Dernière minute
Société
Suka ya mbangu eza kaka ko pema". Le secteur des transports en commun livre, une fois de plus et pour la joie des lecteurs de notre chronique culturelle " Au-delà du lisible", ses plus grands secrets. A la manœuvre, des auteurs anonymes qui ont choisi des véhicules Mercedes Benz, toutes séries…
Culture
Forum éco
Sport
Enjeux de l’heure
* L'audience renvoyée au 12 mai pour suites des débats.
La Haute Cour militaire a décidé de renvoyer au mardi 12 mai la suite du procès du lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant…
Étranger
La République de Zambie a réaffirmé, jeudi, sa position ferme et constante en faveur de l'intégrité territoriale et de la marocanité du Sahara.
Elle a également salué l'…
Nation
Le parti d’opposition Ensemble pour la République est monté au créneau contre les ambitions de réforme constitutionnelle affichées par le président Félix Tshisekedi. Dans une déclaration politique…
Kasaï-Central : la Société civile alerte sur la crise humanitaire à Luiza
Célestin Sakanga, membre de la Société civile de Luiza, l’un des territoires de la province du Kasaï Centrale a laerté l’opinion sur les tensions intercommunautaires qui rpévaut dans cette région. Selon ses déclarations, la perte tragique en vies humaines et les incendies dévastateurs qui ont ravagé de nombreuses habitations ne se sont pas accompagnés de la réponse adéquate des autorités compétentes, laissant la population dans un état de désespoir face à une montée de la violence et du chaos.
Les conflits qui secouent la région de Luiza sont variés et complexes, mais au cœur de cette crise se trouvent des différends qui opposent les villages de Ngonyi 1 et Ngonyi 2 dans le secteur de Bambaie. Ces tensions, nourries par des enjeux de terres et d’identité culturelle, se sont intensifiées ces derniers mois, exacerbant des rivalités historiques. Les habitants des deux villages, enracinés dans des traditions ancestrales et des fiertés culturelles, se retrouvent désormais à s’affronter sur des questions de propriété et d’utilisation des terres, générant une spirale de violences qui touche toutes les couches de la population.
Célestin Sakanga souligne également que cette situation ne se limite pas aux conflits communautaires. À Mpolesha, des luttes pour le contrôle des ressources ont émergé, exacerbant des tensions déjà présentes. La compétition pour les ressources naturelles est d’une intensité telle qu’elle menace d’apporter davantage de souffrances aux civils innocents, souvent pris au piège dans le feu croisé des intérêts divergents de différentes factions. Les tentatives de communication et de médiation se heurtent à une méfiance croissante entre les parties concernées, compromettant les chances d’un règlement pacifique.
Parallèlement, la situation à Lumpungu, dans le secteur de Kabelekese, est tout aussi préoccupante. Les conflits d’intérêts politiques y ajoutent une couche de complexité, certains dirigeants locaux profitant du climat de confusion pour renforcer leur pouvoir au détriment du bien-être communautaire. Sakanga dénonce une manipulation des tensions, incitant à la polarisation des groupes selon des lignes politiques, ce qui complique davantage la recherche de solutions durables. Dans ce contexte, l’indifférence des autorités nationales ne fait qu’aggraver la détresse des populations locales, souvent abandonnées à leur sort face à des violences répétées.
« Stop à la manipulation, stop aux conflits, stop à l’hypocrisie. Luiza se déchire et se perd en vies humaines, en biens de valeur, par des incendies des villages, conflits dans les secteurs de Bambaie et Kabelekese. Les villages se déchirent et il y a des troubles de circulation dans ces contrées. Aucune marche organisée à Luiza par aucune corporation, ni parti politique de la majorité, ni de l’opposition, ni marche de la société civile pour réclamer la paix, la justice et la réparation des victimes, c’est très décevant. Qui viendra marcher pour cette population de Mpolesha, de Lumpungu, de Ngonyi 1, de Ngonyi 2, de Mubinza et de Ntumba ? C’est une honte et une insulte pour la communauté Luiza. La communauté se vide de ses valeurs communes, de ses bonnes habitudes, de ses ressources humaines qui sont détruites par le fanatisme, par la manipulation, par le mensonge et les conflits d’intérêts politiques et d’identité culturelle, toujours, silence radio« , dénonce Célestin Sakanga.
Contactés à ce sujet, les membres des organismes de droits de l’Homme locaux indiquent que le cri d’alarme de Célestin Sakanga ne peut et ne doit pas être ignoré. La communauté internationale et les organismes humanitaires sont appelés à porter une attention urgente à la situation à Luiza. Les pertes humaines, accompagnées de la destruction de biens, ainsi que la détérioration du tissu social, sont des indicateurs alarmants d’une crise humanitaire en devenir. Une concertation immédiate doit être entreprise entre les autorités et les représentants des différentes communautés touchées, afin d’établir un dialogue inclusif et pacifique qui puisse préserver la dignité de chacun et éviter une escalade des violences.
Félix Mulumba Kalemba