosophies actuelles nient l’existence de Dieu et créent la pauvreté. Sur France 24, les Jeux olympiques et para olympiques ont couté 9 milliards d’euros. Mais c’est la population qui devrait assumer cette charge. Et pourtant, il est reconnu que les jeux n’ont jamais apporté un développement dans les nations qui les organisent.
Dieu nous oblige à privilégier les besoins et non les désirs. Si l’Eglise adopte l’attitude de John Wesley, Jean Calvin, Abraham Kuyper, Yongghi Cho, Prophète Kimbangu… la restauration de la prospérité sera immédiate. Nous devons garder cette confiance à Dieu car le pays va se relever de cette crise.
(A suivre)