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«La construction de nouvelles prisons reste la solution idéale pour le désengorgement du CPRK», estime un Haut magistrat
Le feuilleton de la tentative d’évasion des prisonniers à la prison centrale de Makala dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 septembre reste d’actualité, une semaine après les tristes événements qui ont endeuillé bien des familles. Le drame est commenté en tous sens, avec des solutions à cette récurrente problématique qui ne date pas de maintenant. Pour un Haut magistrat qui a requis l’anonymat, la seule solution, l’unique et l’efficace mesure au dépeuplement de la prison centrale de Makala reste la construction de nouvelles prisons. «Le décongestionnement n’est qu’une solution palliative. Ce n’est pas la mesure appropriée pour diminuer la population carcérale», estime-t-il.
«Le problème de prisons ou de la prison de Makala ne date pas de maintenant. Depuis l’année passée ou un peu plus avant avec la ministre d’Etat honoraire, Rose Mutombo Kiese, il y avait des initiatives visant le décongestionnement de cette maison carcérale. A la différence qu’en ce moment-là, le Procureur général près la Cour de cassation se rendait à la prison, parce que c’est lui qui libère, dans le cadre de la mise en liberté provisoire ou délibération pour faits bénins, pour sortir des gens de la prison par rapport à l’opportunité des poursuites», nous fait remarquer le Haut magistrat, Soulignant qu’’’il y a un peu de populisme aujourd’hui’’.
L’interlocuteur de «Forum des As» réagissait ainsi en rapport avec la sortie médiatique d’un membre du gouvernement Suminwa qui avait affirmé que les décongestionnements des prisons ont commencé avec le ministre Constant Mutamba.
LES OPERATIONS DE DECONGESTIONNEMENT NE DATENT PAS DE MAINTENANT
Notre interlocuteur n’a pas hésité à opposer aux propos du membre du Gouvernement des faits dont il était lui-même témoin oculaire lors de quelques opérations de décongestionnement de l’ex- Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK).
«L’’opération de dépeuplement de la prison de Makala ne date pas d’aujourd’hui», précise-t-il. Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu est descendu personnellement à deux ou trois reprises à la prison de Makala pour procéder à la libération de beaucoup de prisonniers.
Depuis lors, un comité de suivi composé de Hauts magistrats des Parquets près les Cours d’appel a été installé pour veiller à ce que le décongestionnement soit réel et que les forfaits bénins ne soient pas sanctionnés par des mises en arrêt provisoire.
AU TOTAL 357 PRISONNIERS LIBERES EN UNE SEMAINE
Ces opérations de dépeuplement de la maison carcérale de Makala ont débuté notamment le 13 février 2024. A cette occasion, 304 prévenus avaient été relaxés, avant que 67 autres ne soient relaxés. Le 29 mars 2024, en présence du Procureur général près la Cour de cassation. Le mercredi 03 avril, 94 prévenus avaient été libérés à la Prison centrale de Makala. Et en semaine, au total, 357 prévenus avaient été libérés.
«En octobre, le Parquet avait un peu plus de 2 700 inculpés à la Prison de Makala. Au 31 août dernier, la veille de la tentative d’évasion, il n’y avait que les détenus à la disposition des Parquets civils, réduisant au tiers le nombre initial, en une année», précisé notre interlocuteur.
Pour l’organe de la loi, ces efforts sont loin de s’arrêter en si bon chemin, car il importe de s’inscrire dans la «dynamique prônée par le chef de l’Etat, de qui, nous recevons des instructions pour évoluer, parce que nous appliquons sa politique en matière de criminalité».
La source révèle qu’il existe d’abondantes correspondances du directeur de la prison, Joseph Yusufu Maliki, adressées au ministère de la Justice et Garde des Sceaux qui a en charge l’administration des prisons.
La source précise que, dans ces correspondances le directeur de la prison de Makala a évoqué «des solutions qu’il a proposées au ministère de tutelle, notamment l’envoi des condamnés et des grands criminels dans d’autres prisons. Il a également conseillé de ne pas recevoir les condamnés ou d’autres prévenus militaires, de voir comment gérer l’afflux à la prison des kuluna, des Mobondo, des adeptes et rebelles qui viennent de toutes parts. Ce sont des gens qui sont à la prison de Makala, mais qui ne devraient pas y être, du moins pour ceux qui ne sont pas condamnés parce que, pour aller en prison, il faut un titre qui vous y accepte. En commençant par le mandat d’arrêt provisoire (MAP), des pièces de procédures jusqu’à la condamnation du prisonnier».
Kléber KUNGU