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La Fecofa prend position pour le trio arbitral congolais
Dans un communiqué publié ce mardi, la présidente du Comité de normalisation de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), Belinda Luntadila Nzuzi, a tenu à féliciter le trio arbitral congolais composé de Jean-Jacques Ndala, Guylain Ngila et Gradel Mbilizi pour leur prestation exemplaire lors de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Maroc.
Pourtant, dimanche 18 janvier à Rabat, la finale de la 35ème Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et le Maroc a marqué les esprits, non pas pour le spectacle sur la pelouse, mais pour les deux décisions arbitrales qui ont déclenché une polémique retentissante. Au centre de cette tempête, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo, désigné par la Caf pour officier cette finale, s’est retrouvé sous le feu des critiques.
Alors que certains observateurs ont dénoncé des décisions partiales, le comité de normalisation de la Fédération congolaise de football (FECOFA) a rapidement affiché son soutien à l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala Ngambo.
Dans un message officiel, la présidente du comité de normalisation, Belinda Luntadila, a tenu à féliciter l’arbitre pour son professionnalisme.
«Je tiens, en mon nom personnel ainsi qu’au nom de l’ensemble des membres du Comité de Normalisation de la Fecofa, à vous adresser mes sincères et chaleureuses félicitations. Vous avez brillamment officié lors de rencontres de très haut niveau, marquées par une forte intensité et une pression considérable», a-t-elle écrit.
Durant cette CAN, Jean-Jacques Ndala a dirigé trois rencontres : le match d’ouverture (Maroc vs Comores), un match de phase de groupes (Tunisie vs Tanzanie), ainsi que la finale. Au total, il a distribué 15 cartons jaunes, dont sept lors de l’ultime rencontre.
«Sa gestion rigoureuse des matches, son sang-froid, sa maîtrise technique et son sens élevé de l’éthique arbitrale», ajoutant que l’arbitre a «su honorer l’arbitrage congolais et défendre avec dignité les couleurs de notre pays».
au cœur de la tempête
Alors que l’arbitrage africain est régulièrement critiqué, la Caf avait fait le choix de l’expérience en confiant la finale à Jean-Jacques Ndala Ngambo. International Fifa depuis plus d’une décennie, il participe à sa quatrième Can consécutive, portant à dix le nombre de matches arbitrés en phase finale, dont des rencontres décisives pour le Maroc et le Sénégal.
Le basculement de la finale est survenu en seconde période. L’arbitre a d’abord refusé un but sénégalais pour une faute jugée légère, avant d’accorder un penalty contesté au Maroc suite à un contact impliquant Brahim Diaz. Cette décision, prise après une consultation houleuse de la VAR, a provoqué la colère des Lions de la Teranga, qui ont temporairement quitté la pelouse, plongeant le match dans une crise exceptionnelle pour une finale de CAN.
Si le penalty ne déterminera pas l’issue du match — Brahim Diaz manquant sa tentative avant que Pape Gueye n’offre la victoire au Sénégal — l’épisode a suscité de vives réactions. Même le sélectionneur marocain Walid Regragui a dénoncé une image «décevante» du football africain.
Soutien de spécialistes africains
L’ancien gardien camerounais Joseph Antoine Bell, consultant pour RFI, a pris la défense de l’arbitre. «L’homme du match pour moi, c’est l’arbitre. Il n’est pas venu avec des émotions ou des idées préconçues. Les critiques pourraient s’apparenter à un complot visant à discréditer le Maroc», a-t-il affirmé.
Selon Bell, Jean-Jacques Ndala a agi conformément aux règles et à l’esprit du jeu, utilisant la Var uniquement lorsque nécessaire et ne se laissant pas influencer par la pression du match.
Christian-Timothée MAMPUYA