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Vendredi 18 février 2022 - 06:17

La protection de la souveraineté nationale

(Par Fweley Diangitukwa, Professeur des Universités, essayiste et fondateur du Think Tank » Congo Libre et Démocratique  » (CLD)

Le Dictionnaire Le Petit Larousse illustré définit la souveraineté en ces termes :  » Autorité suprême. Pouvoir suprême reconnu à l’État, qui implique l’exclusivité de sa compétence sur le territoire national et son indépendance dans l’ordre international, où il n’est limité que par ses propres engagements. « 

L’entrée dans tout nouveau territoire est généralement signalée par des symboles, parmi lesquels le drapeau national est le plus visible mais aussi le plus évocateur. Il y a, en plus, les panneaux, une pierre annonçant la frontière, la monnaie, l’hymne national, etc.

S’agissant du drapeau national, « … un peu partout dans le monde les citoyens consentiraient au sacrifice suprême pour en défendre les couleurs, des leaders politiques les y encourageraient, des gouvernements les y conduiraient. Croire que l’engouement pour le bout de tissu coloré que constitue un drapeau ne s’inscrit plus que dans les temps anciens relève d’une grave erreur d’appréciation et traduit, en plus d’une certaine condescendance, parfois, une vision déformée des choses ».

C’est au nom de la sacro-sainte souveraineté du pays que la guerre est menée contre les ennemis qui cherchent à violer les frontières nationales dans le but de semer le désordre à l’intérieur.

La plupart des guerres sont de guerre d’exploitation, de prédation ou de spoliation et celles-ci, face à un peuple faible, deviennent des guerres de domination, amenant les plus forts militairement à imposer leurs lois aux moins forts ou aux faibles militairement.

Dans ce sens, les guerres à venir seront plus terribles que les guerres d’hier et d’aujourd’hui, car les besoins seront de plus en plus nombreux à cause, entre autres, des appétits immenses issus de la mondialisation. Parallèlement, les biens diminueront au fur et à mesure que leurs demandes augmenteront.

La question de la souveraineté est au centre de la réflexion géopolitique car c’est elle qui pousse et oblige les États à s’armer et à établir un rapport de force avantageux par rapport aux autres États proches/voisins ou lointains. C’est encore elle qui est à l’origine de la rivalité de pouvoir entre les États dans les relations internationales. C’est au nom de la souveraineté nationale qu’un État donné décide de mener la guerre contre un État adverse dans le but de protéger sa population.

La souveraineté est défendue sur deux plans: sur le plan intérieur (le long de la frontière ou des frontières nationale/s) et sur le plan extérieur lorsque le pays possède un territoire situé loin de l’espace national. Actuellement, aucun petit territoire sur la planète n’échappe à une souveraineté étatique. Toute portion de terre appartient à un État, peu importe le lieu où cette portion se trouve. « Même le continent antarctique – inhabitable et impraticable en dehors d’installations scientifiques spécialement aménagées – se partage, à partir du pôle magnétique, en parts de camembert étatiques, avec symboles de souveraineté sur chacune de bases ».

Trois critères paradigmatiques définissent la souveraineté d’un pays: les symboles, la force armée, le système de loi.

La souveraineté défendue à l’extérieur des frontières nationales par le drapeau du pays propriétaire du morceau de terre

Au moindre désaccord, les États sont toujours prêts à engager leur armée pour protéger leur souveraineté partout où elle se trouve menacée. C’est ainsi qu’en 1996, deux États du Conseil de l’Europe, et surtout de l’OTAN, la Grèce et la Turquie, voulurent en venir à la guerre pour régler la question d’un minuscule îlot proche de la Crète, Imia pour les Grecs, Kardak pour les Turcs.

« En 2002, Rabat héliportait une dizaine de marsouins sur l’îlot Persil (Leïla, « la nuit », pour le Maroc, vaste de quelques ares seulement, situé immédiatement au large des côtes marocaines et censé appartenir à l’Espagne depuis le XVème siècle. Membre de l’UE et de l’OTAN, cette dernière dépêcha d’imposants moyens militaires et, manu militari (bien que sans effusion de sang) délogea les soldats marocains et surtout leur drapeau pour fixer en lieu et place les couleurs espagnoles.  »  En 2008, un site élevé de la crête des monts Dangrek opposa la Thaïlande au Cambodge alors que ce site n’abrite rien d’important à part le temple khmer de Preah Vihar (Phra Wihan en thaï). Malgré l’absence d’un intérêt économique évident, les armées de ces deux pays voulurent régler la querelle sur la possession du site par les armées.

À chaque fois, c’est le pays qui a l’armée la plus forte (ou qui appartient à une organisation militaire forte, comme l’OTAN dans le cas de la Grèce et de la Turquie) qui gagne la guerre et qui hisse le drapeau sur le bout de terre querellée.

