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Quand Pifores est venu pour aider les communautés locales à reboiser leurs forêts qui n'existent plus et restaurer leurs savanes devenues désertiques, il n'y a pas meilleure opportunité pour…
SESSION D'INFORMATION CRAFOD, Luozi: quand Pifores aide les ruraux à refaire leur environnement détruit !
Quand Pifores est venu pour aider les communautés locales à reboiser leurs forêts qui n'existent plus et restaurer leurs savanes devenues désertiques, il n'y a pas meilleure opportunité pour saluer la bataille âpre gagnée par le Crafod qui a obtenu le Programme d'investissement pour la forêt et la restauration des savanes (Pifores). C'est ce travail que va mener ce projet dans les territoires de Luozi et Songololo, province du Kongo Central.
Au cours de la session d'information que le Crafod vient d'organiser au chef-lieu du territoire de Luozi, le mardi 1er septembre, l'assistant technique (AT) Jipsy Muanga, de l'antenne Pifores Songololo a expliqué brièvement et en appui à la présentation globale faite auparavant par son collègue de l'antenne de Luozi. Il a donc expliqué ce que c'est Pifores, ses objectifs, ses composantes, les bénéficiaires du projet, ses zones d'intervention, sa stratégie, etc.
Pifores est un projet placé sous la tutelle du Gouvernement via le ministère de l'Environnement et Développement durable (MEDD). Améliorer l'aménagement du territoire, la gestion des paysages forestiers et les moyens de subsistance des communautés locales dans des zones sélectionnées du territoire bénéficiaire, tels sont ses objectifs. Il s'agit ici des deux territoires : Luozi et Songololo gérés par le Crafod qui est l'agence locale d'exécution (ALE) dudit projet.
LE DÉVELOPPEMENT DE L'AGROFORESTERIE
La durée de Pifores est de quatre ans ( janvier 2026 à décembre 2026). Il comprend 5 composantes complémentaires pour des paysages durables et des communautés résilientes. A savoir : l'amélioration de l'aménagement du territoire pour la gestion des ressources naturelles dans les zones ciblées ; le développement de l'agroforesterie, des plantations forestières et de la foresterie communautaire pour la gestion durable des paysages : le développement de la chaîne de valeur durable pour l'énergie et la cuisson efficace ; les approches améliorées innovantes pour la mesure, le rapportage et la vérification (MRV) et le financement climatique basé sur les résultats, ainsi que la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation du projet.
Pifores intervient dans 7 provinces : Kinshasa, Kongo Central, Kwilu, Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental et Lomami.
BÉNÉFICIAIRES DU PROJET
Les comités locaux de développement (CLD) en sont les bénéficiaires. Ce sont des structures représentatives des communautés impliquées dans la planification, la mise en œuvre et le suivi des activités du projet. Il s'agit des communautés locales, des femmes rurales, des jeunes ruraux, des ménages agricoles, des groupes vulnérables.
Dans sa mise en œuvre, Pifores va permettre de planter 100 000 hectares de savanes appuyées et 1 250 000 hectares de savanes et forêts restaurées et conservées grâce aux mises en défens et aux CFCLs. In fine, ils seront 4, 5 millions de bénéficiaires directs et indirects.
Ce qui intéresse au plus haut point, les communautés ne vont pas travailler pour rien. Le projet accompagne les communautés pour préserver la forêt et être rémunérées pour les services écosystémiques rendus. C'est ce que le projet appelle PSE (paiement pour services écosystémiques).
Pifores apportera plusieurs appuis aux communautés locales. A savoir : le cadre institutionnel et contractuel, le renforcement des capacités techniques, l'appui en intrants et équipements, le mécanisme financier et transparence, la sensibilisation et communication, le développement des moyens de subsistance durables, l'inclusion sociale et équité.
BÉNÉFICE SUBSTANTIEL À TIRER DU PROJET
Au bout du compte, les communautés locales tireront un bénéfice substantiel : des ressources d'eau préservées, une biodiversité conservée, la rémunération et la résilience ainsi que le développement local durable et inclusif.
Ces communautés locales résilientes auront à exercer des activités durables qui auront un impact majeur sur leurs conditions de vie : l'agriculture vivrière, agroforesterie (acacia - manioc), l'arboriculture fruitière, l'élevage, la pisciculture et la pêche, la transformation agroalimentaire, la commercialisation, des activités génératrices de revenus.
De ces explications et d'autres interventions a découlé un débat nourri qui a démontré l'intérêt majeur que les participants ont tiré de cette session d'information.
DES ATTENTES DES PARTICIPANTS
Cette étape de questions et réponses a permis aux participants d'émettre leurs attentes. Ils ont désormais besoin de planter de arbres dont ils doivent tirer bénéfice et ceux qui prennent peu de temps avant de produire, comme des palmiers qui produisent après moins de 5 ans, des routes en bon état, seulement quelques secteurs qui sont concernés par ce projet car n'ayant pris en compte que les secteurs se trouvant sur la route nationale numéro 12 (RN12): Balari, un peu Kivunda,une bonne partie de Kimumba, une partie de Mongo Luala, un peu Mbanza Muembe, Kinkenge, Mpioka, Kimbanza, Mbanza Mona…
Les participants n'étant pas membres d'un CLD ont exprimé le vœu de planter des arbres en individuel. Un ressortissant du secteur de De la Kenge a déploré et dénoncé le fait que son secteur a toujours été victime d'exclusion, qu'il s'agisse des routes, des projets.
Des problèmes comme des dispositions à prendre pour protéger les sites où seront plantés les arbres, ainsi que dans les sites miniers où s'exploite l’or à Kinkenge car le déboisement est massif, le point Yambi
Sur le même registre, Palan Muyesukaka, de l'antenne de Luozi, a renchéri pour compléter son collègue. Il a notamment donné le nombre de CLD à structurer : 14 sur 15 attendus, 490 ménages déjà regroupés en CLD, sur l'état d'avancement de production de sachets. Le projet a favorisé la création d'emplois :42 agents dont 37 hommes et 5 femmes pour un projet vieux de 3 mois car lancé le 22 juin 2026. La faible représentation de femmes est l'un des problèmes qu'il a relevés.
Kléber KUNGU
De notre envoyé spécial à Luozi