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Infrastructures : 1 000 engins prêts à embarquer pour la RDC, assure John Banza
L'engagement n'aura pas tardé à se matérialiser. Quelques semaines après avoir annoncé, lors d'une mission en Chine, l'acquisition d'un important lot d'engins destinés aux travaux publics, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, est venu constater, en Afrique du Sud, l'effectivité de la commande.
En visite à l'usine du constructeur Isuzu, basée à Port Elizabeth, le patron des ITP a supervisé la finalisation du déploiement, vers la RDC, de 1 000 engins en provenance de Chine, de l'Île Maurice et d'Afrique du Sud.
Le lot comprend 500 camions et 500 équipements de génie civil : camions-bennes, véhicules de remorquage, engins de dépannage et ateliers mobiles. Des outils lourds appelés à renforcer et accélérer les chantiers déjà ouverts à travers le pays.
ACCELERER LES CHANTIERS
Pour le ministre, cette opération marque une étape décisive dans la stratégie d'équipement de son secteur. "Les équipements commandés sont déjà arrivés ici. Ils sont en partance vers Kinshasa. Nous avons 500 camions et 500 différents types de véhicules de travaux de génie civil", a-t-il déclaré.
À l'en croire, " ce déploiement va propulser les différents travaux d'infrastructures amorcés" et " permettre de "doter nos régies de ces équipements de dernière génération". Il s'agit, a-t-il insisté, d'" accélérer le processus d'exportation vers notre pays " afin de rendre les interventions plus rapides et plus efficaces sur le terrain.
Le ministre n'a pas manqué de souligner la vision du Chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu'il décrit comme " concentré sur son œuvre de construction de notre pays ", ajoutant que " les actions engagées produisent aujourd'hui des effets concrets ".
TRAVAUX D'URGENCE
Au-delà des chiffres, l'enjeu est opérationnel. Ces engins doivent répondre immédiatement aux urgences liées aux travaux de lutte anti-érosive, au drainage et à l'assainissement, autant de défis qui pèsent sur les grandes agglomérations congolaises.
Dans un contexte où les interventions se font souvent dans des conditions difficiles, loin de tout confort logistique, ces équipements sont présentés comme "extrêmement utiles" pour optimiser la performance et améliorer le rendement des équipes techniques.
L'objectif est clair : soutenir les travaux d'envergure visant à renforcer la connectivité du pays et à sécuriser durablement les infrastructures routières.
REPARTITION STRATEGIQUE DES ENGINS
Les véhicules bleus ont été remis à l'Office des voiries et drainage (OVD), tandis que les engins jaunes ont été affectés à l'Office des routes (OR). Une répartition pensée en fonction des missions spécifiques de chaque régie.
Ont pris part à cette cérémonie, le secrétaire général aux ITP, le directeur de cabinet adjoint, les directeurs généraux de l'Agence congolaise des grands travaux (ACGT), de l'Office des routes, de l'Office des voiries et drainage, des représentants du Fonds national d'entretien routier, des conseillers et plusieurs députés nationaux.
Cette opération s'inscrit dans la dynamique impulsée par le gouvernement qui entend maintenir le cap sur la modernisation des infrastructures, levier central du développement économique et de l'intégration nationale.
Avec ces 1. 000 engins en partance pour Kinshasa, la promesse se transforme en convoi. Et, pour le secteur des infrastructures, en signal fort d'une montée en puissance attendue sur les chantiers du pays.
Jérémie ASOKO