Pour la défense de son intégrité territoriale, c’est-à-dire de sa souveraineté, chaque État doit disposer des forces armées bénéficiant des budgets généralement très conséquents. À défaut, il doit être protégé par un État ayant des moyens de défense plus forts que ses ennemis potentiels.

La souveraineté défendue par les forces armées

En cas de crise pour la défense de la souveraineté d’un territoire, ce sont les Forces armées qui font la différence. C’est le cas dans la guerre de Malouines entre l’Argentine et la lointaine Grande-Bretagne qui remporta la victoire haut la main grâce à la puissance de feu de son armée.

Dans son essai, The Twenty Years Crisis (1938), le Britannique E.H. Carr a écrit : « En politique internationale, la force prime sur le droit. Il n’existe pas de principes moraux absolus, et ceux présentés comme tels profitent généralement aux puissances qui s’en font les gardiennes« . Sur la base du raisonnement de cet expert en Relations internationales, comment jugeons-nous la politique étrangère des pays africains dans leurs relations avec les anciennes puissances coloniales et dans le règlement des conflits avec d’autres pays et plus particulièrement dans le règlement de la crise dans l’Est de la RD Congo ? Plus précisément, comment jugeons-nous la politique congolaise avec ses voisins de l’Est, notamment le Rwanda et l’Ouganda ? Nos dirigeants s’inscrivent-ils dans l’approche réaliste défendue par E.H. Carr ? Sinon sur quelle base théorique fondent-ils leur stratégie de défense dans l’Est de la République ?

Pendant les conflits armés, l’invitation des armées étrangères n’est pas le bon choix. Car, cela affaiblit la nation qui invite l’armée étrangère dans la mesure où celle-ci lui enlève le sens de sa souveraineté. Dans le cas extrême, comme dans le conflit armé dans l’Est de la RD Congo, la solution se trouve dans la fermeture des frontières, la formation et le réarmement des soldats des Forces armées nationales en leur donnant toutes les facilités (armes modernes, salaire, nourriture, habillement, logement, déplacement, etc.) afin qu’ils gagnent la guerre contre les ennemis du Congo.

Dans l’état actuel, que se passera-t-il si une guerre éclate subitement entre le Rwanda et la RD Congo ou entre la RD Congo et l’Ouganda pendant que les armées de ces deux pays sont déjà à l’intérieur des frontières du Congo, pays qu’elles connaissent jusqu’aux moindres détails ?

Sur le plan économique, la RD Congo est de loin potentiellement plus riche que le Rwanda et l’Ouganda. Sur le plan démographique, la RD Congo a une population nettement supérieure à celle du Rwanda et de l’Ouganda. Pour quelle raison la RD Congo doit-elle alors avoir besoin de soldats rwandais ou ougandais ? La RD Congo a-t-elle de bons décideurs à la tête de l’État ?

Il est important de ne jamais perdre de vue cette citation plus haut de E. H. Carr qui clarifie le type des relations à entretenir avec les pays étrangers, en particulier avec ceux qui sont habités par le désir de dominer les pays qu’ils ont autrefois colonisés. Un peu de naïveté et de distraction suffit souvent pour perdre un territoire voire une nation.

La souveraineté défendue par le système de lois

Pour garantir la paix intérieure et des rapports sociaux pacifiques et cordiaux, chaque pays souverain met en place un système juridique, judiciaire et législatif, bref un système de lois et des règles de bienséance. Comme pour des symboles et la force armée, on trouve dans chaque État, « l’universalité de la revendication à disposer d’une justice indépendante des autres États ».

Pour marquer et renforcer sa souveraineté, chaque État a sa diplomatie, des ministères régaliens, sa monnaie, son système d’enseignement, sa langue officielle (et ses langues nationales pour les anciennes colonies africaines) ainsi que ses modes d’administration fiscale, cadastrale, patrimoniale, pénitentiaire ou encore culturelle.  Il a son pouvoir législatif et judiciaire.

Les États qui ne possèdent pas ces trois critères paradigmatiques de la souveraineté sont appelés États faillis (failled States en anglais) ou États ratés ou encore « États-ventres mous » parce qu’il y existe des zones grises qu’ils ne contrôlent guère. La RD Congo en est un excellent exemple. Depuis son indépendance, ce pays ne parvient pas à contrôler régulièrement certaines parties de son territoire (comme Fizi/Moba) sous le régime du maréchal Mobutu et de vastes zones dans l’Est du pays depuis le régime des Kabila I et II et de Tshisekedi. 

