Dernière minute
Société
Un troisième incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 dans le quartier Biautu, commune de Beu, à Beni. Selon des témoignages recueillis sur place, le sinistre serait lié à un problème électrique. Les flammes ont notamment touché les installations de la Radio…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
Les militants de la coalition Article (C-64), interpellés mardi 15 septembre lors de la marche interdite dans plusieurs villes du Haut-Katanga, ont été libérés. L’annonce a été faite ce jeudi par…
Étranger
Le pape Léon XIV vient de mettre fin à la réduction des salaires des cardinaux et hauts responsables du Vatican, selon un décret pontifical publié le lundi 14 septembre 2026.
…
Nation
Un troisième incendie s’est déclaré dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026 dans le quartier Biautu, commune de Beu, à Beni. Selon des témoignages recueillis sur place, le sinistre…
Kasaï : les cérémonies d'intronisation désormais soumises à l'autorisation préalable du ministre provincial de l'Intérieur
Le ministre provincial de l'Intérieur et Sécurité du Kasaï, Peter Tshisuaka Nkolomonyi, a décidé de mettre un terme aux violences enregistrées lors des cérémonies d'intronisation des chefs coutumiers. Dans une note circulaire consultée le lundi 2 mars par "Forum des As", l'autorité provinciale interdit formellement toute organisation d'intronisation sans autorisation préalable et expresse du ministre ayant les affaires coutumières dans ses attributions.
Cette décision intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des affrontements sanglants survenus récemment à Tshikapa, chef-lieu de la province. Lors d'une cérémonie d'intronisation organisée dans le territoire de Tshikapa, précisément dans le secteur de Bapende, au moins deux chefs coutumiers ont été tués en pleine manifestation, plongeant les communautés locales dans l'émoi et ravivant les tensions liées aux successions coutumières.
Rivalités autour de la légitimité coutumière
Selon plusieurs sources locales, ces violences seraient liées à des rivalités autour de la légitimité coutumière et à des contestations internes entre ayants droit. Des divergences qui, faute d'encadrement administratif strict et de mécanisme de médiation efficace, ont dégénéré en affrontements meurtriers.
Cette situation jugée alarmante a poussé Peter Tshisuaka Nkolomonyi à adresser sa note circulaire aux administrateurs de territoires, aux chefs de secteurs ainsi qu'aux autorités de chefferies de la province. Il y exige que toute cérémonie d'intronisation fasse désormais l'objet d'une autorisation préalable et écrite émanant de son ministère.
"Je décide que toute organisation de cérémonie d'intronisation fasse l'objet d'une autorisation préalable et expresse de l'autorité politico-administrative compétente", a ordonné le ministre provincial des Affaires coutumières, dans sa note.
Le ministre insiste également sur la nécessité d'instaurer un cadre permanent de dialogue et de collaboration étroite entre les ayants droit coutumiers et les autorités politico-administratives locales. Il demande que toutes les informations relatives aux intronisations envisagées soient systématiquement transmises à son cabinet pour contrôle et suivi.
Veiller à l'application de la mesure
Au-delà de l'exigence d'autorisation, la note circulaire met l'accent sur la prévention des conflits par la concertation. L'autorité provinciale estime que les successions coutumières ne doivent plus être réglées par des arrangements précipités ou unilatéraux susceptibles de créer des divisions au sein des communautés.
Pour faire respecter cette mesure, le ministre provincial appelle les services de sécurité à veiller scrupuleusement à l'application de cette mesure. Il met en garde contre toute organisation clandestine de cérémonie d'intronisation et annonce que des sanctions pourront être prises contre les récidivistes ou toute autorité locale qui se soustrairait aux instructions édictées.
"J'enjoins à vous tous et à l'ensemble de vos services de sécurité concernés de veiller à l'exécution stricte de la présente circulaire et d'en assurer le suivi rigoureux", précise-t-il. Cette décision est perçue comme une mesure sine qua non pour restaurer l'autorité de l'État dans la gestion des affaires coutumières, dans une province où les tensions liées à la succession des chefs traditionnels ont, à plusieurs reprises, débouché sur des violences.
Félix MULUMBA Kalemba