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Journée internationale des droits des femmes, Esther Misheng : «J’encourage la femme à suivre des formations dans le secteur des assurances»
L’attention du monde entier se focalise chaque le 8 mars sur les droits des femmes. Considérée comme le pilier de la famille, la femme est un être aux sources inépuisables. Puissante, brave et courageuse, la femme a, durant ce mois, l’occasion de porter haut sa voix. Pour la circonstance, Forum des As a échangé avec Esther Misheng, Belge d’origine congolaise, experte dans le secteur des assurances, l’intervenante encourage la femme congolaise à se former dans ce secteur porteur de beaucoup d’opportunités. Cette année, le thème retenu sur le internationale est «Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme» et au niveau national «accroître les ressources nécessaires en faveur des femmes et des filles dans la paix pour un Congo paritaire».
Que représente pour vous la journée du 8 mars ou journée internationale des droits des femmes ?
La journée internationale des droits des femmes est une journée qui met en avant la femme au niveau international. Elle permet de reconnaître son rôle dans la société, ses droits et sa place dans la société en mettant un accent sur les inégalités par rapport aux hommes.
Le thème international du mois de la femme cette année est « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme » quel message pouvez-vous adresser aux femmes en rapport avec ce thème ?
A travers le thème de cette année, j’adresse un message premièrement aux autorités et deuxièmement aux femmes. J’invite les autorités politiques et économiques à investir dans la femme en mettant l’accent sur l’amélioration de l’éducation et les connaissances de base des femmes et des jeunes filles. L’accès des femmes au crédit et aux opportunités économiques. La femme étant le berceau de l’humanité et un acteur important dans le développement économique d’une nation. Et, j’exhorte les femmes à se former pour être à mesure de saisir et de gérer les opportunités qui se présentent à elles et de devenir de vraies leaders et modèles pour les autres femmes. La femme doit croire en elle et apprendre à collaborer avec les autres femmes.
Vous êtes initiatrice de CredAssur D’où vous est venus l’idée de créer, de mettre en place cette structure ?
L’origine de la mise en place de CredAssur vient d’abord du fait que je travaille dans le secteur financier en Belgique depuis 17 ans. D’origine congolaise, l’idée m’est venue de mettre mes compétences, mes connaissances au profit des entreprises congolaises dans le secteur financier. J’ai voulu partager ce que j’ai acquis avec les employés, les cadres du secteur. C’est ainsi que j’ai commencé par des formations dans le domaine des risques, d’audit et de gestion. C’est en accompagnant ces personnes que je me suis rendu compte que la problématique liée au crédit des petites et moyennes entreprises étaient un point sur lequel il fallait travailler. Les dirigeants de ces PME, pour la plupart, avaient un problème de formation ou incapacité de gestion. C’est là que m’est venue l’idée de mettre en place CredAssur Nord-Sud, qui est une ASBL qui accompagne le renforcement des capacités des dirigeants des PME pour garantir la pérennité des PME en RDC. Grosso modo, l’objectif de CredAssur premièrement, est de transmettre mon expérience acquise en Europe avec le secteur financier congolais, deuxièmement, garantir la pérennité des PME en RDC en leur donnant accès à des formations, à des connexions au niveau international pour permettre à ces dirigeants de mener leurs entreprises aux standards internationaux tenant compte aussi de la réalité locale. Troisièmement, mettre en place la Fondation CredAssur qui a pour mission d’accompagner l’autonomisation de la femme. Etant donné que la femme a un rôle important à jouer dans la société, ce projet de Fondation est surtout une structure pour être proche de cette femme quels que soient sa classe sociale, son niveau de formation pour lui donner une égalité de chance concernant l’accès à la formation, au financement. Par la suite, CredAssur a créé un forum économique international qui aborde différentes thématiques qui touche l’employabilité, le chômage, l’accès au financement et les investissements.
En RDC, le secteur des assurances n’est pas encore très développé. Que pouvez-vous dire aux jeunes en général et aux jeunes filles en particulier pour les encourager à embrasser ce secteur ?
Pour ce qui concerne le secteur des assurances, c’est vrai que pendant longtemps les assurances étaient sur le monopole d’une seule compagnie et depuis la libéralisation du secteur, il y a plusieurs compagnies, coursiers. Je demanderai aux femmes à l’occasion de cette célébration, de pouvoir s’investir dans le secteur des assurances qui est un domaine très porteur avec beaucoup d’opportunités surtout en RDC. C’est un secteur vierge. Pour celles qui sont en recherche d’emploi, elles peuvent se former dans les assurances à travers notamment le centre de formation CredAssur, pour avoir accès au métier. En RDC, il y a une carence de profil, de main-d’œuvre approprié pour accompagner le développement du secteur, les acteurs qui sont dans le besoin se tournent souvent vers l’extérieur, or en RDC, la main-d’œuvre ne manque pas, il suffit juste de se former. Aussi, j’encourage la femme à y aller, il y a plusieurs branches d’ailleurs, elle pourrait évoluer en tant qu’entrepreneur dans les assurances, soit en tant qu’agent général, soit courtier d’assurance ou aller travailler comme employé dans une compagnie d’assurance. C’est un domaine vaste et riche qui ne demande qu’à être découvert. Propos recueillis par Fyfy Solange TANGAMU