La RD Congo n’a jamais été capable de se défendre seule, « tant à l’intérieur face aux rebellions séditieuses (Katanga, Kivu, etc.) qu’à l’extérieur face à des troupes étrangères régulières (Ouganda, Rwanda, etc.). Les guerres panafricaines de 1996 (et surtout celle de 1998) auxquelles ont participé une dizaine d’États africains, eurent ainsi pour théâtre d’opérations meurtrier cet État-continent incapable d’y jouer un rôle majeur » .

Tout montre que la RD Congo est un État failli parce qu’il est dirigé par des chefs d’État qui ne maîtrisent pas les enjeux géopolitiques et géoéconomiques au niveau planétaire. Il appartient maintenant au peuple congolais de tirer les conséquences sans plus y attendre et sans plus se laisser berner par les promesses des dirigeants qui prennent un vilain plaisir à endormir les populations.

La possession de la puissance hisse le pays au plus haut niveau

Les États du monde présentent de fortes disparités en termes de puissance. Les plus forts s’imposent et dominent les plus faibles. Ces derniers doivent coaliser leurs forces pour résister face aux États puissants – ces « monstres froids » selon Thomas Hobbs – qui pillent les ressources naturelles des États pauvres. L’intégration régionale des pays africains est l’unique solution pour contraindre les anciens pays colonisateurs à respecter la souveraineté de chaque pays africain. Car, si les 54 pays du continent parviennent à créer une armée continentale forte et dissuasive, les pays occidentaux hésiteront à attaquer l’un ou l’autre pays parce que c’est l’armée africaine continentale qui répondra pour protéger la souveraineté du pays attaqué et c’est ensemble que les pays africains prendront des sanctions économiques contre le pays agresseur.

Dans un tel contexte, les pays prédateurs qui oseront attaquer les pays africains – comme la France le fait – deviendront rares. Aussi longtemps que les États africains ne comprendront pas l’importance de l’intégration régionale sur le plan politique et l’indispensabilité d’avoir une armée continentale forte et dissuasive, nos pays seront divisés, dominés et pillés par les Occidentaux en manque de minerais stratégiques pour leurs industries.

Sans couper les liens avec les pays dominateurs qui imposent des dirigeants à la tête des États africains, la souveraineté des pays africains sera en carton et l’indépendance sera nominale comme elle l’est depuis les années 1960. C’est en devenant une puissance militaire que l’Afrique se fera respecter face aux puissances étrangères : occidentales ou asiatiques.

Les États africains oublient jusqu’à ce jour que les relations internationales s’inscrivent davantage dans une approche hobbesienne que kantienne. Les pays qui n’ont pas construit des rapports de force dissuasive ne sont pas respectés par les grandes puissances . La plupart des dirigeants africains ignorent une grande leçon : « La puissance confère du pouvoir sur les autres »  et lorsqu’un pays, voire un continent, n’a pas cette puissance, ce sont les autres qui s’imposent à lui comme dans le cas de la puissance américaine sur l’Europe via l’OTAN ou celui de la France sur ses anciennes colonies en Afrique ou encore celui de l’ex-URSS sur ses pays satellites en Europe de l’Est qui se sont vite jetés dans les bras de l’Occident en sollicitant leur entrée dans l’Union européenne, juste après la chute du mur de Berlin, mettant fin à l’expansion du communisme dans le monde .

« Lorsqu’on qualifie le champ des relations internationales d »arènes’, on présuppose que les États qui y évoluent se comportent intrinsèquement comme des fauves ou des gladiateurs, autrement dit qu’ils entretiennent une forme de prédation ». Puisque les pays africains ne peuvent pas aller piller les autres comme le font les pays occidentaux, il faut qu’ils parviennent au moins à protéger leurs matières premières qui constituent l’objet principal de prédation. Ce que chaque pays ne peut pas faire seul, ils peuvent le faire ensemble dans le cadre de l’intégration régionale. Ce message peut-il être bien compris ?

La puissance ne se mesure pas uniquement en termes de force brute via les armements, mais aussi en termes de stratégie qui peut être militaire ou économique (surtout dans le domaine de marketing), diplomatique, technologique, culturelle.

Aujourd’hui, la boisson américaine Coca-Cola est bue partout, même dans les villages les plus reculés alors qu’il n’y a aucun jus de fruit dans cette boisson. Mais grâce à la publicité, Coca-Cola a réussi à conquérir les cœurs de consommateurs, pareil pour l’anglais parlé principalement en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Australie, mais qui est devenu la langue la plus utilisée universellement en dehors des langues vernaculaires.

Il en va de même pour les universités les plus célèbres que l’on trouve prioritairement aux États-Unis, mais aussi, à une moindre mesure, pour le pantalon Jean porté par les peuples du monde entier, pour les films produits par Hollywood, pour des sports américains comme le basket-ball, etc.

