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Kinshasa : Le colloque international sur l’entrepreneuriat a vécu
Le club Faculté et Arts (Fac’Arts), initiative portée par la Plateforme contemporaine, a organisé deux jours de colloque d’envergure internationale, soit du 29 février au 1er mars 2024, sous la thématique poignante «l’entrepreneuriat culturel, quel modèle d’entreprise en RD-Congo ?», dans deux sites distinctes à travers la ville de Kinshasa.
Durant les deux jours, les étudiants et un échantillon d’acteurs congolais ont été sensibilisés au bien-fondé de migrer vers l’entrepreneuriat culturel, tout en ayant une idée claire et concise sur la création des entreprises dans ce secteur qui s’avère fructifiant et quasi inexploité en RD Congo. Un cercle incontournable de panelistes ont donné leur voix afin de contribuer de manière pratique à la formation intégrale des participants en cette matière, de par leurs interventions bien cousues et indispensables.
Lors de l’ouverture du colloque à l’Université Libre de Kinshasa (ULK), trois panelistes de renom, à l’instar de Christian Lepira (Manager du label Bomaye music), Augustin Bikale (Responsable du programme culturel Unesco/RDC et Sohou N’gani Nicolas-Étienne (Opérateur culturel et créatif, Togo), ont développé des sujets spécifiques cadrant avec la thématique de l’activité. Ils ont puisé dans leurs expériences pour aborder quelques aspects pouvant permettre aux participants d’avoir des informations adaptées à ce secteur.
«L’entreprise, c’est la création, la diffusion, la commercialisation et la consommation. La RDC a plus de 100 millions d’habitants. C’est un marché énorme pour ceux qui veulent investir dans la création des entreprises culturelles. La condition est de cibler dans quel secteur nous pouvons mettre en place un projet soit à créer des espaces, ou à se situer dans l’une des positions de la chaîne de valeur comme distributeur ou comme créateur», a avancé Augustin Bikale, dans son speech.
Aux jeunes de commencer quelque part
De son côté, Christian Lepira a relevé le côté positif de l’investissement privé dans la promotion de la culture en RDC. Pour sa part, il serait encourageant d’alléger certaines mesures fiscales qui pèsent sur les entreprises évoluant dans le secteur de la culture.
«J’ai eu à mettre en exergue des pistes de solution pour pouvoir avoir plus de financements dans la culture, question de favoriser l’investissement privé dans la mesure où il était possible d’avoir des mesures fiscales adaptées pour des entreprises qui soutiennent la culture afin de promouvoir et de stimuler l’investissement des privés dans la culture, pour suppléer l’insuffisance des divers mécanismes adaptés au développement des entreprises culturelles mises en place par l’État. Parmi les pistes, on peut citer de l’allègement fiscal qui peut être appliqué aux entreprises qui soutiennent les activités culturelles ou même les opérateurs culturels, via le mécénat ou le sponsoring», résume Christian Lepira, qui a abordé comme sous-thème «la stimulation d’investissements dans le domaine culturel, notamment par l’exploration du potentiel de partenariats privés-publics».
Lors de la clôture organisée à la plateforme, l’engouement a été total et la matière grise a été abondante. Parmi les panelistes, on s’est contenté de l’apport impulsif de Carine Pala, modéliste, styliste, comédienne et entrepreneure. Devant l’assemblée, elle s’est servie de son expérience, allant de ses débuts à la matérialisation de son projet d’atelier de couture, afin de motiver tous ceux-là qui aspirent à se lancer dans le domaine de l’entrepreneuriat culturel.
«Dans la mode, les difficultés sont énormes surtout si tu n’es pas encore connu c’est difficile d’avoir des clients. Ce que je faisais avant, je confectionnais des vêtements d’abord pour ma famille et pour moi dans le but d’attirer les clients. Par la suite, j’ai pensé aux journalistes célèbres de l’époque pour faire ma promotion. Je leur offrais des vêtements en échange de la publicité à la télévision», a-t-elle expliqué.
Apport du gouvernement dans le secteur culturel
On rencontre parfois des difficultés, ajoute-t-elle, quand les matériels et l’espace pour travailler posent problème. Raison pour laquelle je conseille toujours à ces jeunes de commencer quelque part.
Provenant du Togo, Sohou N’gani Nicolas-Étienne a apporté dans sa mallette une pile de techniques pratiques ayant aidé l’ensemble de participants à acquérir des compétences nouvelles dans le secteur des Industries culturelles et créatives.
Durant deux jours, ce conférencier de rang international a abordé plusieurs points saillants qui présagent l’avenir du secteur en RDC. Il a plus insisté sur l’apport du gouvernement à s’investir dans le secteur, tout en mettant en œuvre une politique culturelle qui faciliterait beaucoup de tâches aux entrepreneurs culturels.
«Il faut que les acteurs culturels arrivent à comprendre que nous sommes dans un secteur d’activité économique au même titre que les autres. Ils ont le rôle de montrer au gouvernement que leur activité peut générer des revenus pour amener les autorités à s’investir et mettre en place un cadre législatif», a-t-il martelé.
Ce colloque a été un succès sur tous les plans de son organisation. La question pendante a eu sa part de conclusion, selon la perception de chaque participant. Ainsi, cette activité a été organisée par la structure «plateforme contemporaine», pour son programme «Fac’Arts», afin de contribuer à l’offre culturelle et artistique dans le milieu académique, sous le volet de garantir le renforcement du capital humain. TMB