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L’ AN I DE LA DISPARITION DE L’ ÉDITEUR DE FORUM DES AS, Gloire Batomene : « José Nawej transformait en or tout journaliste qui passait dans ses mains »
28 octobre 2023-28 octobre 2024, une année jour pour jour disparaissait José Nawej, l’éditeur vedette de Forum des AS. L’annonce de son décès avait eu l’effet d’un tremblement de terre dans le landerneau des chevaliers de la plume et du micro. Ce décès avait suscité de fortes oscillations, de torrents de larmes, de fortes consternations. Ce grand baobab avait le pouvoir de transformer en or comme le roi Midas dans la mythologie grecque, tout ce qu’il touchait dans ses mains et dans le cas d’espèce tout journaliste qui passait dans ses mains car il incarnait une école de formation.
« C’est la crème des crèmes, le summum, une matière grise qui est partie avec ses éditos mais il a eu à nous former. Il était le champion de la sanction positive teintée d’euphémisme, il disait des choses vraies même jusqu’à t’agacer de fois mais en adoucissant l’expression.
Il transformait en or, tout (ndlr: le journaliste) ce qui passait dans ses mains comme le roi Midas dans la mythologie grecque ».
» Un seul José ne s’est pas réveillé et tout est dépeuplé ».
C’est une grande perte pour non seulement cette entreprise de presse mais également pour la presse congolaise, ainsi que les amoureux de la culture qui étaient accoutumés à toutes les recettes des éditos cadeaux de ce génie.
LES ÉDITOS DU RIGOUREUX CORDON BLEU
Une plume xxl, une écriture journalistique d’exception dont lui-seul avait le secret.Tous à table de l’édito, nous nous précipitons pour être servis et tous les ingrédients étaient réunis par le cordon bleu, Nawej qui peignait noir sur blanc la réalité de la vie politique au Congo, en Afrique et même au monde.
« Le menu était délicieux, un assaisonnement bien dosé. Pas trop ou moins de sel, l’eau bien millimétrée, le temps de cuisson, bien chronométré. Tout le monde ne pouvait qu’inexorablement se lécher les doigts en foulant aux pieds les rudiments des notions de politesse dans son volet » La tenue à table« .
Avec cet ancien de l’Institut des sciences et techniques de l’information ( ISTI), la rigueur se conjuguait au présent de l’indicatif et non au futur impossible. C’était un artisan du travail bien fait. Et de surcroît un homme empreint d’humour et d’humanisme.
C’est aussi un chrétien pratiquant à l’image de son poste qu’il occupait à l’église du Berger Flory Kabange Numbi, nichée à Moulaert dans la commune de Bandalungwa. Il était très assidu et ponctuel aux prières de la semaine ainsi qu’au culte dominical.
José Nawej était la pierre angulaire de Forum des As pour sa capacité managériale et sa façon de booster les jeunes talents.
Il formait un duo inséparable avec le PDG Bongo Bovery. C’était bonnet blanc et blanc bonnet en termes de gestion de ce grand journal. GB