A ce jour, les États-Unis produisent les chercheurs, les penseurs et les savants les plus célèbres du monde. Les livres publiés par les Américains (cas de Noam Chomsky) sont plus vite traduits dans d’autres langues que ceux publiés en Russie, en Chine, en France, en Espagne, en Arabie saoudite, etc. En termes de fréquentations touristiques et de chiffres d’affaires, les États-Unis sont le pays le plus visité au monde, conséquemment ils sont le pays le plus puissant.

Donc, on ne domine pas le monde uniquement par les armements modernes (hard power) mais aussi par d’autres moyens économiques, culturels, technologiques, etc., sans toutefois oublier l’art de la diplomatie (soft power), autrement dit l’usage de la carotte plutôt que du bâton.

C’est en produisant des objets et des comportements, des techniques et des pratiques à vendre dans le monde entier que les pays africains gagneront beaucoup d’argent. En imitant les bons exemples, comme la création de la norme à l’échelle planétaire que produisent les sociétés américaines, que les Africains parviendront à changer leur avenir et leur destin, mais jamais en demeurant de simples utilisateurs ou consommateurs des technologies modernes importées.

Malgré tout ce que les libéraux ont entrepris pour affaiblir l’État voire pour l’enterrer avant sa mort réelle, il reste encore de beaux jours devant lui en tant que principal acteur et dépositaire des rapports de force  sur la planète.  Partout au monde, c’est encore l’État qui est le détenteur des rapports de force que l’on retrouve à tous les niveaux, même entre les États européens où la guerre paraît définitivement enterrée.

On le sait déjà,  » la volonté de monter en puissance se traduit par la recherche d’intérêts objectifs, stratégiquement utiles, économiquement rentables. On pourrait très schématiquement présenter la convergence des facteurs de puissance étatique à travers le triptyque soldat/ingénieur/diplomate, surtout s’ils servent un pays dont les sols et sous-sols recèlent d’abondantes ressources naturelles. Sans armée puissante, on manque de capacité de persuasion et/ou de dissuasion vis-à-vis des amis et des ennemis. Pour être crédible, on doit pouvoir flanquer la carotte d’un bâton. Sans ingénierie, on demeure à la merci des avancées techniques et technologiques des autres États, et on prive sa balance commerciale des fruits de la vente de produits à la valeur ajoutée (cf. le high-tech contemporain). Sans un solide réseau de relations diplomatiques et en ne comptant que sur l’usage potentiel de la force, on échouera à rallier les amis et à isoler les ennemis dans des cénacles sans cesse plus mondialisés ». Malheureusement, beaucoup de pays africains ignorent encore ces critères paradigmatiques qui donnent la puissance aux États.

Nous avons déjà dit que la puissance n’est pas que militaire, elle est aussi économique, technologique, culturelle, etc. Par exemple le sel dans l’ancien temps, le fer pour la fabrication des armes de guerre comme l’épée, le javelot, aussi le charbon au début de la révolution industrielle, la possession des terres utiles, des points stratégiques comme le canal de Suez, les matières premières stratégiques comme l’uranium, le coltan, le cobalt, l’or (RD Congo), le pétrole qui est devenu indispensable au développement de l’économie planétaire, le gaz naturel (Russie) pour le chauffage, etc. Les pays qui possèdent ces ressources ont ce que l’on appelle la possession physique des ressources de la puissance. Mais il y a aussi la position géographique (pays avec une ouverture sur l’Océan versus pays enclavés), la masse démographique sur un territoire, etc. Ces questions sont prises en compte dans la réflexion de type géopolitique sur la puissance. La possession par un pays en ressources naturelles favorise sa montée en puissance dans la mesure où lorsque ses ressources sont transformées en produits finis, s’ils servent en plus à fabriquer des armes (avec l’uranium, un pays peut fabriquer l’arme nucléaire, produire de l’électricité comme en France) et si lesdits produits finis sont commercialisés dans le monde entier dans le but de s’enrichir et de produire de nouveaux produits technologiques et informatiques avec l’argent gagné.

La RD Congo étant le pays le plus riche au monde en ressources naturelles du sol et du sous-sol ainsi qu’en ressources agricoles et halieutiques, comment expliquons-nous le degré de pauvreté de notre pays ? S’agit-il d’un problème d’incompétence, de mauvaise gestion ou de marketing politique ? À quel niveau situons-nous le degré de responsabilité : leaders politiques, managers du secteur privé, système de formation du primaire à l’université, institutions publiques, système juridique, mauvais fonctionnement des partis politiques ou encore négligence collective ? Comment devons-nous procéder pour réparer les dégâts actuels qui sont incommensurables ? Autant de questions qui attendent nos réponses.

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